CHAPITRE XIV
Les défaillances de la France.
TRADITIONS, INTÉRÊTS ET SECRETS
Agitation stérile de la politique française au dix-huitième siècle, p. 454.--Les traditions de la diplomatie française: haine de l’Autriche; théorie classique des frontières naturelles condamnée par la situation nouvelle de la maison d’Autriche et de l’Europe, p. 455 à 457.--Le péril anglais pour la France et ses colonies, p. 458.--Contradictions de la politique française, intrigues de la cour, indifférence de la royauté, p. 459.--Modération de Louis XIV après Ryswick, intrigues de cour au temps de la succession d’Espagne: les traités de partage, le testament, p. 460.--Les Secrets du dauphin, du duc d’Orléans, du prince de Conti, p. 460 et 461.--Désastres de la succession d’Espagne: efforts de Louis XIV; la France sauvée par un hasard, p. 461.--Louis XIV, instruit par ses épreuves, modifie sa politique et se rapproche de l’Autriche, p. 462.--Il meurt: disputes entre les princes pour la régence et la succession de France, p. 463.--Intérêts et entreprises du duc d’Orléans: l’abbé Dubois, Stanhope et le pacte de Hanovre (1716), p. 464.--La quadruple alliance, la France dans la Méditerranée et le Nord de 1718 à 1720, p. 465.--Le Secret du Régent, ses protestations pacifiques, ses entreprises contre l’Espagne: conséquences pour la France, p. 466 à 468.--Le Secret se transforme, en 1720, entre les mains de Dubois, par crainte d’un réveil de l’opinion publique, p. 468 et 469.--L’abbé Dubois, les Farnèse et la cour d’Espagne, p. 470.--La lutte traditionnelle contre les Habsbourg, le pacte de Madrid; triomphe de Dubois et du Régent, p. 470 à 472.--L’affaire d’Ostende et les successions italiennes, p. 472 et 473.--La guerre évitée par la mort du Régent, p. 473.--Le ministère du duc de Bourbon: son œuvre négative et son Secret, p. 474.--Renvoi de l’infante. Traités de Vienne et Hanovre (1725): alliance anglaise, guerre à l’Autriche et à l’Espagne, p. 474 et 475.--Fleury, ses rapports avec le roi, avec les partis de la cour, p. 476.--Politique pacifique du Cardinal: mission de Richelieu à Vienne (1727), p. 477.--Fleury désarme l’Autriche, l’Angleterre et l’Espagne, p. 478.--Préliminaires de Paris; congrès de Cambrai, p. 478.--Manœuvres de Chauvelin et de l’Espagne: le traité du Pardo et ses suites; pacte de Séville, p. 479.--Fin de l’affaire d’Ostende: deuxième traité de Vienne, p. 480.--Succession de Pologne: le beau-père du roi. Traditions et loyalisme, p. 481.--Chauvelin et la guerre aux Habsbourg, p. 482.--Fleury la fait, la circonscrit et la limite, p. 482 à 484.--Troisième traité de Vienne: la France et l’Autriche unies contre l’Angleterre, p. 484 à 486.--Renaissance commerciale de la France et de l’Espagne, p. 486.--Inquiétudes des Anglais: ils provoquent l’Espagne. La France et Fleury prennent parti pour elle, p. 487 et 488.--La succession d’Autriche détourne la cour de la guerre maritime, puis le roi lui-même; p. 488 à 490.--Le Secret de Belle-Isle, de Chauvelin, du roi: guerre d’Allemagne, p. 490 et 491.--Résistance de Fleury; son impuissance, p. 492.--Succès de Belle-Isle, enthousiasme des Français, p. 492.--Prudence de Fleury: il s’efforce de limiter la guerre, p. 493.--Ses dernières démarches à Vienne, ses échecs, sa mort, p. 494 à 496.--La tradition, les intrigues de Mme de Châteauroux, de Tencin, de Maurepas, de Noailles à Versailles, p. 496 et 497.--Dettingen (1743): la France envahie, p. 497.--D’Argenson: son système et incohérence de ce système, p. 498 et 499.--Conquêtes en Flandre, désastres aux colonies, p. 499.--Puysieulx succède à d’Argenson: son incapacité, p. 500 et 501.--Paix d’Aix-la-Chapelle stérile: abandon des colonies, p. 501 et 502.--Impuissance des ministres: le Secret du roi et de Conti, p. 502 et 503.--Intérêts de la France et politique du roi en Orient (1746-1752), p. 504 et 505.--Le Secret de la Dauphine: projets de la maison de Saxe, servis par elle, p. 506 et 507.--Le Secret de la Pompadour; l’abbé de Bernis et la Saxe, p. 507.--Négociations du comte de Broglie: alliance franco-saxonne (1755), p. 508.--Kaunitz, Bernis et l’alliance franco-autrichienne (sept. 1755), p. 509.--Illusions et ignorance de Bernis, p. 510.--Dangers de Frédéric II: traité de Westminster, p. 511.--Invasion de la Saxe: guerre générale p. 511.--La France s’y engage avec l’espoir de ruiner la Prusse et de vaincre les Anglais, p. 512.--Ses déceptions; insuffisance de ses armées, p. 512.--Aveux, regrets et desseins pacifiques de Bernis, p. 513 et 514.--Il est remplacé par Choiseul, partisan de la guerre, p. 515.--Desseins de Choiseul exposés par lui-même: deuxième traité de Versailles (1758); guerre aux Anglais, p. 516 et 517.--Désastres de 1759 et 1760, p. 518.--Choiseul négocie la paix par la médiation des Russes: le Secret du roi empêche son succès, p. 519 et 520.--Le Secret compromet la Pologne en voulant la sauver, p. 521.--Choiseul frappe les agents du Secret et ne peut le ruiner, p. 522.--Ses derniers efforts dans la guerre: Pacte de famille; paix de Paris (1761-1763), p. 522 et 523.--Desseins de Choiseul après la guerre: il prépare, par la paix du continent, une entreprise contre les Anglais, p. 524.--Le Secret du roi la compromet encore en achevant de perdre la Pologne, p. 525 et 526.--La Du Barry perd Choiseul: impuissance de d’Aiguillon, p. 527.--Louis XVI et Vergennes: origine et desseins de Vergennes, p. 528 et 529.--La guerre d’Amérique et ses résultats, p. 530 et 531.--La paix de Versailles et les affaires d’Orient, p. 531 et 532.--Politique de Vergennes en Flandre, en Allemagne et en Orient: il résiste aux traditions de la vieille France et aux intrigues de la jeune cour, au Secret de la reine, p. 533 et 534.
RÉSUMÉ ET CONCLUSION
Les États et les grandes questions politiques en 1789.
I. L’EUROPE CENTRALE.
La Prusse est le type de l’État au dix-huitième siècle, p. 536.--Formation de l’État prussien, p. 536.--La Réforme et l’État prussien, p. 537 et 538.--Nature et politique de l’État prussien, p. 538.--La philosophie et l’État en Prusse, au dix-huitième siècle, p. 539.--Le roi Frédéric-Guillaume II, p. 539.--L’État autrichien reconstitué sur le modèle de l’État prussien, p. 539 et 540.--Agrandissements de l’Autriche en Orient, p. 540.--La Réforme et l’État autrichien, p. 540.--Les traditions du moyen âge en Autriche après la Réforme, p. 541.--Nature de l’État autrichien, p. 541 et 542.--La philosophie et l’État autrichien au dix-huitième siècle, p. 543.--La question de l’unité germanique, p. 543 et 544.--L’empire germanique depuis Maximilien Ier; la Réforme, p. 544.--Les États allemands au dix-huitième siècle, p. 544 et 545.--La philosophie et les princes allemands, p. 545.--La Prusse, l’Autriche et la patrie allemande au dix-huitième siècle, p. 545 et 546.--Le patriotisme allemand et la littérature nationale à la cour de Weimar, p. 546.--Le patriotisme en Prusse et en Autriche, p. 547.--L’unité germanique en 1789, p. 547.
II. L’ANGLETERRE ET LES PUISSANCES MARITIMES: LA QUESTION COLONIALE.
Formation de l’empire anglais, p. 548.--Nature de l’empire anglais, p. 549.--L’État anglais et la nation anglaise, p. 549 et 550.--Le parti national et Pitt, p. 550.--L’État anglais et les colonies, p. 550.--L’Angleterre et les puissances maritimes, p. 551 et 552.--Renaissance de l’Espagne, p. 552.--L’État, la royauté et la nation espagnoles, p. 553 et 554.--L’Espagne et ses colonies, p. 554.--L’État hollandais, p. 555.--La Hollande et ses colonies, p. 556.--Le Portugal et ses colonies, p. 557 et 558.--L’Italie, la Savoie et le patriotisme italien en 1789, p. 559 à 561.--La question coloniale et maritime, p. 561 et 562.
III. LA RUSSIE ET LA QUESTION D’ORIENT AU DIX-HUITIÈME SIÈCLE.
La Russie se rapproche de l’Europe centrale, p. 562.--Formation de l’État russe, p. 563.--Extension de l’État russe au dix-huitième siècle, p. 563 à 565.--La colonisation russe, p. 565 et 566.--Nature de l’État russe, p. 566.--La religion grecque et l’État russe, p. 567.--La Russie et les idées modernes au dix-huitième siècle, p. 568.--La question d’Orient, p. 568.--La Pologne n’est pas un État, p. 569.--Premier démembrement de la Pologne, p. 569.--La triple alliance: les puissances copartageantes, p. 570.--La Pologne en 1789, p. 571.--La Turquie n’a pas d’unité géographique: région des Balkans, routes d’Asie et d’Afrique, Suez, Hellespont, Grèce et mer Égée, p. 570 à 572.--La Turquie n’est pas un État: projets de démembrement de l’empire turc, p. 572.--La quadruple alliance des puissances partageantes, p. 572 et 573.--Les États scandinaves n’ont pas d’unité géographique, p. 573.--Ils ne forment pas un État, p. 574.--Partage des États scandinaves, p. 574.--La question d’Orient en 1789, p. 575.
IV. LA FRANCE ET L’EUROPE EN 1789.
État de l’Europe, p. 576.--La France et l’Allemagne, p. 577.--La France et l’Orient, p. 578 et 579.--La France, sa politique coloniale et maritime, p. 579 et 580.--Contradictions de la politique française au dernier siècle, p. 580 et 581.--Les fautes de la royauté, p. 581 et 582.
V. LA FRANCE DE RICHELIEU ET LA FRANCE DE 1789.
Conclusion, p. 582 à 593.
SAINT-CLOUD.--IMPRIMERIE BELIN FRÈRES.
Notes du transcripteur
Les variantes orthographique (par exemple: Azoff, Azov, Azow) ont été laissées conformément à l’original.