Chapter 12 of 14 · 3904 words · ~20 min read

Part 12

Il paraît donc que l'action tutélaire _du centre du Gouvernement_, qui doit vouloir le maintien des concessions faites, des privilèges donnés, &c., &c., a manqué jusqu'ici d'organes propres pour obvier à ces abus, et que le but spécial, dont ils sont l'objet, la protection des lieux saints et des pèlerins de toute la Chrétienté qui vont les visiter, ne saurait être atteint, tant qu'il ne formerait qu'une des attributions des administrations ordinaires; ne serait-ce pas ici le cas pour que la Porte se décidât à nommer _un employé spécial_, afin d'assurer le maintien des anciens privilèges et l'exécution des dispositions du Hat de Gulhané à l'égard des lieux saints, et les Chrétiens qui forment la population sédentaire et mouvante Chrétienne de ces lieux?

Cet employé d'un rang assez élevé pour assurer sa position et garantir les attributions de sa place vis-à-vis l'autorité du Pacha revêtu du Gouvernement civil et militaire, cet employé chargé directement de tout ce qui aurait rapport aux lieux saints et aux pèlerins et mis en contact avec les représentans des Gouvernemens Chrétiens nommés ad hoc, qui, sous la dénomination de _Procureurs_, auraient à soutenir les droits de leurs nationaux sous le point de vue confessionnel; cet employé placé pour sa personne en rapport direct avec le centre du Gouvernement à Constantinople, ne recevant d'ordres que de là où toute réclamation possible contre lui et tout appel en dernière instance s'adresserait également par les organes diplomatiques des Puissances Chrétiennes, répondrait à un besoin qu'il est facile de pressentir dès ce jour, et dont l'expérience démontrera ou l'utilité, s'il est nommé à tems, ou la nécessité si l'on tarde à y pourvoir.

Il ne s'agit pas de faire du nouveau pour le fond; il s'agit de maintenir des privilèges, et de régulariser de nouveau ce qui a existé et ce qui est tombé en désuétude dans le cours des siècles. Le pèlerin religieux est respectable aux yeux du croyant, le gardien des lieux saints ne l'est pas moins, le Gouvernement central et l'esprit religieux du peuple le reconnaissent et le sentent également; ce n'est que les abus des passions et des positions subalternes qui ont fait et qui font le mal et auxquels il s'agit d'opposer la digue d'une entente entre les Puissances et la Porte qui aurait pour objet de régulariser l'action d'une autorité bien organisée dépendant directement du centre de l'Empire, autorité qui ne saurait avoir un autre intérêt que celui de répondre au but de son institution.

(F.O. Docs. 64/235.)

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_Lord Clanricarde to Lord Palmerston (Extract)._

ST. PETERSBURG,

_February 23, 1841_.

MY LORD,--...The memorandum of Prince Metternich, suggesting the establishment of a Turkish Commissioner in the Holy Land, for the protection of Christian Pilgrims, and Travellers, and proposing a joint, or simultaneous application from the European Powers to the Porte, in which France might take a part, and thus be drawn out of her isolated position, has been coldly received by the Russian Government. Count Nesselrode said it did not appear to him a necessary or desirable measure, and that the Consuls in Syria were adequate to protect the Europeans, whom Commerce, piety, or curiosity might attract to that Country....

The Emperor and his Ministers seem to think that age, and a great sense of the responsibility that is upon him, have of late much increased Prince Metternich's natural caution and timidity.

I have the Honour to be with the Highest Respect, My Lord,

Your Lordship's most obedient Humble Servant,

CLANRICARDE.

THE VISCOUNT PALMERSTON, G.C.B.

(F.O. Docs. 63/271.)

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_Mémoire of the King of Prussia dated February 24, 1841, delivered to Lord Palmerston by Baron Bülow._

Les événements importants qui viennent de s'accomplir en Orient, ont replacé sous l'autorité souveraine du Sultan la Palestine et y ont rétabli l'état politique qui existait avant l'occupation de Méhémet Ali. Ce n'est pas par ses propres moyens que le Sultan a réussi à expulser son vassal rebelle de cette contrée, berceau du christianisme et cher à toutes les communions de la grande Eglise chrétienne. Le chef de la religion musulmane doit ce succès à un Traité que quatre des Puissances chrétiennes ont conclu avec lui et qui a reçu son exécution par la valeur chevaleresque de militaires chrétiens. Plus le noble désintéressement des Puissances qui ont porté secours à l'Empereur des Ottomans, leur fournit des titres à sa reconnaissance moins il peut être douteux que ces mêmes Puissances sont pleinement en droit de réclamer de ce souverain des concessions dans un but purement spirituel et uniquement destinées à relever l'exercice du culte chrétien de la triste condition où il se trouve dans la contrée même qui l'a vu naître.

Le Roi, notre auguste maître, a saisi cette idée. Profondément attaché à ses convictions religieuses et pénétré de ses devoirs comme Prince chrétien, Sa Majesté se reconnaît dans le concours de la Prusse aux stipulations du 15 Juillet 1839 un droit et se sent la vocation de signaler à l'attention des autres Puissances chrétiennes l'opportunité du moment actuel et les précieuses facilités qu'il offre, pour obtenir du Grand-Seigneur l'amélioration du sort des chrétiens qui habitent la Terre sainte, l'affranchissement de leur culte et l'établissement d'institutions qui garantissent à l'avenir aux Chrétiens de toutes les confessions le libre accès des lieux, objets de leur vénération et témoins des événemens sur lesquels repose l'espérance de leur salut éternel.

Sa Majesté est persuadée que les autres Souverains partageront les sentiments qu'Elle professe Elle-même. D'ailleurs il est incontestable que depuis une demi-siècle, les esprits les plus élevés ont déjà plaidé la cause que le Roi, notre auguste maître, recommande à la sollicitude des grandes Cours Européennes. Il serait superflu de citer des noms, mais le nombre et la qualité des voyageurs de toutes les nations et de toutes les confessions chrétiennes, qui affluent à Jérusalem, attestent déjà que la Chrétienté prend toujours un vif intérêt aux lieux saints et que cet intérêt, loin de se refroidir, se ravive avec le progrès que l'esprit religieux fait en Europe.

En comptant avec une entière assurance sur les sympathies de SS.MM. l'Empereur d'Autriche, de Russie et de la Reine de la Grande Bretagne pour les v[oe]ux qu'il forme à ce sujet, le Roi, notre auguste maître, Leur fait proposer de faire valoir auprès de la Porte Ottomane les immenses services qu'elles viennent de lui rendre, pour l'engager à conclure avec les grandes Puissances Européennes un arrangement qui place les villes saintes de Jérusalem, Bethléhem et Nazareth, sauf les droits de souveraineté du Sultan, sous la protection commune de ces Puissances.

D'après les idées de Sa Majesté l'arrangement à conclure porterait que

1. Les populations chrétiennes des dites villes, les églises, couvents, hospitaux qui en dépendent, ainsi que les pèlerins, les savants, les artistes, les artisans chrétiens, &c., &c., qui y feraient un séjour passager, obtiendraient des immunités et des franchises telles que l'intervention des autorités turques dans leur administration intérieure fût exclue. Ces immunités et franchises seraient cependant accordées sans préjudice des droits de Souveraineté du Sultan.

2. Les habitans chrétiens des dites villes cesseraient d'appartenir à la catégorie de Rayahs; ils seraient à l'avenir _exclusivement_ justiciables, quant à leur personnes et quant à leur propriétés, des Résidents des cinq grandes Puissances Européennes, de manière que leurs obligations envers la Porte se réduiraient à un tribut dont le montant annuel serait acquitté par la communauté (non par les individus).

3. Le propriété des lieux saints à Jérusalem, Bethléhem et Nazareth passerait aux cinq grandes Puissances chrétiennes et ferait l'objet d'un arrangement spécial à conclure avec ceux qui se trouvent maintenant en possession de ces localités.

4. Les chrétiens habitant soit pour toujours soit temporairement les villes saintes, se formeraient d'après les différentes confessions, en autant de corps spéciaux, catholiques-romains, grecs, évangéliques. Les Arméniens et les Syriens se joindraient au premier ou au second de ces corps, selon leur rit actuel. Chacun de ces corps serait considéré comme une communauté spéciale légalement constituée. Toutes les communautés jouiraient de droits fixés d'avance à l'égard des lieux saints; la communauté évangélique serait autorisée à établir un culte selon ses rits, à fonder un hospital, &c., &c. Les Chrétiens de cette confession seraient admis à faire leur dévotion dans l'église du St. Sépulcre et dans la Basilique de Bethléhem, dont les parties seraient spécialement destinées à leur usage.

5. La direction des communautés serait confiée à trois Résidents. Celui de la communauté catholique serait à la nomination de l'Autriche et de la France, la Russie nommerait le Résident pour la communauté grecque; la Grande Bretagne et la Prusse celui des protestants. Chaque Puissance qui nommerait un résident, mettrait à sa disposition un garde de 60 soldats. La formation de ses gardes ferait l'objet d'une stipulation ultérieure.

On choisirait quelques points pour les fortifier autant qu'il le faudrait, pour les mettre à l'abri d'une incursion subite de hordes arabes et pour que les communautés chrétiennes pussent s'en servir pour mettre en sûreté les vases sacrés précieux et leurs propriétés en général.

L'ancienne place du temple et la mosquée d'Omar resteraient dans tous les cas aux Turcs.

On pourrait encore soumettre à une délibération commune, si les cinq Puissances ne stipuleraient pas également en faveur des Juifs domiciliés à Jérusalem et de ceux qui s'y rendent en pèlerinage, des immunités analogues à celles à obtenir pour les Chrétiens.

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_Covering Letter from Baron Bülow to Lord Palmerston, March 6, 1841 (Extract)._

...Il faudra donc faire obtenir aux membres de l'église évangélique (sans distinction des communions spéciales qui la composent) la propriété exclusive d'une place distincte près du St. Sépulcre de Jérusalem et dans l'église du même nom pour y faire leurs prières et pour y célébrer leur culte. Cette place serait mise sous la protection spéciale des deux Puissances qui en garantiraient la possession paisible à la communauté protestante. Il s'agira aussi d'acquérir pour cette communauté le mont Sion afin d'y bâtir un hospice pour tous ceux qui visiteront ces contrés par des motifs religieux ou scientifiques, d'établir des presbytères et des hospitaux, de fonder des écoles pour les enfans de la population protestante (peut-être aussi pour les enfans juifs), enfin de construire des ouvrages de fortification dont la faible garnison, mentionnée dans le mémoire, aura besoin pour se défendre....

(F.O. Docs., 64/235.)

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_Lord Beauvale to Lord Palmerston._

VIENNA, _March 2nd, 1841_.

MY LORD,--The King of Prussia has sent His Minister at this Court a proposition for regulating the position of the Christians in Syria, which, if it were acted upon, would in Prince Metternich's opinion throw that Country into inextricable confusion. His Highness transmitted a few days back a memorandum on the subject to London which He persists in regarding as establishing the only advantageous mode of treating the question, and as He purposes drawing up a statement of his objections to the Prussian proposition, He earnestly entreats that no acquiescence may be given to any part of it on behalf of the British Government until those objections have been submitted to Your Lordship.

I have the honor to be with the greatest respect, My Lord,

Your Lordship's Most Obedient Humble Servant,

BEAUVALE.

THE VISCOUNT PALMERSTON, G.C.B.

(F.O. Docs., 7/298.)

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_Lord Palmerston to Lord Beauvale, (Draft)._

F.O., _March 11th, 1841_.

MY LORD,--With reference to Your Excellency's despatch No. 38 of the 2nd instant reporting Prince Metternich's objections to the Prussian scheme for regulating the position of the Christians in Syria, I have to inform Your Excellency that H.M.'s Government agree very much with Prince Metternich's as to that scheme.

P.

(F.O. Docs. 1/296.)

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_Memorandum of Austrian Government delivered to Lord Palmerston by Prince Esterhazy, March 31, 1841._

Sur le Mémorandum du 3 Février[141] et le mémoire Prussien, relativement à la protection des Chrétiens en Syrie.

La différence entre le mémorandum du 3 fév. et le mémoire prussien consiste en ce que le premier fournit un moyen pratique pour _porter remède_ au mal existant, sans entreprendre une reforme dangereuse, tandis que l'autre tend à introduire _un nouvel ordre de choses_ en faveur de la représentation de l'Église évangélique, par des moyens inexécutables.

_Le travail du 3 fevr._ se base sur la vérité, que ni les populations chrétiennes sédentaires et mouvantes, ni les couvens des trois confessions, catholique, grecque et arménienne, n'ont jamais eu à se plaindre d'un manque de tolérance musulmane. C'est un témoignage irrécusable qu'on peut recueillir sur les lieux auprès de ceux même qui y sont les plus intéressés.

Des firmans sans nombre, relatifs à des privilèges et à la donation de lieux saints aux environs de Jérusalem, Bethléhem et Nazareth se trouvent déposés aux archives des différens couvens, et s'ils n'ont point été mis en exécution et forment le sujet de disputes continuelles entre les trois confessions, la faute n'en est pas au Gouvernement Turc, mais uniquement _à la vénalité_ des Musselims, comme autorités locales.

L'exécution des firmans toujours mise arbitrairement à un prix très élevé est devenu de la part des Musselims une spéculation financière.

La désunion regrettable qui règne entre les confessions, ou comme on les appelle sur les lieux, les trois nations, exploite cette corruptibilité, tantôt pour suspendre l'exécution d'un firman jalousé, tantôt pour obtenir moyennant l'intervention du Musselim un second firman annullant le premier, ce qui a surtout lieu, lorsqu'il s'agit de la donation d'un lieu saint. En pareil cas la confession la plus offrante est sûre d'atteindre son but et rien n'est plus à désirer que _la punition sévère du trafic illicite et honteux_, qui se pratique avec les firmans et l'irrévocabilité _de ceux une fois émanés_.

C'est donc en parfaite connoissance du véritable siége du mal, que le mémorandum du 3 février _a cherché le remède dans le renfort de l'action tutélaire du Gouv. par un employé sultanique spécial d'un rang assez élevé pour être placé à côté des Musselims; employé qui serait chargé directement de tout ce qui aurait rapport aux lieux saints et aux pèlerins--qui serait mis en contact avec les Représentans des Gouvernement Chrétiens nommés ad hoc, sous la dénomination de procureurs et qui ne recevrait d'ordres que de Constantinople où les plaintes élevées contre lui seraient portées à la connoissance du Gouvernement dans la voie diplomatique_.

_Le mémoire prussien_ tendant à établir sur les lieux une représentation de l'église évangélique et sa participation aux fondations existantes, suscite une question _toute nouvelle_, dont la portée n'est pas à calculer.

Sans considérer l'opposition de Rome, du St. Synode de St. Pétersbourg, et du Patriarchat grec à Constantinople le mémoire suggère des moyens qui, loin de porter remède au mal existant, feraient naître des nouvelles complications et accroître la désunion parmi les confessions chrétiennes. Ce regrettable résultat serait surtout amené par les points suivans du mémoire prussien:

A. _La propriété des lieux saints à Jérusalem, Bethléhem et Nazareth passerait aux cinq grandes Puissances._

Mais cette propriété est aux différentes confessions, qui déjà jalouses de la partager entre _trois_, ne voudraient certainement pas faire une cession de droits acquis, en faveur d'une _quatrième prétendant_.

B. _Les Chrétiens évangéliques auraient dans l'église du St. Sépulcre à Jérusalem et dans celle de Bethléhem des parties spécialement destinées à leur usage._

Mais dans ces deux églises chaque pouce de terrain est disputé par les trois confessions. Toute la Basilique de Bethléhem fut adjugée, il y a 80 ans, aux Grecs; en vertu d'un firman obtenu par des sommes considérables, eux et les Arméniens possèdent _seuls_ la propriété de la Grotte de la Nativité; les moins franciscains n'osent point y dire la messe, et il n'y a que l'autel de la Ste. Crèche qui appartienne à ces derniers. Dans le temple de Jérusalem existent les mêmes subdivisions exclusives. Chaque chapelle forme pour ainsi dire une monopole; celle du Calvaire est partagée en deux--l'autel des Grecs occupant la place de l'exaltation de la croix, celui des Catholiques celle du crucifiement. Comment faire entrer une quatrième confession dans un partage déjà si contesté? La répartition toute faite de localités dont la propriété est aussi hautement appréciée par la confession qui la possède qu'enviée par la confession qui voudrait l'usurper, s'opposerait du reste à une pareille entreprise.

C. _Chaque Puissance, qui nommerait un résident, mettrait à sa disposition 60 soldats._

A part d'autres considérations qui rendent ce moyen inadmissible, il fournirait des armes à une guerre de religion en petit qui, vu les élémens de jalousie et de discorde déjà existans, ne manquerait pas d'éclater.

(F.O. Docs. 7/302.)

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BRITISH JEWS AND PALESTINE, 1841-1843.

_Colonel Churchill to Sir Moses Montefiore._

_June 14th, 1841._

MY DEAR SIR MOSES,--I have not yet had the pleasure of hearing from you, but I would fain hope that my letters have reached you safe.

I enclose you a petition which has been drawn by the Brothers Harari, in which they state their claims and their earnest desire to be immediately under British protection. I am sorry to say that such a measure is much required even now, not only for them, but also for all the Jews in Damascus.

They are still liable to persecutions similar to those from which, through your active and generous intervention, they have so lately escaped. The Christians still regard them with malevolence, and the statement in the petition enclosed is perfectly correct.

I cannot conceal from you my most anxious desire to see your countrymen endeavour once more to resume their existence as a people. I consider the object to be perfectly attainable. But, two things are indispensably necessary. Firstly, that the Jews will themselves take up the matter universally and unanimously. Secondly, that the European Powers will aid them in their views. It is for the Jews to make a commencement. Let the principal persons of their community place themselves at the head of the movement. Let them meet, concert and petition. In fact the agitation must be simultaneous throughout Europe. There is no Government which can possibly take offence at such public meetings. The result would be that you would conjure up a new element in Eastern diplomacy--an element which under such auspices as those of the wealthy and influential members of the Jewish community could not fail not only of attracting great attention and of exciting extraordinary interest, but also of producing great events.

Were the resources which you all possess steadily directed towards the regeneration of Syria and Palestine, there cannot be a doubt but that, under the blessing of the Most High, those countries would amply repay the undertaking, and that you would end by obtaining the sovereignty of at least Palestine. That the present attempt to prop up the Turkish Empire as at present constituted is a miserable failure, we who see what is going on around us must at once acknowledge. What turn events will take no one can possibly tell, but of this I am perfectly certain that these countries must be rescued from the grasp of ignorant and fanatical rulers, that the march of civilisation _must_ progress, and its various elements of commercial prosperity _must_ be developed. It is needless to observe that such will never be the case under the blundering and decrepit despotism of the Turks or the Egyptians. Syria and Palestine, in a word, must be taken under European protection and governed in the sense and according to the spirit of European administration. It must ultimately come to this. What a great advantage it would be, nay, how indispensably necessary, when at length the Eastern Question comes to be argued and debated with this new ray of light thrown around it, for the Jews to be ready and prepared to say: "Behold us here all waiting, burning to return to that land which you seek to remould and regenerate. Already we feel ourselves a people. The sentiment has gone forth amongst us and has been agitated and has become to us a second nature; that Palestine demands back again her sons. We only ask a summons from these Powers on whose counsels the fate of the East depends to enter upon the glorious task of rescuing our beloved country from the withering influence of centuries of desolation and of crowning her plains and valleys and mountain-tops once more, with all the beauty and freshness and abundance of her pristine greatness." I say it is for the Jews to be ready against such a crisis in diplomacy. I therefore would strenuously urge this subject upon your calm consideration, upon the consideration of those who, by their position and influence amongst you are most likely to take the lead in such a glorious struggle for national existence. I had once intended to have addressed the Jews here in their Synagogue upon the subject, but I have reflected that such a proceeding might have awakened the jealousy of the local Government. I have, however, prepared a rough petition which will be signed by all the Jews here and in other parts of Syria, and which I shall then forward to you. Probably two or three months will elapse first. There are many considerations to be weighed and examined as the question develops itself--but a _beginning_ must be made--a resolution must be taken, _an agitation must be commenced_, and where the stake is "Country and Home" where is the heart that will not leap and bound to the appeal?

I am the Resident Officer at Damascus until further order.

Believe me to be, Dear Sir Moses,

Yours very faithfully,

CHAS. H. CHURCHILL.

Before closing my letter, I cannot avoid offering one or two further considerations.

Supposing that you and your colleagues should at once and earnestly interest yourselves upon this important subject of the recovery of your ancient country, it appears to me (forming my opinions upon the present attitude of affairs in the Turkish Empire) that it could only be as subjects of the Porte that you could commence to regain a footing in Palestine. Your first object would be to interest the Five Great Powers in your views and to get them to advocate your view with the Sultan upon the clear understanding that the Jews, if permitted to colonise any part of Syria and Palestine, should be under the protection of the Great Powers, that they should have the internal regulation of their own affairs, that they should be exempt from military service (except on their own account as a measure of defence against the incursions of the Bedouin Arabs), and that they should only be called upon to pay a tribute to the Porte on the usual mode of taxation.

No doubt, such an undertaking will require _Patriotism_ in the fullest sense of the word, energy and great perseverance. It will require large capital at the outset, but with good prospect of remuneration, returned after the lapse of a few years.

In all enterprises men must be prepared to make great sacrifices, whether of time, health or resources. To reflect calmly before commencing an undertaking and once begun to carry it through, vanquishing, surmounting, triumphing over every obstacle, this is worthy of man's existence and carries with it its own reward, if the judgment is sound, the head clear and the heart honest. I humbly venture to give my opinion upon a subject, which no doubt has already occupied your thought--and the bare mention of which, I know, makes every Jewish heart vibrate. The only question is--_when_ and _how_.