Chapter 6 of 7 · 3992 words · ~20 min read

Part 6

Feuilles ovales-lancéolées, aiguës ou acuminées, raides, glabres, petites (de 5 à 8 cent. de long sur 1,5 à 2,5 cent. de large) ; pétioles très courts (2 à 3 mill.). Fleurs variables (de 0,5 à 2 cent. de long), tantôt allongées et acuminées, tantôt brusquement coniques et très courtes, axillaires, solitaires, presque sessiles ; pédicelles très courts, à peine de la longueur du pétiole, recouvert par de petites bractées alternes, imbriquées. Calice trilobé, à lobes aigus. Pétales soyeux, allongés acuminés, ou courts triangulaires. Fruit inconnu.

« In Sierra Leona, _Smeathman, Afzelius_ » (DC.).

« Sénégambie, _Perrottet_ » (H. Baillon).

DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce a été retrouvée sur les côtes du golfe de Guinée et sur les bords du Niger.

OBSERVATIONS. — Nous avons donné une description abrégée de cette plante à cause des confusions dont elle a été l’objet.

1o Cette espèce, qui est en partie l’_Unona acutiflora_ de Dunal, a été l’objet de plusieurs erreurs. M. Bentham la donne sous le nom de _X. parviflora_, tandis qu’il décrit cette dernière espèce en la nommant _X. acutiflora_. Du reste, M. Bentham, qui, je crois, n’a pas eu l’occasion de consulter les types du _X. parviflora_ recueillis par Perrottet, n’était pas certain d’avoir bien déterminé ces deux plantes, comme il le fait remarquer dans son mémoire : « I do not feel at all confident... in my having correctly identified our specimens. » La description qu’il donne du _X. acutiflora_ est en complet désaccord avec celle de Dunal.

Nous mettons ici en parallèle les caractères les plus distinctifs des deux espèces controversées :

_Unona acutiflora_ Dun. (d’après la description et la figure de Dunal). — Fleurs axillaires, presque sessiles, solitaires ; pédoncules très courts, à peine de la longueur des pétioles (2 millim. envir.), recouverts par les bractéoles imbriquées. Fleurs tantôt allongées et acuminées, tantôt brusquement coniques et très courtes, variant ainsi de 0,5 à 2 centimètres.

_Uvaria parviflora_ Guill. et Perr. (d’après la description, la figure et les échantillons de Perrottet). — Fleurs axillaires, pédonculées, réunies par 1-3 ; pédoncules de 8 à 12 millim. de long, portant 2 ou 3 bractéoles courtes, espacées. Baies peu nombreuses, grosses et courtes, en forme d’olive.

La forme des feuilles est variable et ne peut guère servir, dans une description, à distinguer les deux espèces. Les feuilles sont aiguës, obtuses ou un peu acuminées dans l’_Unona parviflora_ ; elles sont aiguës ou longuement acuminées dans l’_Uvaria acutiflora_.

Dunal a décrit les feuilles de l’_Unona acutiflora_ comme aiguës, mais M. A. de Candolle, qui décrit la plante d’après le même échantillon, les donne comme acuminées. Du reste, dans la figure de Dunal, les feuilles supérieures sont aiguës et les inférieures longuement acuminées.

Ces éléments posés, nous allons aborder la discussion des espèces de M. Bentham.

2o La plante recueillie par M. Mann à Bagroo river, décrite par M. Bentham sous le nom de _X. parviflora_ et que j’ai pu examiner au Muséum, a les feuilles longuement acuminées ; les fleurs sont presque sessiles et variables, les unes allongées, les autres très courtes, grosses et coniques, comme on en voit dans la figure de l’_Unona acutiflora_ de Dunal et comme les décrit M. Bentham, « petalis brevioribus crassioribus », au _X. parviflora_. On voit que cette plante est très différente de l’_Uvaria parviflora_ de Perrottet, qui a de longs pédoncules et des feuilles obtuses, aiguës ou rarement brièvement acuminées, tandis qu’elle s’accorde précisément avec la description de l’_Unona acutiflora_ de Dunal. Le _Xylopia parviflora_ Benth. doit donc être rapporté à l’_Unona acutiflora_ Dunal, c’est-à-dire au _Xylopia dunaliana_ Vallot.

3o M. Bentham donne, pour le _X. acutiflora_, les caractères suivants : « ... Pedicelli calyce longiores... Baccæ paucæ, 1-1 1/2 poll. longæ, 1/2 poll. crassæ. » La longueur des pédicelles et la forme du fruit suffisent à montrer que cette description s’applique à l’_Uvaria parviflora_ Guill. et Perr., et non à l’_Unona acutiflora_ Dun. M. Bentham a décrit cette espèce d’après les échantillons récoltés par Barter sur le Niger. Nous avons examiné la plante de Barter au Muséum, nous l’avons comparée aux échantillons authentiques de Perrottet, et nous avons pu nous convaincre de l’identité des deux plantes. On retrouve dans la plante de Barter, outre le même facies, les fleurs souvent agrégées par 2 ou 3 à l’aisselle des feuilles, les pédoncules longs et ne portant que 2 ou 3 petites bractées espacées, que l’on voit sur les échantillons en fruit de Perrottet. Le _Xylopia acutiflora_ Bentham doit donc être rapporté à l’_Uvaria parviflora_ Guill. et Perr., qui est aujourd’hui le _Xylopia parviflora_ Richard.

4o Dunal a représenté le fruit de l’_Unona acutiflora_ pourvu d’un pédoncule de 3 centimètres de long. Des doutes ont été émis par A. Richard sur l’authenticité de ce fruit, qui pourrait bien avoir été joint à l’_Unona acutiflora_ par suite d’une erreur d’herbier.

On sait que dans certaines Anonacées les pédoncules s’allongent à mesure que le fruit mûrit ; il faut donc, pour pouvoir trancher la question, chercher si cet allongement existe et est considérable dans les espèces voisines de celle que nous considérons.

Perrottet ne connaissait pas la fleur de l’_Unona parviflora_, mais on trouve sur ses échantillons des fruits à tous les états d’avancement, depuis le moment où la corolle vient de tomber, jusqu’à la maturité complète du fruit. En examinant les échantillons et les comparant à ceux en fleur et en fruit de Barter, nous avons pu nous convaincre que le pédicelle grossit presque sans s’allonger, à mesure que le fruit mûrit. De même, dans le _Xylopia æthiopica_, le pédoncule s’allonge très peu et le fruit est presque sessile, comme la fleur.

Il n’est donc pas probable que l’_Unona acutiflora_ Dun., dont les fleurs sont presque sessiles et assez semblables à celles du _X. æthiopica_, s’éloigne assez des espèces voisines pour avoir un fruit dont le pédoncule s’allonge énormément et deviendrait aussi long que celui du _X. parviflora_ dont les fleurs sont longuement pédonculées. De plus, la figure donnée par Dunal semble avoir été faite pour représenter un fruit de _X. parviflora_ que nous avons sous les yeux. Nous croyons donc que le fruit de l’_Unona acutiflora_ Dun. est encore inconnu, et que la figure de Dunal représente le fruit du _X. parviflora_, joint par erreur à l’échantillon de l’_Unona acutiflora_.

Le nom d’_Unona acutiflora_ s’applique dès lors à la description de la fleur d’une espèce et du fruit d’une autre espèce ; il ne peut donc subsister. Nous proposons de donner à cette espèce le nom de Dunal, qui l’avait décrite le premier, et, la rétablissant dans le genre _Xylopia_, nous l’appellerons _Xylopia dunaliana_.

5o L’_Unona oxypetala_ DC. a été signalé par plusieurs auteurs comme très voisin de l’_Unona acutiflora_ Dun. D’après de Candolle, il n’en est guère différent que par ses feuilles, aiguës dans l’_Unona acutiflora_ et acuminées dans l’_Unona oxypetala_, et par la forme de son fruit. Nous avons vu que l’_Unona acutiflora_ a souvent les feuilles acuminées ; il n’y a donc que le fruit qui diffère. Le fruit de l’_Unona oxypetala_ est inconnu, mais les cicatrices du torus montrent qu’il doit être composé de 15 à 20 carpelles, comme dans le _Xylopia æthiopica_. C’est ce grand nombre de carpelles qui empêchait de réunir l’_Unona oxypetala_. à l’_U. acutiflora_. Mais comme nous avons vu que le fruit pauci-carpellé figuré par Dunal n’appartient pas à sa plante, nous croyons pouvoir réunir l’_Unona oxypetala_ à l’_U. acutiflora_, c’est-à-dire au _Xylopia dunaliana_.

Ajoutons, en terminant, que le _X. dunaliana_ est une espèce très variable, ne se distinguant guère du _X. æthiopica_, aussi très variable, qu’en ce qu’elle est plus petite dans toutes ses parties. Certains échantillons des deux plantes sont tellement voisins, que nous ne serions pas étonné qu’on ne fût un jour obligé de les réunir en une seule espèce. Mais il faudrait pour cela avoir un plus grand nombre d’échantillons intermédiaires et connaître le fruit du _X. dunaliana_.

24. =X.= ? =polycarpa= Oliver, _Fl. trop. Afr._ I, p. 32. — _Anona ? polycarpa_ DC. _Syst. veget._ I, p. 499 ; DC. _Prodr._ I, p. 92. — _Cœlocline polycarpa_ A. DC. _Mém. Anon._ p. 33. — _Melodorum ? polycarpum_ Benth. _Linn. Trans._ t. XXIII, p. 477.

« In Sierra Leona, _Afzelius_ » (DC.).

« Sierra Leone, _Afzelius, Daniell_ » (Oliver).

DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce n’a pas été retrouvée en dehors de la Sierra Leone.

=8. MONODORA= Dunal

(Benth. et Hook. f. _Gen. pl._ I, 26).

25. =M. tenuifolia= Benth. _Linn. Trans._ t. XXIII, p. 475 ; Oliver, _Fl. trop. Afr._ I, p. 38.

Fruits en avril.

EXSICCATA. — Croît dans les lieux ombragés de Karkandy, _Heudelot_ (no 872) !

DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce se retrouve sur les côtes du golfe de Guinée, sur les rives du Niger et à Fernando-Po.

OBSERVATIONS. — On observe sur cette espèce un curieux phénomène de déviation du rameau florifère : « La fleur est portée sur le côté d’un rameau de l’année, mais elle est seule à ce niveau et placée bien au-dessous de la première des feuilles que porte ce jeune rameau. Plus tard le pédoncule s’allonge et s’épaissit, et c’est le rameau florifère qui, déjeté et relativement peu volumineux, a l’air d’être inséré sur le côté du pédoncule. » (H. Baillon, _Hist. des plantes_, I, p. 249.)

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=IV. MÉNISPERMACÉES=

(MENISPERMEÆ Juss. p. 284).

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=9. TINOSPORA= Miers

(Benth. et Hook. f. _Gen. pl._ I, 34).

26. =T. bakis= Miers in _Ann. nat. Hist._ ser. 2, t. VII, p. 38 ; Oliver _Fl. trop. Afr._ I, p. 43. — _Cocculus bakis_ Rich. _Fl. Sénég._ p. 12 pl. 4.

« Crescit in collibus arenosis ad sylvarum oras et ad sepes regni Cayor, et prope Lamsar in regno Walo » (Guill. et Perr.).

« Senegambia, _Leprieur_ ad _Heudelot_ » (Oliver).

EXSICCATA. — Lamsar, Walo, _Perrottet !_

Ad sepes Albreda, Gambie !

Sénégal, _Heudelot ! Richard !_

DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce a été retrouvée dans le Sennaar (Nubie).

=10. COCCULUS= DC.

(Benth. et Hook. f. _Gen. pl._ I, 36).

27. =C. læeba= DC. _Syst. veget._ I, p. 529 ; DC. _Prodr._ I, p. 99 ; Guill. et Perr. _Fl. Sénég._ p. 13 ; Schmidt, _Fl. Cap Verd._ p. 259 ; Hook. f. _Niger Fl._ I, p. 97 ; Oliver, _Fl. trop. Afr._ I, p. 44. — _Læeba_ Forsk. _Fl. Ægypt._ p. 172 ; Juss. _Gen._ p. 285. — _Menispermum læeba_ Delile, _Fl. Ægypt._ p. 140, pl. 51, fig. 2 et 3. — _Menispermum ellipticum_ Poiret, _Suppl._ III, p. 657. — _Cocculus ellipticus_ DC. _Syst. veget._ I, p. 526 ; DC. _Prodr._ I, p. 99. — _Epibatherium pendulum_ Forst. _Gen._ pl. 54. — _Cocculus epibatherium_ DC. _Syst. veget._ I, p. 530 ; DC. _Prodr._ I, p. 100. — _Menispermum edule_ Vahl, _Symb._ I, p. 80. — _Cocculus cebatha_ DC. _Syst. veget._ I, p. 527 ; DC. _Prodr._ I, p. 99 ; Hook. f. _Niger Fl._ p. 215.

Fleurit en septembre et octobre et de nouveau en février et mars.

« Crescit frequentissimus ubique in sabulosis Senegambiæ » (Guill. et Perr.).

« Senegambia, _Perrottet, Heudelot_ » (Oliver).

« In Senegalia » (DC.).

EXSICCATA. — Croît dans les sables du Walo, _Heudelot_ (no 529) !

Sénégal, _Perrottet_ (no 11) ! _Leprieur ! Richard ! Geoffroy !_

DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce occupe une aire très vaste. On la retrouve aux îles du Cap-Vert, dans l’Angola, dans le Bornou (Soudan), en Egypte, en Abyssinie, en Arabie et jusque dans les Indes et l’Afghanistan.

=11. CISSAMPELOS= L.

(Benth. et Hook. f. _Gen. pl._ I, 37).

28. =C. pareira= L. ; Lamk, _Illustr._ pl. 830 ; DC. _Syst. veget._ I, p. 533 ; DC. _Prodr._ I, p. 100 ; Hook. et Th. _Fl. Ind._ I, p. 198 ; Oliver, _Fl. trop. Afr._ I, p. 45. — _C. caapeba_ DC. _Syst. veget._ I, p. 536 ; DC. _Prodr._ I, p. 101. — _C. convolvulacea_ Willd. ; DC. _Syst. veget._ I, p. 536 ; DC. _Prodr._ I, p. 101. — _C. mauritiana_ Thouars ; DC. _Syst. veget._ I, p. 535 ; DC. _Prodr._ I, p. 101. — _C. orbiculata_ DC. _Syst. veget._ I, p. 537 ; DC. _Prodr._ I, p. 101. — _C. hirsuta_, _C. tomentosa_ DC. _Syst. veget._ I, p. 535 ; DC. _Prodr._ I, p. 101. — _C. microcarpa_ DC. _Syst. veget._ I, p. 534 ; _Prodr._ I, p. 101. — _C. mucronata_ A. Rich. _Fl. Sénég._ p. 11. — _C. comata_ Miers in Hook. f. _Niger Fl._ p. 215. — _C. vogelii_ Miers in Hook. f. _Niger Fl._ p. 214 (quoad pl. masc.). — _Menispermum orbiculatum_ L. — _Cocculus orbiculatus_ DC. _Syst. veget._ ; DC. _Prodr._ I, p. 98.

Fleurit en septembre et octobre.

« Crescit frequens in sylvulis regni Walo » (Guill. et Perr.).

« Senegambia, _Heudelot_, etc. » (Oliver).

EXSICCATA. — In sylvis Dagana, Ouallo, Sénégal, _Leprieur !_

In sylvis Gambiæ. Albreda, _Leprieur !_

Pays de Kombo (embouchure de la Gambie).

Dans les champs cultivés de l’île Sainte-Marie, _Hudelot_ (no 66) !

Croît dans toute la Sénégambie, _Heudelot_ (no 569) !

Sénégal, Walo, _Perrottet !_

Sénégal, _Perrottet_ (no 332) ! _Morenas ! Heudelot ! Boivin_ (no 420) !

DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce occupe une aire très vaste. Elle se trouve dans toute la région tropicale, en Afrique, en Asie et en Amérique.

=12. TRICLISIA= Benth.

(Benth. et Hook. f. _Gen. pl._ I, 39).

29. =T= ? =patens= Oliver, _Fl. trop. Afr._ I, p. 49.

Fleurit en Janvier.

EXSICCATA. — Croît au bord des eaux vives du Fouta-Djallon, _Heudelot_ (no 740) !

DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce a été trouvée à Bagroo river, sur la côte de Guinée.

OBSERVATIONS. — Les échantillons de Heudelot que j’ai pu consulter ne renferment que des inflorescences mâles, nées sur le vieux bois, sans tiges ni feuilles. Mais la forme de ces inflorescences et celle des fleurs, comparées à celles des échantillons complets de M. Mann, ne laissent aucun doute sur l’identité de cette curieuse espèce. On ne connaît pas les fleurs femelles des _Triclisia_.

=V. NYMPHÉACÉES=

(NYMPHEACEÆ DC. _Syst._ II, p. 39).

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=13. NYMPHÆA= L.

(Benth. et Hook. f. _Gen. pl._ I, 46).

30. =N. lotus= L.

β. _ortgiesiana_ Planch. _Nymph._ (_Ann. sc. nat._ sér. 3, XIX, p. 41). — _N. lotus_ L. ; DC. _Syst. veget._ II, p. 53 ; DC. _Prodr._ I, p. 115 ; Guill. et Perr. _Fl. Sénég._ p. 14 ; Palis. Beauv. _Fl. Ow. et Ben._ ; Oliver, _Fl. trop. Afr._ I, p. 52. — _N. lotus_ β. _pubescens_ Guill. et Perr. _Fl. Sénég._ p. 14. — _N. dentata_ Sch. et Thon. _Guin. pl._ II, p. 23 ; Planch. in Van Houtte _Fl. des serres_, t. 6. — _N. ortgiesiana_ Planch. _ibid._ t. 8.

Fleurit en septembre, octobre, etc.

« Crescit in paludosis provinciæ Walo Senegaliæ ad ripas fluminis » (Guill. et Perr.).

« Senegambia, _Perrottet, Brunner_ » (Oliver).

« Sierra Leone, _Whitfield_ ; Sénégambie, _Roger, Brunner_ » (Planchon).

EXSICCATA. — Isle Saint-Louis au Sénégal, _Richard !_

DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce se retrouve sur les côtes de la Guinée et du golfe de Guinée, au Congo, dans le Soudan, en Egypte, dans la région des grands lacs, à Madagascar et jusque dans les Indes.

31. =N. cærulea= Savign. _Décad. Ægypt._ III, p. 74, et _Ann. Mus. par._ I, p. 366, pl. 25 ; _Herb. amat._ pl. 338 ; DC. _Syst. veget._ II, p. 50 ; DC. _Prodr._ I, p. 144 ; Delile, _Ill. Fl. Ægypt._, pl. 62, f. 2 ; Guill. et Perr. _Fl. Sénég._ p. 15 ; Planch. in Van Houtte, _Fl. des serres_, t. 7, pl. 653 ; Planch. _Nymph._ (_Ann. sc. nat._ sér. 3, t. XIX, p. 41). — _N. cyanea_ Hortul. plurim. (non Roxb.). — _N. maculata_ Sch. et Th. _Guin. pl._ (ex descr.). — _N. rufescens_ Guill. et Perr. _Fl. Sénég._ p. 15. — _N. micrantha_ Guill. et Perr. _Fl. Sénég._ p. 16. — _N. stellata_ Oliver, _Fl. trop. Afr._ I, p. 52 (non Willd.).

Fleurit de septembre en janvier et presque toute l’année.

« Crescit in paludosis provinciæ Walo et ubique in Senegalia » (Guill. et Perr.).

« Crescit in paludosis provinciæ Walo Senegaliæ » (Guill. et Perr. sub _N. rufescens_).

« Crescit in paludosis peninsulæ promontorii Viridis prope N’Batal ; in regione Galam ; in Cayor, etc. » (Guill. et Perr. sub _N. micrantha_).

EXSICCATA. — Marais, Sénégal, _Morel !_

Marais du Carbango, _Leprieur !_

Decanbango, _Leprieur !_

N’Batal, cap Vert, _Perrottet !_

Sénégal, _Perrottet_ (no 13) ! (no 115), etc.

Sénégal, _Adanson_ (no 135, B.) !

DISTR. GÉOGR. — Cette espèce habite l’Afrique septentrionale et occidentale, tropicale et subtropicale.

OBSERVATIONS. — Cette espèce a été réunie au _N. stellata_ par M. Oliver. Après avoir étudié les nombreux échantillons de l’herbier du Muséum, nous nous rangeons à l’opinion de M. Planchon, qui conserve les deux espèces. Le _N. stellata_ est normalement plus petit dans toutes ses parties ; le _N. cærulea_ présente quelquefois des formes appauvries, à petites fleurs et à petites feuilles (_N. micrantha_ Guill. et Perr.), mais ces formes sont rares et ne sont jamais absolument semblables au _N. stellata_. Le principal caractère qui servira à distinguer le _N. cærulea_ réside dans le stigmate, qui est pourvu de 16 rayons au moins, tandis qu’il n’en a que 8-12 dans le _N. stellata_. Le _N. stellata_ a les feuilles presque toujours dentées : c’est une plante des Indes, qui ne se retrouve pas en Afrique.

32. =N. heudeloti= Planch. _Nymph._ (_Ann. sc. nat._ sér. 3, t. XIX, p. 41). — _N. stellata_ Oliver, _Fl. trop. Afr._ I, p. 52 (non Willd.).

« Senegambia, in rivulis haud altis ditionis Fouta-Dhiallon, _Heudelot_ no 844 » (Planchon).

EXSICCATA. — Croît dans les eaux courantes peu profondes du Fouta-Djallon, _Heudelot_ (no 844) !

DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce n’a pas été retrouvée ailleurs.

OBSERVATIONS. — Nous ne croyons pas qu’on puisse réunir cette espèce au _N. stellata_, auquel elle ressemble par sa petite taille et par le petit nombre de ses pétales et des rayons de son stigmate. Elle en diffère surtout par ses graines absolument lisses, tandis qu’elles sont pourvues de côtes longitudinales dans le _N. stellata_. Le même caractère sépare le _N. heudeloti_ de la forme à petites fleurs du _N. cærulea_ et du _N. abbreviata_. Il diffère aussi de ces deux espèces par son stigmate à 8-10 rayons, au lieu de 16-20, et ses fleurs à 5-8 pétales, au lieu de 10 ou un plus grand nombre.

33. =N. abbreviata= Guill. et Perr. _Fl. Sénég._ p. 16 ; Planchon, _Nymph._ — _N. stellata_ Oliver, _Fl. trop. Afr._ I, p. 52 (non Willd.).

Fleurit en mars et avril.

« Habitat in aquis stagnantibus Casamanciæ ad Kounoun, in peninsula promontorii Viridis » (Guill. et Perr.).

« Sénégal » (Planchon).

EXSICCATA. — Kounoun, cap Vert, _Perrottet !_

Sénégambie, _Perrottet !_

DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce n’a pas encore été retrouvée ailleurs.

OBSERVATIONS. — Cette espèce, très différente du _N. stellata_ par le nombre plus grand des rayons du stigmate (15 au lieu de 8-12), peut être facilement distinguée du _N. cærulea_ par ses graines, tout à fait globuleuses et munies de côtes plus saillantes.

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=VI. PAPAVÉRACÉES=

(PAPAVERACEÆ Juss. p. 236).

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=14. ARGEMONE= L.

(Benth. et Hook. f. _Gen. pl._ I, 52).

34. =A. mexicana= L. ; DC. _Syst. veget._ II, p. 85 ; DC. _Prodr._ I, p. 120 ; Guill. et Perr. _Fl. Sénég._ p. 18 ; Oliver, _Fl. trop. Afr._ I, p. 54 ; Lamk _Dict._ pl. 252.

« Crescit in sabulosis promontorii Viridis et inter rupes insularum adjacentium » (Guill. et Perr.).

« Senegambia, _Leprieur_ » (Oliver).

EXSICCATA. — In cultis. Cayor, _Leprieur !_

Toute l’année, sur les bords du fleuve. Entre Bakel et Fangalla, _Carrey_ (no 60) !

DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce est très répandue dans la région tropicale, en Afrique, en Amérique, en Asie et en Océanie. Elle se trouve aussi au Cap.

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=VII. CRUCIFÈRES=

(CRUCIFERÆ Juss. p. 237).

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=15. NASTURTIUM= Br.

(Benth. et Hook. f. _Gen. pl._ I, 59).

35. =N. humifusum= Guill. et Perr. _Fl. Sénég._ p. 19 ; Oliver, _Fl. trop. Afr._ I, p. 58.

Fleurit de novembre à mars.

« Crescit copiose in inundatis argillosis prope _la Sénégalaise_ et circa rivum dictum _Marigot de N’ghiang_, in regno Walo » (Guill. et Perr.).

« Senegambia, _Heudelot, Perrottet_ » (Oliver).

EXSICCATA. — Terrains inondés du Walo, _Leprieur !_

Marigot de N’ghiang (Walo), _Perrottet !_

Crescit in inundis prope la Sénégalaise, _Perrottet !_

Croît dans les ravins du Bondou après la retraite des eaux, _Heudelot_

DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce a été retrouvée dans l’Angola.

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=VIII. CAPPARIDÉES=

(CAPPARIDEÆ Juss. p. 474).

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=16. CLEOME= L.

(Benth. et Hook. f. _Gen. pl._ I, 105).

36. =C. monophylla= L. ; DC. _Prodr._ I, p. 239 ; Guill. et Perr., _Fl. Sénég._ p. 21. — _C. subcordata_ Steud. in Schimper, _Pl. Abyss._ — _C. cordata_ Burch. _Catal._ no 2374 ; DC. _Prodr._ I, p. 239.

Fleurit en août, septembre et octobre.

« Crescit in collibus siccis prope Dagana in Walo » (Guil. et Perr.).

« Senegambia, _Perrottet_ » (Oliver).

EXSICCATA. — Croît sur les hauteurs de Kouma, _Heudelot_ (no 425) !

Croît dans les lieux humides du pays de Galam, _Heudelot_ (no 125) !

Sénégal, _Perrottet_ (no 28) !

DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce est répandue dans toute l’Afrique tropicale et méridionale. Elle se retrouve dans les Indes.

37. =C. tenella= L. f. ; DC. _Prodr._ I, p. 240 ; Oliver _Fl. trop. Afr._ I, p. 78. — _C. angustifolia_ Forsk. _Ægypt._ p. 120 ; DC. _Prodr._ I, p. 241 ; Guill. et Perr. _Fl. Sénég._ p. 21. — _C. filifolia_ Vahl, _Symb._ I, p. 48.

Fleurit de septembre à mars.

« Crescit frequens in sabulosis Walo » (Guill. et Perr.).

« Senegambia, _Perrottet, Hussenot_ » (Oliver).

EXSICCATA. — Terrains sablonneux du bas Sénégal, _Leprieur !_

In cultis sabulosis prope Dagana (Walo), _Leprieur !_

Sénégal (Walo), _Perrottet !_

Sénégal, _Richard ! Leprieur ! Perrottet_ (no 29), (no 131) ! _Heudelot_ (no 429) ! _Adanson_ (no 19, A.) !

DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce se retrouve en Éthiopie, sur la côte de Zanzibar et dans les Indes.

38. =C. ciliata= Sch. et Th. _Guin. pl._ II, p. 68 ; Oliver, _Fl. trop. Afr._ I, p. 78. — _C. guineensis_ Hook. f. _Niger Fl._ p. 218. — _C. triphylla_ L. (pro parte). — _Gynandropsis triphylla_ DC. _Prodr._ I, p. 237 (pro parte).

Fleurit d’octobre en janvier.

« In Senegalia » (DC.).

« Sierra Leone, _Vogel_ ; Senegal » (Hooker).

« Senegambia, Sierra Leone, _T. Vogel_ » (Oliver).

EXSICCATA. — Sénégal, _Perrottet !_

Croît aux environs du rio Nunez, _Heudelot_ (no 625) !

DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce se retrouve sur la côte de Guinée et du golfe de Guinée, sur les rives du Niger, au Gabon, dans l’Angola et aux îles du Cap-Vert.

39. =C. viscosa= L. ; Oliver, _Fl. trop. Afr._ I, p. 80. — _Polanisia viscosa_ DC. _Prodr._ I, p. 242. — _Cleome icosandra_ L. — _Polanisia icosandra_ Wight et Arn. _Prodr. fl. penins. Ind. or._ I, p. 22, pl. 2. — _P. orthocarpa_ Hochst. in Webb _Fragm. Æth._ p. 23.

Fleurit de juillet à octobre.

EXSICCATA. — In arvis Walo, _Leprieur !_

Sur les hauteurs derrière Kouma, _Heudelot_ (no 426) !

DISTRIB. GÉOGR. — Cette espèce se retrouve dans le Soudan, la Nubie, le Kordofan et à l’île Bourbon. Elle est commune dans les Indes et s’étend jusqu’à la Chine et l’Australie.

=17. GYNANDROPSIS= DC.

(Benth. et Hook. f. _Gen. pl._ I, 106).

40. =G. pentaphylla= DC. _Prodr._ I, p. 238 ; Oliver, _Fl. trop. Afr._ I, p. 82. — _Cleome pentaphylla_ L. Guill. et Perr. _Fl. Sénég._ p. 20 ; _Bot. Mag._ pl. 1681. — _C. denticulata_ DC. _Prodr._ I, p. 238. — _C. acuta_ Sch. et Th. _Guin. pl._ II, p. 67.

Fleurit eu septembre, octobre, etc.