livre III
, chap. X.
C’est en effet vis-à-vis des auteurs que la morgue des comédiens avait particulièrement lieu de s’exercer; on ne peut s’imaginer en quelle piètre estime les tenaient les gens de théâtre. Lesage nous le montre encore: «Eh! madame, s’écrie Rosimiro chez Arsénie, de quoi vous inquiétez-vous? Les auteurs sont-ils dignes de notre attention? Si nous allions de pair avec eux, ce seroit le moyen de les gâter. Je connois ces petits messieurs, je les connois; ils s’oublieroient bientôt. Traitons-les toujours en esclaves et ne craignons point de lasser leur patience. Si leurs chagrins les éloignent de nous quelquefois, la fureur d’écrire nous les ramène et ils sont encore trop heureux que nous voulions bien jouer leurs pièces[432].»
[432] Ibid.,