Part 2
32. DON (George) explora en 1822 la côte occidentale de l’Afrique. Il séjourna à la Sierra Leone, où il récolta un grand nombre de plantes. Il explora également avec succès l’île Saint-Thomas, dans le golfe de Guinée.
Ses plantes se trouvent à Kew et à l’Université de Cambridge dans l’herbier de Lindley.
33. DUPARQUET (le P.) a envoyé du Gabon une belle collection de plantes qui sont conservées au Muséum. M. BAILLON en poursuit l’étude dans l’_Adansonia_ : _Études sur l’herbier du Gabon du Musée des colonies françaises_, et divers autres articles.
34. DURAND (Jean-Baptiste-Léonard), directeur de la colonie du Sénégal, a herborisé dans cette région en 1784 et 1785. Je n’ai pas pu savoir où se trouvent ses plantes.
Il a exposé les résultats de ses explorations dans son : _Voyage au Sénégal en 1784-1785... depuis le cap Blanc jusqu’à la rivière de Sierra Leone ; suivi de la relation d’un voyage par terre de l’île Saint-Louis à Galam_, Paris, 1802, 2 vol. in-8o, ou 1 vol. in-4o et atlas ; — autre édit., Paris, 1807, 2 vol. in-8o, et atlas gr. in-4o de 43 pl. dont 7 représentent des plantes. — Cet ouvrage a été traduit en allemand : Weimar, 1803, in-8o.
35. EHRENBERG (Dr C. G.) et HEMPRICH (Dr W. F.) firent, de 1820 à 1825, un voyage en Égypte, dans le Dongolah, la Syrie, en Arabie et sur la pente orientale de la haute Abyssinie. Le Dr Hemprich succomba à Massaouah aux fatigues de ce voyage. Il avait fait une excursion à Arkiko et à Gedam. Ehrenberg a rapporté 1035 espèces d’Égypte et 700 espèces d’Arabie et de l’Abyssinie. J’ignore où sont déposées ces plantes.
Au retour de ce voyage, Ehrenberg a publié les ouvrages suivants : _Naturgeschichte Reisen in Ægyptien, Dongola, Syrien, Arabien und Habessinien von Hemprich und Ehrenberg, von 1820-1825_, Berlin, 1828 et suiv. in-4o, cartes. — _Symbolæ physicæ, seu Icones et Descriptiones corporum naturalium novorum aut minus cognitorum quæ ex itineribus per Libyam, Ægyptum, Nubiam, Dongolam, Syriam, Arabiam et Habessiniam..._ Berlin, 1829-1845, in-fol. Il a été fait pour ce livre un texte allemand. — _De Myrrhæ et Opocalpasi ab Hemprichio et Ehrenbergio in itinere per Arabiam et Habessiniam detectis plantis particulam primam offert_, Berolini, 1841, in-fol.
36. FÉRET et GALINIER, lieutenants au corps royal d’état-major, ont voyagé en Abyssinie de 1839 à 1843. Ils ont visité principalement le royaume de Tigré, les provinces du Samen et d’Agamé, les monts Silke et Aber, le Woggera, la vallée du Tacazzé, etc.
Leurs plantes se trouvent peut-être dans l’herbier de Delile au Jardin botanique de Montpellier, car cet auteur en a décrit quelques-unes dans un Appendice à leur voyage.
Le voyage de Féret et Galinier a été décrit dans leur ouvrage : _Voyage en Abyssinie, dans les provinces du Tigré, du Samen et de l’Amhara_, Paris, 1847-48, 3 vol. gr. in-8o, et atlas in-fol. de 50 pl.
37. FIGARI, inspecteur du service de santé au Caire, a recueilli, vers 1840, des plantes dans le Fazogl (Abyssinie).
Ses plantes se trouvent dans l’herbier Delessert à Genève, au Musée botanique de Florence, à l’Université de Gênes, et probablement au Jardin botanique de Montpellier, dans l’herbier Delile.
Figari a publié ses observations botaniques dans : _Studii scientifici sull’ Egitto, sue adjacenze composa la peninsola della Arabia Petræa_, Lucca, 1864-65, 2 vol. in-8o, carte.
Ces plantes ont été décrites par BARKER WEBB dans : _Fragmenta Florulæ æthiopico-ægyptiacæ ex plantis præcipue ab Antonio Figari Musæo J. R. Florentino missis_, Paris, 1854, in-8o. Un ouvrage qui n’a pas été terminé renferme aussi la description de quelques-unes de ces plantes : FIGARI et de NOTARIS, _Agrostographiæ ægyptiacæ fragmenta_, pars I (unica), Torino, 1851, in-4o.
38. FRANQUEVILLE (de) a reçu des plantes du Sénégal récoltées à M’Bidjem par une de ses cousines. Ces plantes portant simplement la mention « _Sénégal, M’Bidjem_ », M. Oliver (_Fl. trop. Afr._) les cite à tort comme ayant été récoltées par M. Bidjem.
Ces plantes se trouvent dans l’herbier de M. de Franqueville à Paris, au Muséum et à Kew.
39. GALINIER. — Voy. FÉRET.
40. GEOFFROY a récolté au Sénégal, en 1788, des plantes qui se trouvent dans l’herbier de Laurent de Jussieu au Muséum, dans celui de M. de Candolle à Genève, et dans l’herbier Gay à Kew. Geoffroy a publié sur le Sénégal un livre purement descriptif : _L’Afrique, ou Histoire, mœurs, usages et coutumes des Africains_, par R. G. V., Paris, 1814, 4 vol. petit in-12, 44 pl.
41. GEOFFROY SAINT-HILAIRE a rapporté du Portugal un herbier des îles du Cap-Vert (collecteur inconnu).
Ces plantes sont conservées au Muséum.
42. GRANT. — Voy. SPEKE.
43. GRIFFON DU BELLAY, chirurgien de la marine impériale, a envoyé du Gabon des plantes qui sont conservées au Muséum. M. BAILLON poursuit une étude de ces plantes dans l’_Adansonia_ : _Études sur l’herbier du Gabon du Musée des colonies françaises_, et divers mémoires descriptifs.
44. HANSAL a rapporté de Boghor (Abyssinie) des plantes qui se trouvent au Musée de Kew.
45. HARTMANN (Dr R.) accompagnait le baron Adalbert de Barnim lors de son excursion en Égypte et en Nubie. Il a rapporté des plantes qui ont été décrites par le Dr SCHWEINFURTH dans : _Plantæ quædam niloticæ in itinere cum Bar. de Barnim a R. Hartmanno collectæ_, Berlin, 1862, in-4o, 16 pl.
46. HEMPRICH (Dr W. F.). — Voy. EHRENBERG.
47. HEUDELOT, directeur des cultures royales au Sénégal, a herborisé dans ce pays de 1835 à 1837. Il a exploré la rive gauche du Sénégal, de Saint-Louis à Galam. Il est allé aux îles du Cap-Vert. Il a visité les royaumes de Cayor, de Baol, de Saloum, les bords de la Gambie, de la Casamance, et s’est avancé jusqu’au Bondou, aux rives de la Falémé. Il a aussi exploré les bords du rio Nunez et du rio Pongo, le pays des Landamas, Kakandy, le Fouta-Djallon. Il est mort au milieu de ses explorations.
Ses plantes se trouvent dans l’herbier Delessert à Genève, au Muséum, à Kew et dans l’herbier de M. de Franqueville à Paris.
Les plantes de Heudelot ont été publiées isolément par différents auteurs, généralement dans des monographies. Elles sont décrites dans : OLIVER, _Flora of tropical Africa_.
Quelques plantes récoltées par Heudelot au Sénégal en 1828 se trouvent aussi au Muséum.
48. HEUGLIN (Théod. de) a envoyé à Kew des plantes de Djur, de Kosanga et du pays des Niamniam, récoltées en 1862-64.
La partie géographique de son voyage a été publiée dans : _Reisen in Nord-Ost-Africa_, Gotha, 1857, in-8o, fig. — _Reisen in das Gebiet des Weissen Nil und seiner westlichen Zuflüsse..._ Leipzig, 1869, grand in-8o, pl.
49. HILDEBRANDT a envoyé à Kew des plantes récoltées en 1873 en Abyssinie, dans le Somali, le Chiré, etc.
Ses plantes ont été étudiées principalement par W. VATKE, _Plantæ in itinere Africano ab J. M. Hildebrandt collectæ_ (_Œsterreichische botanische Zeitschrift_, t. XXV, 1875, Scrofulariaceæ, p. 25, Labiatæ, p. 94, Borragineæ, p. 166, Rubiaceæ, p. 230, Compositæ, p. 323 ; t. XXVI, 1876, Asclepiadaceæ, p. 145 ; t. XXVII, 1877, Compositæ addendæ, p. 194 ; t. XXVIII, 1878, Leguminosæ, p. 198, 213, 261). — _Plantas in itinere Africano ab J. M. Hildebrandt collectas determinare pergit_ W. VATKE (_Œsterreichische botanische Zeitschrift_, t. XXIX, 1879, Leguminosæ, p. 218 ; t. XXX, 1880, Leguminosæ-Cæsalpinieæ, p. 78, Leguminosæ-Mimosoideæ, p. 274). — _Plantas in itinere Africano ab J. M. Hildebrandt collectas determinare pergit_ W. VATKE (_Linnæa_, t. XLIII, 1881-82, Labiatæ, p. 83, Scrofulariaceæ reliquæ, p. 304, Borraginaceæ reliquæ, p. 314, Solanaceæ, p. 324). — _A new genus of Convolvulaceæ from Somali land_ (_Sitzungsber_. Berlin, 1876).
Plusieurs mémoires ont été publiés par divers auteurs : J. G. BAKER et MOORE (S. LE M.), _Descriptive Notes on a few of Hildebrandt’s East African plants_ (_Journ. of Botany_, t. XV, 1877, p. 65 et 346). — G. BIRDWOOD, _On the genus Boswellia, with Descriptions and figures on three new species_ (_Trans. Linn. Soc. of London_, t. XXVII, 1871, p. 3, 4 pl.). — A. BRAUN, _Mittheilungen über die von dem Reisenden J. M. Hildebrandt an der Ostküste Afrikas, namentlich in Sansibar und im Somalilande, sowie auf der Comorem Inseln Johanna gesammelten Pflanzen_ (_Monatsber. des Kön. Preuss. Akad. der Wissensch. zu Berlin_, 1876, p. 855). — A. BRAUN, _Ueber zwei neue entdecke Pflanzen in Ost-Africa, Hildebrandtia africana_ Vatke _und Balanophora Hildebrandtii_, Reichenb. fil. (_Sitzungsber_. Brandenburg, 1876, p. 46). — A. BRAUN, _Beschreibung einiger von J. M. Hildebrandt in Ost-Africa entdeckter Pflanzen_.
Enfin le voyage d’Hildebrandt a été décrit par lui-même, ou d’après ses indications, dans plusieurs publications périodiques, où l’on trouve quelques indications botaniques : HILDEBRANDT, _Ausflug von Aden in das Gebiet der Ver-Singelli Somalen Besteigung des Ahl-Gebirges_ (_Zeitschrift der Gesellschaft für Erdkunde zu Berlin_, 5e série, 1875, t. X, p. 266). — HILDEBRANDT, _Erlebnisse auf einer Reise von Massua in das Gebiet der Afer und nach Aden_ (_Zeitschr. d. Ges. für Erdkunde in Berlin_, t. X, p. 1 ; — _Sitzungsber. d. Naturforsch. Freunde zu Berlin_, March 1878 ; — _Monatschrift d. ver. zur Beförd. d. Gartenbaues_, July 1878). — KURTZ... (_Mémoires de la Société botanique d’Odelberg_, 27 mai 1877, analysé dans _Journal of Botany_, t. XVII, 1879, p. 86).
50. HUSSENOT a envoyé à Kew quelques plantes du Sénégal.
51. INGRAM a envoyé à Kew des plantes du Sénégal.
52. IRVING a exploré les environs d’Abeokuta, dans le Yoruba, pays situé entre le Dahomey et le royaume de Benin.
Ces plantes se trouvent à Kew.
53. ISERT (Paul Erdmann) explora la Guinée de 1783 à 1786. Il arriva en 1783 à Christiansburg, sur la côte de Guinée. Son premier voyage eut lieu du fort Christiansburg au rio Volta. En 1785, il se rendit dans le royaume de Dahomey et il séjourna à Princestein et à Popo. En 1786, il fit un voyage au royaume d’Aquapim. Il quitta la Guinée la même année pour se rendre aux Antilles.
Ses plantes se trouvent au Jardin botanique de Copenhague et à l’Université de Leipzig. Il a publié son voyage sous le titre suivant : _Reise nach Guinea und den Caribäischen Inseln in Columbien_, Kopenhagen, 1788, in-8o ; Nürnberg, 1789, in-8o.
Vahl et Willdenow ont décrit plusieurs plantes nouvelles rapportées par ce voyageur.
54. JARDIN (Edelestan), inspecteur général de la marine, a recueilli de 1845 à 1848 des plantes sur la côte de Guinée, depuis l’embouchure du Gabon jusqu’à Saint-Paul de Loanda. Il a visité l’île du Prince, sur les côtes de la baie de Loango ; au Sénégal, l’île de Gorée, et sur la terre ferme les baies de Haun et de Dakar ; les îles Bissagos, au rio Nunez, et les îles de Loss, au nord de la Sierra Leone.
Ses plantes se trouvent dans l’herbier de la Faculté des sciences de Caen et au Musée de Bayonne ; quelques-unes au Muséum et à Kew. Quelques Graminées du Gabon ont été envoyées à l’herbier de la Société botanique de France.
M. Jardin a publié un résumé de son voyage avec des listes de plantes : _Herborisations sur la côte occidentale d’Afrique pendant les années 1845-1846-1847-1848_, Paris, 1851, in-12 (_Nouvelles Annales de la Marine et des Colonies_, numéros de juillet 1850 et mai 1851). Un autre travail de M. Jardin résume ses voyages en Afrique et dans les autres parties du monde : _Énumération de nouvelles plantes phanérogames et cryptogames découvertes dans l’ancien et le nouveau continent_, Caen, 1875, in-8o (_Bull. Soc. Linn. de Norm._ 2e série, t. VIII, 1875). — Les Graminées rapportées par M. Jardin ont été décrites dans : STEUDEL, _Synopsis plantarum glumacearum_, Suttgartiæ, 1855, 2 vol. in-4o.
55. KIRK (le Dr) a envoyé à Kew des plantes de la Sierra Leone.
56. KNOBLECHER (don Ignatio), jésuite missionnaire en Éthiopie et dans la région du haut Nil, a envoyé à Kew des plantes de Gondokoro, vers 1848.
Ses plantes ont été décrites dans : KOTSCHY, _De plantis nilotico-æthiopicis collectis a Knoblecher_, Vindobonæ, 1864, in-8o, 3 pl.
57. KOTSCHY (Th.) se dirigea en 1837 vers la partie méridionale de la Nubie et parcourut les pays de Sennaar et de Fazogl. Il a aussi exploré le Kordofan et le Darfour, dans la Nigritie. Il a rapporté de ces voyages des collections très considérables, qui ont été distribuées dans un grand nombre d’herbiers.
L’herbier de Kotschy se trouve chez le cardinal Haynald, à Kolocza en Hongrie. Ses plantes d’Afrique se trouvent au Muséum, à Kew, dans l’herbier Delessert à Genève, dans les herbiers de MM. Boissier à Genève, de Candolle à Genève, Cosson à Paris, de Franqueville à Paris, le cardinal Haynald à Kolocza, dans les herbiers de l’Université de Dublin, d’Erlangen, du Johanneum de Grätz, du Jardin botanique de Saint-Pétersbourg, de l’Académie de Saint-Pétersbourg, du Musée palatin à Vienne, du Jardin botanique à Zurich, du Musée de Nancy (plantes d’Éthiopie), de l’Université de Turin (pl. d’Éth.), de l’Université de Leipzig (pl. d’Éth.), de l’Université de Heidelberg (pl. d’Éth.), dans l’herbier de M. Wigand à Marburg (pl. d’Éth.).
Une notice sur les plantes de ce voyage a été publiée dans le _Flora_ par SCHNIZLEIN (1842, Beibl., p. 132).
Kotschy a publié plusieurs ouvrages sur les plantes de l’Éthiopie : _De plantis nilotico-æthiopicis collectis a Knoblecher_, Vindobonæ 1864, in-8o, 3 pl. — _Plantæ Binderianæ nilotico-æthiopicæ_, Vindobonæ, 1865, in-8o, 5 pl. — 5 _Abhandlungen über die Flora Ægyptiens und der Nilländer_, Wien, 1856-65 ; in-8o, 8 pl. — _Eine neue Gardenia von westlichen Nilarum_ (_Botanische Zeitung_, 1865, p. 173-174, 1 pl.).
Un autre ouvrage a été publié par SCHWEINFURTH : _Reliquiæ Kotschyanæ ; Beschreibung und Abbildung neuer oder wenig gekannt. Pflanzenarten von Kotschy in den Bergen südlichen von Kordofan und oberh. Fazogl gesamm_, Berlin, 1868, in-4o, 35 pl.
58. LEPRIEUR, pharmacien de la marine, a exploré le Sénégal de 1824 à 1829. En 1824, il visita les environs de Saint-Louis. En 1825, il fit un voyage à Dagana. En 1826, il entreprit avec M. Roger, directeur de la colonie, un voyage dans l’intérieur. Après avoir traversé le pays de Cayor et les bas-fonds humides de M’ Boro, ils atteignirent la presqu’île du Cap-Vert. De là ils pénétrèrent chez les Nonnes Cérères, visitèrent le cap Naze et les bords de la rivière de Saloum. Ils passèrent quelques jours à Joal, grand village du royaume de Baol ; de là ils se rendirent à Albreda, sur la Gambie, et à Zekinchor, sur la Casamance. Enfin ils poussèrent leur reconnaissance jusqu’au cap Rouge et chez les Mandingues.
En 1827, il retourna à Albreda. En 1828, il partit pour Bakel, poste situé sur le Sénégal, dans le pays de Galam ; malheureusement les fièvres l’obligèrent à cesser ses herborisations et à revenir à Saint-Louis.
En 1829, il traversa de nouveau tout le Cayor, arriva aux confins du pays des Nonnes Cérères, et s’arrêta quelques jours aux environs du cap Naze.
Revenu en France, M. Leprieur se disposait à commencer la rédaction de la flore de Sénégambie, lorsqu’il reçut l’ordre de partir pour la Guyane. Il remit ses notes à Perrottet, qui commença cette publication, malheureusement restée interrompue.
D’après Lasègue (_Musée botanique de M. Benjamin Delessert_), Leprieur a rapporté environ 1800 plantes ; je crois que ce nombre est très exagéré.
Ces plantes se trouvent au Muséum, à Kew, au British Museum, dans l’herbier Delessert à Genève, et chez M. Cosson à Paris. Outre une série de ces plantes, M. Cosson possède les Glumacées de l’herbier particulier de Leprieur.
Une partie de ces plantes ont été publiées dans : GUILLEMIN, PERROTTET et RICHARD, _Floræ Senegambiæ Tentamen_, Paris, 1830-33, gr. in-8o, 72 pl., ouvrage dont la première partie a seule été publiée.
59. LIPPI (Auguste) a visité Karti et Sennaar dans la Nubie en 1703, et l’Abyssinie en 1704 ; il y a été assassiné.
Ses plantes ont été décrites dans un ouvrage resté manuscrit (de la main d’ISNARD), intitulé : _Description des plantes observées en Égypte par M. Lippi en 1704_. Ce manuscrit faisait partie de la bibliothèque d’Adrien de Jussieu. Il est aujourd’hui au Muséum (Pritzel).
60. LORD (J. K.) a envoyé au Musée de Kew des plantes de Hor Tamanib, dans la haute Nubie.
61. MANN a fait de 1859 à 1863 un voyage au golfe de Guinée et au Gabon, sous les auspices de l’Amirauté anglaise. Il a visité Fernando-Po, les îles Saint-Thomas et Prince, Old Calabar, les Cameroons, Corisco-bay, les rivières de Muni et du Gabon et la Sierra del Crystal.
Les plantes de ce voyage se trouvent à Kew et au Jardin botanique de Saint-Pétersbourg (700 espèces).
Ces plantes ont été l’objet de plusieurs notices de la part de J. D. HOOKER : _On the Plants of the temperate region of the Cameroons mountains and islands in the bight of Benin_ (_Proceed. of the Linn. Soc._ t. VII, p. 171-241), 1864, in-8o. — _On the Vegetation of Clarence peak, Fernando-Po_ (_Proceed. of the Linn. Soc._ t. VI, p. 1-23). Les diagnoses des espèces nouvelles de ce travail ont été reproduites dans le _Bulletin de la Société botanique de France_ (t. IX, 1862, p. 58).
Une autre notice a été publiée par M. OLIVER : _On four new genera of plants of Western tropical Africa, belonging to the natural orders Anonaceæ, Olacineæ, Loganiaceæ and Thymeleaceæ ; and on a new species of Paropsia_ (_Proceedings of the Linnean Soc._ t. VIII, p. 158-162).
62. MATTHEWS (John) a récolté des plantes à la Sierra Leone. Il a publié lui-même son voyage dans : _A Voyage to the river Sierra Leone, on the coast of Africa_, London, 1788, in-8o, 2 pl. Cet ouvrage a été traduit en allemand et en français : _Reise nach Sierra Leone auf der westlichen Küste von Afrika_, Leipzig, 1789, in-8o. — _Voyage à la rivière de la Sierra Leone, sur la côte d’Afrique_, traduit de l’anglais par Bellart, Paris, 1789, in-8o.
63. MÉNAGER (le P.), missionnaire, a récolté en 1874 une série de plantes sur la côte des Esclaves, principalement à Agoué.
Ces plantes se trouvent au Muséum.
64. MIDDLETON a envoyé à Kew des plantes du Grand-Bassam, sur la côte d’Ivoire.
65. MONTEIRO (J. J.) a envoyé à Kew des plantes de l’Angola.
Il a publié une relation de son voyage : _Angola and the river Congo_, London, 1876, 2 vol.
66. MOREL a récolté quelques plantes au Sénégal. Ces plantes se trouvent au Muséum.
67. MORENAS, employé au Sénégal en qualité d’agriculteur botaniste, a récolté des plantes qui se trouvent au Muséum.
68. MURIE. — Voy. PETHERIC.
69. NECTOUX (Hippolyte) a envoyé à Kew des plantes de Nubie.
Il a publié : _Voyage dans la haute Égypte au-dessus des cataractes, avec des observations sur les diverses espèces de Séné qui sont répandues dans le commerce_, Paris, 1808, in-fol. 4 pl.
70. NIMMO (Dr) a envoyé à Kew des plantes des côtes de la mer Rouge.
71. OUDNEY. — Voy. DENHAM.
72. PALISOT DE BEAUVOIS a exploré les royaumes d’Oware et de Benin, de 1786 à 1788. Après avoir relâché à Chamah sur la côte d’Or, à Koto sur le fleuve Volta, à Amokou et à Juida sur la côte d’Or, en récoltant chaque fois des plantes, il séjourna au pays d’Oware, où il fit un voyage à Agatou, à Benin où il séjourna quelque temps, à Oware et à Bono-Pozzo. L’insalubrité du climat le réduisit à un état de langueur déplorable. Ses forces diminuant de jour en jour, un de ses amis l’embarqua pour Saint-Domingue, où il resta quelque temps avant de revenir en France.
Son herbier se trouve à Genève dans l’herbier Delessert. Des doubles sont au Muséum dans l’herbier de Laurent de Jussieu.
Il a décrit ses plantes dans : _Flore d’Oware et de Benin en Afrique_, Paris, 1804-1807, 2 vol. in-fol., 120 pl. L’ouvrage n’a pas été terminé.
73. PARKINS a envoyé à Kew des plantes d’Abyssinie.
74. PENEY (le Dr) a récolté en 1860-61 une série de plantes dans la région du Nil Blanc. Ces plantes se trouvent au Muséum, accompagnées de dessins et de notes.
75. PERROTTET, directeur des cultures de _la Sénégalaise_, a exploré le Sénégal de 1824 à 1829.
Établi d’abord à Richard-Tol (Walo), puis à Saint-Louis, il a exploré, de 1824 à 1825, principalement le bas du fleuve, les environs de Gandiole, les îles de Babaghé, de Sor, de Safal, les environs de Laybar et de Gandou, de Lamsar et des Fours à chaux.
En 1825, il se rendit à Podor en herborisant sur les rives du Sénégal, et il revint par le lac de N’Gher ou Panié-Foul, où il fit de nouvelles récoltes. Nommé directeur de l’établissement _la Sénégalaise_, il continua ses explorations dans cette partie du Sénégal jusqu’en 1829 ; il visita les hauteurs sablonneuses de Kouma et de N’Dombo, près de Richard-Tol, celles de N’Bilor et de Koïlel, près de Dagana, les plaines de N’Ghianghé et de Ghienleuss, derrière l’établissement de Faf ; il herborisa aussi sur la rive droite du fleuve.
En 1820, il entreprit, avec Leprieur et M. Roger, directeur de la colonie, un voyage autour du lac Panié-Foul, qu’il visita de nouveau en 1828.
En 1829, il revint à Saint-Louis et fit un voyage aux fleuves de la Gambie et de la Casamance. Il se rendit à Gorée, puis à la presqu’île du Cap-Vert, où il parcourut les environs de Khann, Kounoun, Rufisk, jusqu’au village de Bargny. De là un bâtiment le transporta à Joal, puis à Albreda, sur les bords de la Casamance, qu’il remonta jusqu’au poste portugais de Zekinchor. De Gorée, il retourna à Saint-Louis par terre, en longeant la côte.
Ses plantes se trouvent au Muséum, au British Museum, dans l’herbier Delessert à Genève, dans les herbiers de MM. de Candolle à Genève, Boissier à Genève, de Franqueville à Paris, et dans l’herbier du Musée Palatin à Vienne.
Un grand nombre des plantes de Perrottet ont été publiées dans : GUILLEMIN, PERROTTET et RICHARD, _Floræ Senegambiæ Tentamen, sive Historia plantarum in diversis Senegambiæ regionibus a peregrinationibus Perrottet et Leprieur detectarum_, t. I, Paris, 1830-1833, in-4o, 72 pl. Cet ouvrage n’a pas été terminé.
76. PETERS (Dr Wilhelm) a fait en 1843 un voyage zoologique et botanique à Saint-Paul de Loanda, dans l’Angola.
77. PETHERIC et MURIE ont envoyé à Kew des plantes récoltées sur les bords du Nil Blanc.
78. PETIT a exploré l’Abyssinie de 1839 à 1843 avec QUARTIN-DILLON. Ils débarquèrent à Adowa, d’où ils firent un premier envoi de plantes en 1840. En 1841, ils visitèrent la vallée du Mareb. C’est dans ce voyage que Quartin-Dillon mourut, enlevé par une fièvre pernicieuse.
En 1842, Petit visita le Lasta, le Choa, une partie du royaume d’Amhara, dont la capitale est Gondar. Il mourut par accident en 1843.
Les plantes de ces voyages renferment 1500 espèces, dont environ la moitié étaient nouvelles pour la science. Elles se trouvent principalement au Muséum. Des doubles ont été distribués à Kew, dans l’herbier Delessert à Genève, et dans les herbiers de MM. Cosson et de Franqueville à Paris.
Ces plantes ont été décrites par RICHARD (voy. QUARTIN-DILLON).
79. PLAYFAIR (colonel) a envoyé à Kew des spécimens de quelques arbres résineux du Somali.
80. PLOWDEN a envoyé à Kew des plantes d’Abyssinie, vers 1848.
La partie géographique de son voyage a été décrite dans son livre : _Travels in Abyssinia and the Gella country_, London, 1868, in-8o.
81. PURDIE a envoyé à Kew des plantes de la Sierra Leone.
82. QUARTIN-DILLON a exploré l’Abyssinie avec PETIT, de 1839 à 1841 (voy. PETIT). Outre les explorations qu’il a faites avec son compagnon, il a visité seul en 1840 le Samen, le royaume de Gondar et le Siré.
Les plantes du premier envoi de Quartin-Dillon et Petit ont été l’objet d’un travail de A. RICHARD : _Plantes nouvelles d’Abyssinie et de la province du Tigré_ (deux décades, extrait des _Ann. sc. nat. nov._ 1840).