Chapter 42 of 70 · 164 words · ~1 min read

XLV.

L’ordre des plaisirs est du distique au quatrain, du quatrain au sonnet, du sonnet à la ballade, de la ballade à l’ode, de l’ode à la cantate, de la cantate au dithyrambe. Le mari qui commence par le dithyrambe est un sot.

Chaque nuit doit avoir son menu.

Le mariage doit incessamment combattre un monstre qui dévore tout: l’habitude.

Si un homme ne sait pas distinguer la différence des plaisirs de deux nuits consécutives, il s’est marié trop tôt.

Il est plus facile d’être amant que mari, par la raison qu’il est plus difficile d’avoir de l’esprit tous les jours que de dire de jolies choses de temps en temps.

Un mari ne doit jamais s’endormir le premier ni se réveiller le dernier.

L’homme qui entre dans le cabinet de toilette de sa femme est philosophe ou un imbécile.

Le mari qui ne laisse rien à désirer est un homme perdu.

La femme mariée est un esclave qu’il faut savoir mettre sur un trône.