part d
’une façon décisive, dont on n’a encore aucune preuve de l’existence, dont l’on peut tout juste prétendre considérer comme des indices certains points d’eau situés dans le Carbonifère et certaines sources très timides qui se rencontrent au contact des Pays pré-tassiliens et de l’Enceinte tassilienne, contre les Grès supérieurs des Tassilis, lorsqu’ils se dressent pour former les bombements ou plateaux de l’Enceinte tassilienne, tels que Aïne Ksob, Aïne Redjem, Tanelak, Tazzait, etc.
Et en admettant que ces points d’eaux et sources soient en relation avec des eaux artésiennes en pression dans et sous les formations des Pays pré-tassiliens, dans la région de Temassinin ces eaux ne pourraient être rencontrées qu’à une grande profondeur, et on ne peut conseiller la recherche d’eaux encore hypothétiques à cette profondeur. Il faudrait qu’il n’y en ait pas d’autres à envisager, ce qui n’est pas le cas, ou que l’on tienne à s’édifier sur les ressources en eau de ces formations primaires.
Si l’on peut perdre quelque argent pour s’édifier à ce sujet, l’on pourra pousser le premier sondage très profond (300 m.). Quant aux autres sondages, naturellement il conviendra toujours — à moins que le premier sondage n’ait révélé du nouveau — de les arrêter aux formations primaires, car la recherche jusqu’à ces formations est seule conseillée par la réalité.
On devra, dans le choix des emplacements de sondages, choisir de préférence, à chance égale, les emplacements les plus près de la voie ferrée.
Au total, pour la Centrale d’eau de la dépression Sud-Tinghert, comme eaux artésiennes :
1º On peut compter sur un débit assez sérieux déjà existant à la Zaouia de Sidi Moussa à Temassinin et que l’on pourrait amener par conduite jusqu’à la voie ferrée ;
2º On peut espérer légitimement, par une campagne de sondages méthodiques, faire jaillir d’autres eaux artésiennes.
Dans la dépression Sud-Tinghert, et en étant plutôt pessimiste (car j’ai été volontairement plutôt pessimiste), on peut espérer que la profondeur des sondages n’aura pas à dépasser 100 mètres.
_b)_ EAUX NON ARTÉSIENNES.
En plus de ces eaux artésiennes, il convient d’indiquer qu’il existe un puits à Fort Flatters, d’une profondeur, à mon lointain souvenir, d’environ 80 mètres, fournissant une excellente eau potable.
On peut compter sur le succès certain de puits du même ordre de profondeur dans la dépression Sud-Tinghert et, en raison de l’existence de puits beaucoup moins profonds (Tab-Tab), il est très fondé de l’espérer à une profondeur beaucoup moindre, tout en étant plutôt pessimiste, comme je m’en fais un devoir dans cette étude, afin de ne pas exposer à des désillusions.
L’emplacement exact en devrait être désigné autant que possible par un géologue.
_c)_ CONCLUSIONS.
On voit que les ressources en eaux, dont pourrait disposer la Centrale d’eau de la dépression Sud-Tinghert, sont très satisfaisantes, soit par les éléments déjà existants, soit par ceux que l’on est en droit d’espérer.
_d)_ RECHERCHES D’EAU DANS LE GASSI TOUIL.
Cette eau pourra être refoulée sur une hauteur de la Hamada de Tinghert pour alimenter par gravité la voie du Gassi Touil, car au Nord de Tanezrouft, dont l’étude suit, l’étude des puits existants, d’ailleurs rares et souvent morts[19], n’encourage pas beaucoup à faire des recherches d’eau dans ces régions. Elles ne donneraient probablement, vers 80 ou 100 mètres seulement semble-t-il, que des eaux très mauvaises, non artésiennes, peut-être peu abondantes et dont on ne peut affirmer qu’elles dureraient longtemps, et au delà, si elles parvenaient à des eaux artésiennes, ce qui serait sans précédent dans la région, ces recherches n’obtiendraient vraisemblablement ce succès qu’à une profondeur difficile à estimer en l’absence de précédents, mais que l’on ne peut guère espérer, je crois, devoir être inférieure à 200 mètres (profondeur à laquelle on peut espérer rencontrer les argiles à niveaux sableux de la base du Cénomanien), si l’on ne veut pas se bercer d’espoirs trop optimistes et s’exposer avec de grandes probabilités à des déceptions douloureuses.
_e)_ POINT D’EAU ACCESSOIRE DE TANEZROUFT.
Dans la Hamada de Tinghert, au Nord de la dépression Sud-Tinghert dans laquelle il me paraît indiqué de placer une « Centrale d’eau » en raison de la qualité, de l’abondance et, pour une part, du caractère jaillissant des eaux existantes et éventuelles, je dois attirer l’attention sur le point d’eau de Tanezrouft qui serait sur le tracé même de la voie telle qu’on me l’a indiquée.
Là, à une faible profondeur (2 ou 3-4 m. au maximum), on trouve, d’après mes renseignements indigènes[20], de l’eau dans une certaine abondance, mais extrêmement chargée en sels calcaires, magnésiens et sodiques, impropre à l’alimentation et inutilisable pour les chaudières sans distillation préalable (eau analogue à celle d’El-Biodt probablement, et sans doute apparentée à celles des puits du Gassi Touil qui proviendraient du même niveau aquifère). Cette eau pourrait provenir en