Part 5
La mer m’a versé son breuvage Son lait, salé d’un sel amer; Et j’ai grandi comme un sauvage Sur le sein libre de la mer.
La mer, de ses rudes caresses, A pétri mon cœur et ma chair; Ce sont de farouches tendresses Que les tendresses de la mer.
La mer m’a chanté l’aventure, L’espace, la vie au grand air. Je suis un oiseau de mâture, Un goëland, fils de la mer!
Et si, dans ma chanson bretonne, Un souffle passe, large et fier, C’est qu’en moi gémit, hurle et tonne L’âme innombrable de la mer.
Sône
Vous n’étiez qu’une enfant lorsque je vous connus, O ma jeune amour ignorée. Vous n’étiez qu’une enfant, et vous marchiez pieds nus, Dans votre robe déchirée.
Vous aviez des yeux bleus et de longs cheveux bruns Qui, rebelles, rompaient leurs tresses, Tant les grands souffles fous, tant les libres embruns Les avaient grisés de caresses.
Vos cheveux étaient bruns, et vos pieds étaient blancs, Tout le jour lustrés par les ondes; Votre jupe, nouée autour de vos deux flancs, Laissait voir vos deux jambes rondes.
Le parfum qui sortait de vous était amer Comme l’odeur qui vient des plages; Et vous aviez en vous la santé de la mer, O pêcheuse de coquillages!
Je n’étais qu’un enfant... Maintenant, je suis vieux; On vieillit vite loin des grèves! D’où vient que j’ai, ce soir, vu se rouvrir vos yeux Dans le ciel de mes anciens rêves?
Est-ce un pressentiment qu’il faudrait revenir? Que le son des cloches m’appelle? Que vous avez gardé mon profond souvenir, Et que vous êtes toujours belle?
Mais non! les angélus, au fond des soirs brumeux, Se taisent pour l’exilé triste. Les champs m’ont oublié, vous avez fait comme eux. Vous ne savez plus si j’existe.
Puis, vous êtes allée aux pardons d’alentour, Où vous avez dansé sans doute; Et, quelque beau danseur vous guettant au retour, Vous avez fait à deux la route.
Le sentier, trop étroit, passe au milieu des blés: On marche tout près l’un de l’autre, Et, lui, s’est enhardi devant vos yeux troublés Jusqu’à prendre en sa main la vôtre.
C’est pourquoi vous bercez à cette heure un enfant... Fasse le bon Dieu qu’il prospère! Qu’il pousse, comme vous, dans l’âpreté du vent Et soit marin comme son père!
Chanson blanche
On a mis entre ses doigts La fleur pâle, la fleur blanche, Qu’à sa robe du dimanche Elle épinglait autrefois.
Et le cierge blanc qui brille Avive encor la pâleur De la blanche et pâle fleur, De la pâle et blanche fille.
Et les longs rideaux tremblants, Dès qu’on entr’ouvre la porte, Sur la fleur et sur la morte Font neiger leurs flocons blancs.
Très loin, au ras de la dune, A l’horizon d’argent clair, Comme un goëland dans l’air, Blanchit l’aile de la lune;
Et, par les chemins pâlis, Avec l’aube qui se lève, Par les blancs chemins de grève, S’avancent les blancs surplis...
Mais c’est quand le cercueil penche Sur le bord du grand trou noir, Que l’on aimerait à voir Resplendir la porte blanche.
Rumengol
A Léon Marillier.
C’est un bruit murmurant d’oraisons qu’on fredonne. Des gens passent, pieds nus, qui viennent de très loin, Qui viennent des confins de la terre bretonne Fêter à Rumengol Notre-Dame de Juin.
L’âme de la lumière au firmament surnage, Comme si, dans la nuit, la douce nuit d’été, Le pays de prière et de pèlerinage Devait rester vêtu de candide clarté.
L’ombre, comme une mer, s’élargit et s’épanche; Elle a déjà noyé les hauteurs d’alentour, Mais la colline sainte est comme une île blanche Que baigne un jour d’ailleurs, un indicible jour.
Un angélus discret, par la campagne éteinte, Guide les laboureurs, les pâtres, les marins, Et le ciel s’attendrit à cette voix qui tinte, Et les nuages même ont l’air de pèlerins.
* * * * *
Sous l’if du cimetière, un mendiant épique, Un barde primitif, un sauvage inspiré Se lève, et dépouillant sa veste en peau de bique, Hurle au vent de la nuit le cantique sacré.
«Qu’il vienne à Rumengol, quiconque a besoin d’aide! Une source divine a jailli hors du sol. Le lys immaculé, la fleur de Tout-Remède, Notre-Dame de Juin fleurit à Rumengol!»
Il dit. Sur les tombeaux des foules sont assises, Coiffes de chanvre bis, feutres aux larges bords; Et l’on ne sait, à voir ces formes indécises, Si ce sont des vivants ou si ce sont des morts.
Au loin, les prés sont clairs, étoilés par les tentes Où des feux de bergers veillent sur les dormeurs. La nuit monte, éployant ses ailes palpitantes; Le sonore silence est peuplé de rumeurs.
Bêtes et gens, ce soir, ruminent côte à côte; Leur rêve fraternise au même lit herbeux. Quand les hommes ont dit la prière, à voix haute, Par de longs meuglements ont répondu les bœufs.
* * * * *
A l’entour de l’église, aux lueurs d’une torche, Des ombres à genoux accomplissent un vœu. Le chanteur de chansons, allongé sous le porche, A l’air noble d’un mort sculpté dans un enfeu.
Des corps, des corps en tas, sont vautrés sur les dalles; Leur sommeil susurrant semble prier encor, Et leur haleine fume, à d’égaux intervalles, Comme un encens humain devant la Vierge d’or.
Du haut de son pilier, la Vierge guérisseuse, La fleur de Rumengol sourit, les yeux noyés, Et chantonne on ne sait quelle exquise berceuse A ce grand peuple enfant qui sommeille à ses pieds.
Chaume d’Islandais
Me am eus clewet er Porz-Gwenn Canan clemmuz eur ganaouenn[11].
[11] J’ai entendu, à Port-Blanc, Chanter plaintive une chanson.
Fille d’Islandais, ô ma femme, L’entends-tu qui geint au dehors, L’entends-tu qui geint et qui brame, La mer sans cœur, la mer sans âme, Pour qui tant des nôtres sont morts?
En ce logis du bord des grèves, Sous ce chaume, dans ce lit clos, Nous refaisons les anciens rêves Qu’en leurs haltes, leurs haltes brèves Y songèrent des matelots.
Autour de la grise chaumine Leur pas sonne comme autrefois, Par les sentiers leur pas chemine, Et la mer lasse, qui rumine, Laisse vers nous monter leurs voix.
Femme, pendant que tu reposes Au lit de leurs vieilles amours, N’entends-tu pas leurs lèvres closes Nous crier les suprêmes choses Qu’ils n’ont pu dire qu’aux flots sourds.
J’ai souvenance de leurs lettres. Mon père autrefois me les lut. On eût dit des sermons de prêtres, Rédigés par des quartiers-maîtres... Pour signature, au bas, «Salut!»
Ce salut envoyé du Pôle, Une bouteille l’apportait. Mon père, doux maître d’école, Traduisait la triste épistole Aux veuves... Et la mer chantait!
Symbole
Dans un paysage de mer Où, seule, quelque vache rousse Va paissant un pâtis amer D’ajonc ras que le vent rebrousse;
Sur un dos de morne pelé, Sous un ciel tissé de bruine, Gît le cadavre désolé D’une vieille église en ruine.
Un temps fut, c’était un rocher... Vint en son auge un saint d’Irlande, Et, du roc brut, un fin clocher Poussa, comme une fleur de lande.
Et quand il eut fleuri dans l’air, On vit--abeille familière-- Une cloche, en robe d’or clair, Se poser sur la fleur de pierre.
Longtemps, son magique fredon Berça la mer et la montagne; Et jamais cloche de pardon N’eut douceur pareille en Bretagne.
Du vieux saint le nom s’est perdu. L’herbe a poussé sur sa mémoire, L’herbe d’oubli qu’au Ménez-Du Paît quelque vache rousse ou noire.
L’église morte, en s’affaissant, A repris sa forme de roche; Mais, au cœur du clocher absent, Vibre encor l’âme de la cloche.
Dans le paysage de mer, Quand, à coups légers elle tinte, On voit, sous sa robe d’or clair, S’illuminer l’église éteinte.
Après Vêpres
Quand les belles hymnes latines, Avec l’encens des encensoirs, Sur l’aile des voix enfantines Montent, dans la splendeur des soirs,
Les vitraux rouges, où flamboie La braise du soleil couchant, Éclatent d’une immense joie Qui vibre et chante avec le chant;
Et les vierges, têtes baissées Sur les mystérieux missels, Sentent s’ouvrir dans leurs pensées L’infini lointain des grands ciels.
Triste et souriant, sur leurs âmes, Se penche le mystique époux, Le seul Dieu qu’aient aimé les femmes, Le Dieu pâle, pensif et doux.
Triste et consolant, il se penche!... Dans l’ombre qui va grandissant, On voit sourdre sur sa chair blanche Un pleur secret, un pleur de sang.
Et, quand l’église s’est éteinte, Ses bras cloués restent ouverts Pour l’ardente et sublime étreinte Dont il embrasse l’univers.
Nos morts
A Gabriel Monod.
A quoi bon dire les vivants, Puisque nous sommes ceux qui meurent? Oh! la triste chanson des vents!... Où vont les morts que nos yeux pleurent?
Nul, en ce voyage qu’ils font, Ne marche près d’eux côte à côte: Le sol de la terre est profond, Et la voûte des cieux est haute!
Le fossoyeur creuse le trou; Sur le cercueil la terre tombe. Le prêtre, dit-on, sait par où Le mort s’affranchit de la tombe.
O mes morts, ô mes morts aimés, Si pourtant vos yeux sous la terre Devaient toujours rester fermés Et vos lèvres toujours se taire!...
Mais non, vous êtes parmi nous, C’est vous qu’on voit,--âmes fanées,-- Qu’on voit s’accroupir à genoux Dans les maisons abandonnées.
Nous vous nommons de noms divers, Vous peuplez le temps et l’espace, Vous êtes l’odeur des foins verts Et le sanglot du vent qui passe.
Quand les vivants, hommes de bruit, Ont clos leurs yeux sur leur journée, Vous vous levez avec la nuit Pour quelque tâche interminée.
La lune, veilleuse des morts, Au plafond du ciel se balance. Sous vos chapeaux à larges bords, Vous peinez, hommes du silence.
Des passants vous ont reconnus, Des passants tardifs, à la brune, Ont vu pleurer sur vos pieds nus Les larmes blanches de la lune!
Vous êtes ceux qu’on n’entend pas, La muette chanson des choses, Et l’on se prend à parler bas, Quand vous frôlez les portes closes.
Rêve
Je rêvais qu’après une course, A genoux, dans un bois profond, Je me penchais sur une source: Des étoiles tremblaient au fond.
J’avais soif, et je voulus boire; Une aile d’oiseau me frôla; La source devint toute noire Et l’oiseau me dit: «Pas cela!
«Respecte ces ondes sacrées. Car cette eau qui coule à pleins bords Est faite des larmes pleurées Par le regret vivant des morts.
«N’apprends pas, avant qu’il soit l’heure, Et que tes jours soient révolus, Ce que cherche encore et que pleure L’œil clos de ceux qui ne sont plus.
«Aime la vie! aime les voiles Qu’elle tend de la terre aux cieux Songe qu’en cette eau ces étoiles Souffrent de n’être plus des yeux.»
* * * * *
Je m’éveillai. Les grandes herbes Bruissaient sous les noisetiers... Des filles aux hanches superbes Passaient, graves, dans les sentiers.
Sous le faix des amours mortelles, Elles passaient, les reins pliés; Je me découvris devant elles Et leur criai: Multipliez!...
Le chant des nuages
Breton, je chante les nuages, Aventuriers du ciel profond. Leur mer est la mer sans rivages; Sans atterrir jamais, ils vont!
Jadis, mes nomades pensées Rêvaient de monter à leur bord, Pour ces divines traversées Qu’on fait peut-être après la mort.
A les voir voguer dans l’espace, On dirait qu’indéfiniment C’est l’escadre de Dieu qui passe Tout au large du firmament.
Ils ont pour fanaux les étoiles. Le soir descendu, le jour clos, On entend chanter dans leurs voiles De mystérieux matelots...
* * * * *
Parfois aussi, formes étranges D’un monde ailé qui toujours fuit, Ils semblent un chœur de beaux anges Agenouillés devant la nuit.
Ils doivent connaître des psaumes Qui font s’entr’ouvrir à leurs pas Les Cités d’en haut, les Royaumes Où nos cœurs aspirent d’en bas.
Et, comme un temple de silence, Le ciel s’agrandit dans le soir; Et la lune au vent se balance Avec des lenteurs d’encensoir.
* * * * *
Cœurs changeants, épris de voyages, Les Bretons, ce peuple banni, Se sont faits, comme leurs nuages, Les pèlerins de l’Infini.
Le chapelet d’angoisse
Quand vient la Passion, de paroisse en paroisse Des vieilles vont, disant le «chapelet d’angoisse»; Et l’on entend leurs voix qui clament sur le seuil: «Jésus est mort, pleurez! C’est la nuit du grand deuil!» Et les galants, assis dans l’ombre, près des filles, S’arrêtent d’aiguiser le tranchant des faucilles, Ne s’inquiètent plus si les trèfles sont mûrs, Et restent sans parler, les yeux fixés aux murs. Les Ménez noirs, au loin, dans leurs formes sévères, Semblent des golgothas hérissés de calvaires.
Le chapelet s’égrène et, dizain par dizain, A travers le pays sonne comme un tocsin. Il fait fondre les cœurs en fontaines de larmes, Et voici ce qu’il va tintant, ce «glas d’alarmes».
* * * * *
«C’est la saison nouvelle, et c’est le printemps bleu, C’est le printemps humain né de la mort d’un Dieu!
Nous venons dire qu’il est l’heure, L’heure où tout chrétien prie et pleure!
«Au mont des Oliviers un calice descend, Et le calice est plein d’une liqueur de sang
Et jusqu’à la dernière goutte, Jésus a dû la boire toute!
«Voici, par les sentiers, que montent les soldats Et que vient, derrière eux, le baiser de Judas.
Et, dans ce baiser de l’infâme, Jésus épand toute son âme.
«Sur le triste Ménez, comme un pauvre animal, Jésus grimpe, roué de coups qui lui font mal.
Jésus, humble bête de somme, Porte à Dieu les péchés de l’homme.
«Et son faix est si lourd qu’il tombe par trois fois, Et c’est depuis ce temps qu’il saigne sur les croix.
La Vierge dit: «C’est joie amère, O Bretonnes, que d’être mère!»...
Le temps des Saintes
Au temps où les Saintes vivaient, O ma sœurette, elles avaient Ton pauvre petit corps plein d’âme; Et, dans leurs yeux comme en tes yeux, Rayonnaient d’une double flamme Toutes les étoiles des cieux.
En ce temps, leurs larmes divines, Comme les sources des ravines, Abreuvaient les cœurs desséchés... Ces pleurs, qui fécondaient les pierres, Ces pleurs, qui lavaient les péchés, Toujours tremblent à tes paupières!
Et, tant que tes yeux pleureront, Tant que tes lèvres souriront, Je croirai que, dans les cieux calmes, S’ouvre un magique paradis Où circulent avec des palmes Les belles Saintes de jadis.
La Chanson de notre «Reine Anne»
Pedit ar Santès Anna Vad, Hac ho pezo zur ho mennad[12].
[12] Priez Sainte Anne-la-Bonne, Et sûrement votre vœu sera exaucé.
Nous vous avons appelée Anne. Plus grande, je vous conterai Combien douce, au pays de Vanne, Fleurit Anne, la fleur d’Auray.
Quand vous serez encor plus grande, En Juillet, au temps du ciel bleu, Nous vous mènerons par la lande A la grand’mère du bon Dieu.
Et vous verrez vers sa filleule La vieille Sainte Anne venir, Et sur vous ses doigts fins d’aïeule Se poseront pour vous bénir.
Par la vertu d’Anne-la-Bonne, Vous serez dans votre maison La fleur d’ajonc, la fleur bretonne, Qui fleurit en toute saison.
Si nous dormons alors sous terre, Où s’appuyèrent nos genoux, A Sainte-Anne, au pays austère, Priez en souvenir de nous...
* * * * *
Nous vous avons appelée Anne. Vous avez les yeux fins et beaux, Comme la reine-paysanne, Comme la «Duchesse en sabots».
Comme elle, d’une amour profonde, Aimez la terre des aïeux! Il n’en est pas une autre au monde Plus digne d’enchanter vos yeux.
La Bretagne, hélas! roule et tangue Comme un navire avarié! Priez pour elle, dans la langue Où pour vous nous avons prié.
Et, quand vous irez, déjà femme, Mûre pour les doux abandons, Avec l’épousé de votre âme, Le long des chemins de pardons,
Laissez la fougère embaumée Vous dire dans les chemins verts: «Votre mère ici fut aimée; Votre père ici fit ces vers!
«Il les fit en parler de France Mais son cœur fut breton toujours; Bretonne aussi son espérance; Bretonnes surtout ses amours!»
Enfant, Dieu vous donne de vivre Pure de cœur, grave d’esprit!... Ce mot, le dernier de ce livre, C’est votre mère qui l’écrit.
FIN
TABLE
AU SEUIL D’UN LIVRE 1 FANEUSES DE GOËMONS 6 LA SOURCE ENCHANTÉE 9 TERRE D’ARMOR 10 LES ÉPAVES 13 LA CITÉ DOLENTE 17 LES MOUETTES 18 NUIT INSULAIRE 25 CHANSON DE MARCHE 26 ENTRE PLOMEUR ET PLOVAN 28 LA CHANSON DES CHÊNES 30 EN MAI 33 LA CHANSON DU VENT DE MER 36 A PAIMPOL 38 EXTRAIT D’UN POÈME DE VACANCES 43 TRÉGUÊR 44 SAINT-YVES 46 ÉVOCATIONS 48 A QUIMPERLÉ 51 NOËL DE BRETAGNE 58 LA CHANSON DU VENT QUI VENTE 61 LA CHANSON DU ROCHER QUI MARCHE 64 L’AME DES MATELOTS 66 LE CHANT D’AHÈS 70 LES HANTISES 71 EN NOVEMBRE 74 SÔNE 77 LA CHANSON DES PÊCHEUSES DE NUIT 79 LE CHANT DES VIEILLES MAISONS 81 SUR LE CHEMIN D’EXIL 86 FRANCÉA RANNOU 88 LA LÉPREUSE 90 JEANNE LARVOR 93 A LA GRAND’MESSE 99 CHANSON DE BORD 101 UN MANUSCRIT 103 TOUT LE LONG DE LA NUIT 109 SÔNE 111 CLOCHES DE PAQUES 117 NUIT D’ÉTOILES 120 JEANNE LEZVEUR 122 VŒU 129 LE LONG DE MA ROUTE 131 LE CHANT DE MA MÈRE 133 LES TROUPEAUX DE L’AIR 136 BERCEUSE D’ARMORIQUE 138 LA CHANSON DE MA NOURRICE 141 LA CHANSON DE LA MAL MARIÉE 144 VAINES ATTENTES 147 LA CHANSON DE L’AMOUR 151 EXTRAIT D’UN VIEUX LIVRE 153 LES YEUX DE MA MIE 156 IN MEMORIAM LIBRI 158 CHANT DE MER 160 LES CONTEUSES 162 LE MIROIR ÉPAVE 163 JEAN L’ARC’HANTEC 164 CIMETIÈRE INTIME 169 LA CHANSON DES VIEUX LITS 171 LA CHANSON DE LA LÉGENDE 173 A LA SORTIE DE L’ÉCOLE 180 BALLADE 182 DANS LA GRAND’HUNE 186 SÔNE 188 CHANSON BLANCHE 191 RUMENGOL 193 CHAUME D’ISLANDAIS 197 SYMBOLE 199 APRÈS VÊPRES 201 NOS MORTS 203 RÊVE 206 LE CHANT DES NUAGES 208 LE CHAPELET D’ANGOISSE 211 LE TEMPS DES SAINTES 214 LA CHANSON DE NOTRE «REINE ANNE» 216
1802-06.--Coulommiers. Imp. Paul BRODARD.--P12-06.