Part 3
La totalité des récoltes des deux voyageurs a été décrite plus tard dans : RICHARD, _Tentamen Floræ Abyssiniæ, seu Enumeratio plantarum hucusque in plerisque Abyssiniæ provinciis detectarum_, Paris, 1845-50, 2 vol. in-8o et atlas in-fol. de 102 pl. Cet ouvrage fait partie du _Voyage en Abyssinie exécuté pendant les années 1839, 1840, 1841, 1842, 1843, par une commission scientifique..._ par LEFÈVRE, Paris, 1845-50, 6 vol. in-8o et atlas in-fol. 202 pl.
83. REVOIL (Georges), qui avait déjà visité à deux reprises la côte du Somali en 1878 et 1879, a été chargé en 1880, par le ministre de l’instruction publique, d’une mission scientifique dans les mêmes régions.
Les plantes qu’il a rapportées de ce voyage se trouvent au Muséum.
Elles ont été décrites par M. A. FRANCHET : _Sertulum somalense_, Paris, 1882, in-8o, 6 pl.
84. RICH, botaniste de l’expédition américaine aux terres antarctiques sous les ordres du capitaine Wilkes, a rapporté 60 espèces des îles du Cap Vert. Je ne sais où se trouvent ces plantes.
85. RICHARD, jardinier à Saint-Louis du Sénégal, a récolté dans les environs de cette ville des plantes qui se trouvent dans l’herbier de Laurent de Jussieu au Muséum, dans celui de M. de Candolle à Genève, dans l’herbier Gay à Kew et dans l’herbier général du Muséum.
Ces plantes ont été décrites dans le _Prodromus_ et dans la _Flore du Sénégal_ de Guillemin et Perrottet.
86. RIFAUD (J. J.), de Marseille, a rapporté des dessins de plantes et un herbier recueilli en Égypte et en Nubie de 1805 à 1827. Je ne sais ce que sont devenues ces plantes.
Il a publié son voyage sous le titre suivant : _Voyage en Égypte, en Nubie et autres lieux circonvoisins, de 1805 à 1827_, Paris, 1830. Cet ouvrage devait se composer de 5 volumes in-8o de texte et de 3 volumes in-fol. de 100 planches chacun, mais il n’a pas été terminé. Le texte n’a pas été publié, et la publication des planches s’est arrêtée à la 26e livraison. L’ouvrage se compose uniquement de 120 planches, dont 6 de botanique.
87. ROBB a envoyé à Kew des plantes d’Old Calabar river.
88. ROCHET D’HÉRICOURT a rapporté des plantes de Choa, en Abyssinie. Elles se trouvent au Muséum et chez M. Cosson à Paris.
Il a publié son voyage sous le titre de : _Second voyage sur les deux rives de la mer Rouge, dans le pays des Adels et le royaume de Choa_, Paris, 1846, 16 pl.
89. ROTH a récolté en Abyssinie, en 1841-42, des plantes qui ont été distribuées par la Compagnie des Indes.
Ces plantes se trouvent à Kew et au Musée ducal d’histoire naturelle à Oldenbourg, où se trouve l’herbier de Roth.
90. ROUSSILLON, médecin français, a herborisé au Sénégal en 1789-90, probablement dans les environs de Saint-Louis.
Ses plantes se trouvent dans l’herbier de Laurent de Jussieu au Muséum, dans l’herbier Gay à Kew, dans l’herbier Delessert à Genève, et dans celui de M. de Candolle à Genève.
Ces plantes ont été publiées par de Candolle dans le _Prodromus_.
91. RUPPEL (Dr Edward) a fait plusieurs voyages en Égypte et en Nubie, de 1817 à 1825. Après son premier voyage en Égypte en 1817, il fit un voyage dans l’Arabie Pétrée en 1822, puis il visita le Fayoum et remonta dans la haute Égypte jusqu’à Qoceyr. En 1823, il visita le Nouveau-Dongolah, Napata près de Barkal, le désert d’Amboukol, Chendy, Gourkab, et retourna au Caire. Revenu en Nubie en 1824, il visita la province de Sokkot, et se rendit dans le Kordofan, à Obeïd, la capitale, où il séjourna deux mois. Il revint au Caire en 1825, et, après quelques voyages dans la basse Égypte, il retourna en Europe.
Ses plantes se trouvent au musée Senkenberg de Francfort.
Il a publié ses voyages botaniques sous le titre de : _Reise in Nubien, Kordofan und dem Peträischen Arabien, vorzüglich in geographisch-statistischer Hinsicht_, Frankfurt, 1829, in-8o, 12 pl. Il a aussi publié : _Reisen in Abyssinien_, Frankfurt, 1838-1840, 2 vol. gr. in-8o, 10 pl. in-fol.
92. SABATIER (Louis) se joignit en 1840 à une expédition ordonnée par le vice-roi d’Égypte, à la recherche des sources du Nil Blanc. L’expédition, commandée par M. l’ingénieur Arnaud, partit de Khartoum en 1840, y revint en 1841 pour se ravitailler, et repartit pour relever les détails. Elle parcourut le Nil Blanc sur un développement de 518 lieues et arriva presque jusqu’au lac Albert, alors inconnu. Malheureusement M. Arnaud fit naufrage sur le Nil, et ses plantes furent perdues ; mais celles qu’avait récoltées M. Sabatier sont parvenues en bon état.
Ces plantes sont conservées au Muséum ; des doubles se trouvent dans l’herbier Delessert à Genève.
93. SALT (Henri) a exploré deux fois l’Abyssinie, en 1805 et en 1810.
Dans son premier voyage, après avoir accompagné lord Valentia, dont il était secrétaire, dans les Indes et sur le littoral de la mer Rouge, il partit en 1805 de Massaouah. Son intention était de se rendre à Adowa dans le royaume de Tigré. Il se dirigea vers Arkiko et Dixan, franchissant la montagne de Taranta et séjournant à Dixan. Arrivé à Adowa en passant par Antalow, il fit une excursion à Axum et revint à Antalow. Puis il retourna à Massaouah, près d’Arkiko, et de là en Angleterre.
Il repartit en 1809, visita les établissements du canal de Mozambique, et pénétra de nouveau en Abyssinie en 1810 ; il fit un séjour à Antalow et pénétra dans l’intérieur jusqu’au Tacazzé. Il partit ensuite pour les Indes, d’où il revint en Europe.
Les plantes de Salt se trouvent dans l’herbier Delessert et au British Museum.
Il a publié son voyage dans : _Voyage to Abyssinia, and Travels into interior part of that country in the years 1809 and 1810_, London, 1814, gr. in-4o, fig. Un appendice botanique a été fait par R. BROWN. — _Voyage en Abyssinie en 1809 et 1810_, traduit par Henry, Paris, 1816, 2 vol. in-8o et atlas in-4o de 33 planches. — _Voyage en Abyssinie, extrait des voyages de lord Valentia_, traduit par Prévost, Genève et Paris, 1812, 2 vol. in-12.
94. SCHIMPER a exploré l’Abyssinie de 1836 à 1840. Il débarqua à Massaouah en 1836, explora Haley, et, après de nombreuses difficultés, s’établit à Adowa, dans le Tigré. De 1837 à 1840, il herborisa autour d’Adowa, dans les districts de Memsah, Haramat, de Sana, d’Agam, de Moda, de Siré, de Tacazzé, de Samen, de Choa et de Woggera. Il explora dans le Samen les monts Bachit, Aber, Silke et Deggen.
Les collections rapportées d’Abyssinie par Schimper renferment 1250 espèces, dont 802 étaient nouvelles. Ces collections, composées de nombreux échantillons, ont été distribuées dans un grand nombre d’herbiers. Elles se trouvent principalement au Muséum, à Kew et dans l’herbier Delessert à Genève. Des doubles des plantes d’Égypte se trouvent dans les herbiers de MM. Cosson à Paris, de Candolle à Genève, de Franqueville à Paris et à l’Université de Leipzig. Des doubles des plantes d’Abyssinie se trouvent dans les herbiers de MM. Boissier à Genève, Cosson à Paris, de Candolle à Genève, dans l’herbier Delessert à Genève, dans l’herbier du grand-duc à Carlsruhe, dans les herbiers de Kiel, du Musée d’histoire naturelle de Nancy, du Musée de l’État à Bruxelles (565 espèces), du Jardin botanique d’Édimbourg (1168 espèces), de M. de Franqueville à Paris, du Musée royal de Munich, de Cesati, du Musée d’histoire naturelle de Neufchâtel, du Jardin botanique de Saint-Pétersbourg (2000 espèces), de l’Académie des sciences de Saint-Pétersbourg (1000 espèces), du Jardin botanique de Leyde, du Jardin botanique de Turin, du Musée Palatin à Vienne, de l’Université de Leipzig, du Jardin botanique de Zurich, de l’Université de Göttingue (1600 espèces), de la Société industrielle de Mulhouse.
On trouvera dans le _Flora_ une notice sur les plantes de Schimper par A. BRAUN (_Flora_, 1843, p. 730). Ces plantes ont été décrites par FRESENIUS, dans _Beiträge zur Flora von Abyssinien_, Frankfurt, 1837-45, in-4o, 5 pl. (_Abhandlungen der Senkenberg Naturforsch.-Gesellschaft von Museum Senkenbergianum_, II, p. 103, et III, p. 61). — Divers mémoires ont été publiés sur les collections de Schimper : A. GARCKE, _Plantæ abyssinicæ collectionis nuperrime Schimperianæ enumeratæ_ (_Linnæa_, t. VI, p. 183). — W. VATKE, _Labiatæ abyssinicæ collectionis nuperrime Schimperianæ enumeratæ_ (_Linnæa_, t. XXXVII, p. 313-332), 1871-72. — W. VATKE, _Plantæ abyssinicæ collectionis nuperrime (1863-68) Schimperianæ enumeratæ_ (_Linnæa_, 1874-75-76).
95. SCHMIDT (Dr Johann Anton) a fait une exploration assez complète des îles du Cap-Vert, pendant un séjour de neuf semaines entièrement consacré aux herborisations.
Ses plantes se trouvent au Musée Palatin à Vienne et dans l’herbier de M. Wigand à Marburg.
Au retour de son voyage, Schmidt a publié l’ouvrage suivant : _Beiträge zur Flora der Cap Verdischen Inseln. Mit Berücksichtigung aller bis jetzt daselbst bekannten wildwachsenden und kultivirten Pflanzen_, Heidelberg, 1852, in-8o.
96. SCHŒNLEIN a récolté au cap Palmas des plantes qui ont été décrites dans : KLOTZSCH, _Philipp Schœnlein’s botanischer Nachlass auf Cap Palmas_ (_Abhandl. der königl. Akad. der Wissensch. zu Berlin_, 1856), Berlin, 1857, in-4o, 4 pl.
97. SCHWEINFURTH (Dr) a fait plusieurs voyages en Nubie et en Abyssinie. Il a visité principalement la Nubie, le haut Nil, le Sennaar, les environs de Gallabat en Abyssinie, le pays de Bongo, le Mombuttu au sud des Niamniam, pays situé à l’ouest du Nil Blanc, etc.
Les nombreuses plantes qu’il a rapportées de ses voyages se trouvent dans les herbiers de Kew, de M. Boissier à Genève, de M. Cosson à Paris (env. 1000 esp.), du cardinal Haynald à Kolocza, du Jardin botanique de Saint-Pétersbourg (650 espèces), de l’Académie impériale de Saint-Pétersbourg (680 espèces), du Musée Palatin à Vienne.
Le Dr Schweinfurth a décrit lui-même un grand nombre de ses plantes dans les ouvrages suivants : _Beitrag zur Flora Æthiopiens_, Berlin, 1867, gr. in-4o, 4 pl. — _Novæ Species Æthiopiæ. Neue Pflanzenarten von Stendner und Schweinfurth in Nubien und Abyssinien gesamm_. Wien, 1868, in-8o. — _Plantæ quædam niloticæ in itinere cum Bar. de Barnim a R. Hartmanno collectæ_, Berlin, 1862, in-4o, 16 pl. — _Esquisse générale de la géographie des plantes du bassin du Nil et des rives de la mer Rouge_ (_Archives de géographie_ [_Mittheilungen_] _de Petermann_, avril 1868). — _Früchte des Xylopia æthiopica_ L. _gesammelt im Niamniam-Lande_ (_Sitzungsber. der Gesellsch. naturf. Freunde zu Berlin_, p. 94-95), 1872. — Une notice a été publiée par P. ASCHERSON : _Berichte der Afrikareisenden Dr G. Schweinfurth über die Culturpflanzen der Niamniam und der Mombuttu, Volkstämme, die in Innerafrika vohnen_ (_Zeitschr. der Gesellsch. für Erdk. zu Berlin_, t. VI, B.), 1871.
Les divers voyages du Dr Schweinfurth ont été décrits plus ou moins complètement dans un grand nombre d’articles de journaux géographiques. A son retour, il les a publiés en langue allemande et réunis en volume : _Im Herzen von Africa, Reisen und Entdeckungen im centralen Æquatorial-Africa während der Jahre 1868 bis 1871_, Leipzig, in-8o. Cet ouvrage a été traduit en anglais : _The Heart of Africa, or three year’s Travels and Adventures in the unexplored regions of central Africa_, translated by Ellen E. Frewer, London, 1874, 2 vol. in-8o.
98. SIEBER envoya au Sénégal un collecteur du nom de Schmidt (est-ce le même que l’explorateur des îles du Cap-Vert ?), qui a rapporté une petite quantité de plantes. Ces plantes ont été distribuées à plusieurs botanistes.
Elles se trouvent dans l’herbier Delessert à Genève, à l’Université de Leipzig, au Musée Palatin à Vienne, et aussi probablement dans l’herbier de Sieber, qui appartient à M. Van Heurck, à Anvers.
Plusieurs de ces plantes ont été publiées par Reichenbach. Guillemin et Perrottet en ont aussi décrit une partie dans leur _Flore du Sénégal_.
99. SMEATHMAN, vers la fin du siècle dernier, a réuni un herbier assez considérable aux environs de la Sierra Leone.
Ses plantes se trouvent au British Museum, dans l’herbier de M. de Candolle à Genève (200 espèces) et un petit nombre au Muséum.
100. SMITH (le prof. Christian) fit partie de la malheureuse expédition entreprise en 1816 sous le commandement du capitaine Tuckey, pour reconnaître le cours du Congo. Le capitaine Tuckey et tous les savants qui composaient l’expédition y moururent. Christian Smith avait herborisé aux îles du Cap-Vert et ensuite sur les rives du Congo, que l’expédition avait remonté jusqu’à 280 milles de la côte.
Ses plantes, rapportées par David Lockart, le seul des savants qui ait survécu, se trouvent à Kew.
Elles ont été décrites dans : R. BROWN, _Observations systematical and geographical on the Herbarium collected by professor Christian Smith in the vicinity of Congo, during the expedition to explore that river under the command of capt. Tuckey in the year 1816_, London, 1818, in-4o. Ce travail forme un appendice à l’ouvrage suivant : TUCKEY, _Narrative of an expedition to explore the river Zaire_, etc. London, 1818, gr. in-4o, fig. Cet ouvrage a été traduit en français : TUCKEY, _Relation d’une expédition entreprise en 1816 pour reconnaître le Zaïre..., suivie du journal du professeur Smith_, Paris, 1818, 2 vol. in-8o et atlas in-4o.
101. SOYAUX (Herman) a fait, de 1873 à 1876, un voyage dans le Congo et l’Angola.
Après avoir remonté le cours du Kuilu, petit fleuve un peu au nord du Congo, il a suivi la côte par terre jusqu’à Landaha, dont il a exploré les environs. Il s’est ensuite embarqué pour Saint-Paul de Loanda, où il est arrivé après avoir touché à Banana à l’embouchure du Congo, à Mangue grande, Ambrisette et Ambris. Il a ensuite remonté le fleuve Kuanza jusqu’à Pungo-Adungo, dont il a exploré les environs, et il est retourné à Saint-Paul de Loanda.
M. Soyaux a étudié dans son voyage les productions végétales du pays. Il a publié son voyage en langue allemande : _Aus West-Africa, 1873-1876. Erlebnisse und Beobachtungen_, Leipzig, 1879, 2 vol. in-8o, carte. — _Vegetations-Skizzen von der Loango-Küste_ (_Zeitschr. der Ges. für Erdkunde in Berlin_, t. X, Heft 1, p. 62).
102. SPEKE et GRANT ont rapporté de leur célèbre voyage au lac Victoria, en 1860-63, un grand nombre de plantes qui ont été récoltées principalement dans l’Uganda et le Karagué, à l’ouest du lac Victoria, et à Madi, au nord de ce lac, sur les bords du Nil Blanc.
Ces plantes se trouvent à Kew.
Elles ont été décrites dans : GRANT and OLIVER, _Botany of the Speke and Grant expedition, an Enumeration of the plants collected during the journey of the late captain J. H. Speke and captain J. A. Grant from Zanzibar to Egypt. The determinations and descriptions by professor Oliver and others connected with the herbarium Royal Gardens Kew ; with an introductory Preface, alphabetical List of native names, and Notes by colonel Grant_ (_Trans. Linn. Soc. of London_, t. XXIX et suiv.), London, 1872-75, in-4o, 128 pl. Le journal de Speke a été publié par lui-même sous le titre suivant : _Journal of the discovery of the source of the Nile_, Edinburgh and London, 1863, in-8o. Un appendice (pp. 625-658) contient la liste des plantes récoltées par le capitaine Grant entre Zanzibar et le Caire.
La partie géographique du voyage de Speke et Grant a été traduite et résumée plusieurs fois.
103. STENDNER a envoyé à Kew des plantes de Boghos, en Abyssinie.
104. TEDLIE a envoyé à Kew des plantes du pays des Ashantees, sur la côte de Guinée.
105. THOMSON (le Rev. W. C.) a récolté à Old Calabar river des plantes qui se trouvent à Kew.
Une notice a été publiée sur quelques-unes de ces plantes par M. OLIVER : _On four new genera of plants of Western tropical Africa, belonging to the natural order Anonaceæ, Olacineæ, Loganiaceæ and Thymeleaceæ, and on a new species of Paropsia_ (_Proceed. Linn. Soc._ t. VIII, pp. 158-162.)
106. THONNING, conseiller d’État en Danemark, séjourna trois ans en Guinée, sur la côte d’Or, et explora principalement les environs d’Acra et ceux d’Aquapim sur le rio Volta.
Presque toutes ses plantes ont été décrites en détail sur les lieux. Son herbier a été détruit en 1807 au bombardement de Copenhague, mais il avait communiqué une partie de ces plantes à Vahl et à Schumacher.
Ces plantes se trouvent au Muséum dans l’herbier de Laurent de Jussieu, au Jardin botanique de Copenhague dans l’herbier de Schumacher, et dans l’herbier de Schouw et Hornemann à Copenhague.
Elles ont été décrites dans : SCHUMACHER, _Beskrivelse af Guineiske Planter som ere fundne af danske botanikere, især af Etatsraad Thonning_, Kjöbenhavn (Copenhague), 1827, in-4o (publié dans les _Mémoires de l’Académie des sciences de Copenhague_, t. IV, et tiré à part ; texte danois, descriptions en latin).
107. TINNÉ (Mmes Henriette, Alexandrine et Adrienne) ont rapporté des plantes de leur exploration au Bahr el Ghazal, près du lac Tchad, de 1861 à 1864.
Ces plantes ont été décrites dans : KOTSCHY et PEYRITSCH, _Plantæ Tinneanæ, sive Descriptio plantarum in expeditione Tinneana ad flumen Bahr el Ghazal ejusque affluentias in sept. interioris Africæ parte collectarum_, Vindobonæ (Vienne), 1867, in-folio 27 pl. ; — ed. A. Kanitz, Regensburg, 1868, in-8o. — J. A. TINNE, _Seeds of Telfairia pedata, which are being imported from Africa for yielding oil_ (_Trans. botan. Soc. of Edinb._, t. XI, p. 84).
108. TURNER (Miss) a rapporté de la Sierra Leone des plantes qui se trouvent dans l’herbier de Kew.
109. VAHL (Martin), un des élèves les plus distingués de Linné, entreprit vers 1782 un voyage scientifique aux frais du roi de Danemark, et visita une partie de la Barbarie. Il explora aussi, probablement dans le même voyage, les côtes de Guinée.
Son herbier est conservé au Musée d’histoire naturelle de Copenhague. Des doubles se trouvent dans l’herbier de Jussieu au Muséum et dans celui de M. de Candolle à Genève.
Une partie de ses plantes ont été décrites par DE CANDOLLE dans le _Prodromus_.
Vahl a décrit un certain nombre de plantes recueillies par Thonning et Isert sur la côte de Guinée dans l’ouvrage suivant : _Enumeratio plantarum vel ab aliis, vel ab ipso observatarum, cum earum differentiis specificis, synonymis selectis et descriptionibus succinctis_, Havniæ, 1804-1805, 2 vol. in-8o.
110. VOGEL (Edward), envoyé dans le Soudan en 1854 pour retrouver Barth, a traversé le Sahara par Aghadem, et a exploré les environs de Kouka, capitale du Bornou, près du lac Tchad et les provinces voisines.
Après le retour en Europe de Barth, qui rapporta en Europe quelques plantes recueillies par lui, Vogel s’enfonça à l’est dans le Waday, où il fut assassiné.
Ses plantes se trouvent à Kew.
La partie géographique de son voyage a été résumée par MALTE-BRUN : _Résumé historique de l’exploration faite dans l’Afrique centrale de 1853 à 1856_, Paris, in-8o.
111. VOGEL (Théodore)[7] faisait partie de l’expédition du Niger organisée par la Société de civilisation africaine en 1841. Il herborisa à Madère, aux îles du Cap-Vert, à la Sierra Leone, à Cape-Coast, dans la Guinée supérieure, ensuite à Acra et au cap Noun, puis sur les rives du Niger, qu’il remonta jusqu’à une grande distance de la côte. Au retour, la fièvre l’emporta à Fernando-Po.
Ses plantes sont conservées à Kew, dans l’herbier de sir W. Hooker. Des doubles se trouvent chez M. Cosson, à Paris.
Ces plantes ont été décrites dans : _Niger Flora, or Enumeration of the Plants of West tropical Africa, collected by the late Dr Th. Vogel, botanist of the Niger expedition of 1841 ; including Spicilegia Gorgonea by_ B. P. WEBB, _and Flora Nigritiana by_ J. D. HOOKER _and_ Geo. BENTHAM, London, 1849, in-8o, 50 pl.
112. WAWRA a fait en 1857-58 un voyage sur la côte de Benguela. Ses plantes se trouvent au Musée Palatin à Vienne.
Elles ont été décrites dans : Dr HEINRICH WAWRA und J. PEYRITSCH, _Sertum Benguelense. Aufzählung und Beschreibung der auf der Expeditionsfahrt Sr M. Corvette « Carolina », an der Küste von Benguela von Dr H. Wawra gesammelten Pflanzen_, Vienne, 1860.
113. WELWITSCH (Dr) a fait, sous les auspices du gouvernement portugais, plusieurs voyages sur la côte occidentale de l’Afrique. Il a visité rapidement l’île Saint-Thomas et l’embouchure du Congo. Il a exploré avec soin, dans l’Angola, les environs d’Ambris, de Saint-Paul de Loanda, de Pungo-Adungo, de Golungo Alto, de Cazengo, etc. Dans un autre voyage, il a pénétré dans le Benguela, où, après avoir visité les environs de Mossamedes, il a exploré le plateau élevé de Huilla.
Ses plantes se trouvent à l’Institut polytechnique de Lisbonne, à Kew, au British Museum, au Muséum, dans l’herbier de M. de Candolle à Genève et dans l’herbier de M. Welwitsch.
M. Welwitsch a publié ses plantes dans les ouvrages suivants : _Apontamentos phytogeographicos sobre a Flora da provincia de Angola_ (_Boletin e Annaes do Conselho utra-marino_, déc. 1858), Lisboa, 1858, in-8o. — _Diagnoses plantarum novarum in Angola et Benguela collectarum_, London, 1865, in-8o. — _Sertum Angolense, seu stirpium novarum vel minus cognitarum in itinere per Angolam et Benguelam observatarum descriptiones_ (_Trans. Linn. Soc._ t. XXVII), London, 1869, in-4o, 26 pl. — _Lettre du Dr Welwitsch à M. Alphonse de Candolle sur la végétation du plateau de Huilla, dans le Benguela_ (_Bibliothèque universelle_ [_Archives des sc. phys. et nat._], juillet 1861), Genève. — Une autre lettre avait été publiée dans le même recueil en 1859, p. 279.
Des notices ont été publiées par différents auteurs : B. SEEMANN, _Welwitschii iter angolense. Bignoniacearum a cl. F. Welwitsch in Africæ æquinoctialis territorio angolensi collect. Descriptio_ (_Journ. of Botany_, 1865, p. 329-337, 6 pl.). — OLIVER, _On the Lentibularieæ collected in Angola by Dr Welwitsch, with an Enumeration of the African species_ (_Proceed. Linn. Soc._ t. IX. pp. 114-156, 1865). — CASPARY, _Nympheaceæ a Frederico Welwitsch in Angola lectæ_ (_Journ. d. sc. math. phys. e nat. d. Lisboa_, t. IV, p. 312-327).
114. WHITFIELD a rapporté des plantes de la Gambie et de la Sierra Leone. Ces plantes se trouvent dans l’herbier de Kew.
115. Nous ajouterons ici quelques ouvrages trop généraux pour entrer dans l’énumération précédente, ou qui ne nous ont pas paru se rapporter assez spécialement à un des voyageurs indiqués.
ASCHERSON (P.), _Botanische Ergebnisse der deutschen Expedition nach West-Africa_ (_Sitzungsber_. Brandenburg, 1876, p. 33).
ASCHERSON (P.), _Ueber die Frucht von Xylopia_ (_Habzelia_ DC.) _æthiopica_ A. Rich., _und über einige Pflanzen aus Nord und Central-Africa_ (_Sitzungsber_. Berlin, 1876).
BAKER (J. G.), _Plants of Kilimanjaro_ (_Journ. of Bot._ 1872, p. 235-236).
BARBEDOR, _Note sur la faune et la flore du Gabon_ (_Bull. Soc. géogr._ juill. 1869).
BASTIAN (A.), _Pflanzenwelt der Loango-Küste_ (_Lotos_, 24ster Jarhrg. p. 229).
BENTHAM (G.), _On African Anonaceæ_ (_Linn. Trans._ t. XXIII, p. 463), in-4o, 5 pl.
BOLLE (C.), _Die Vegetationsverhältnisse des Fajum_ (_Sitzungsber_. Brandenburg, 1876, p. 57-59).
BUCHANAN (J.), _Notes on the Flora of the neighbourhood of Blantyre, shire Highlands, central Africa_ (_Bot. Soc. Edinburgh_, 1877).
DELCHEVALERIE (G.), _La Végétation des sources du Nil dans l’Afrique équatoriale_ (_Belg. hortic._ 1876, p. 206-213).
DELCHEVALERIE (G.), _Note sur la végétation des provinces égyptiennes du Soudan et des côtes de la mer Rouge_ (_Belg. hortic._ 1876, p. 308).
HAGGENMACHER, _Reise in Somali-Lande (Vegetation)_ (_Petermann’s geogr. Mitth._ Ergänzungsband X, p. 15).
HIERN, _On the Peculiarities and Distribution of Rubiaceæ in tropical Africa_ (_Journ. Linn. Soc._ t. XVI, p. 248).
HOCHSTETTER, _Nova genera plantarum Africæ tum australis, tum tropicæ borealis_, Regensburg, 1842, in-8o.
HOOKER (J. D.), _Illustration of the Floras of the Malayan Archipelago and of tropical Africa_ (_Linn. Trans._ t. XXIII, p. 155), in-4o, 9 pl.
HOOKER (J. D.), _On the subalpine Vegetation on Kilima-Njaro, E. Africa_ (_Journ. Linn. Soc._ t. XIV, p. 141).
MOSELEY (H. N.), _Notes on plants collected at Saint-Vincent, Cape Verde (July 27th to August 4th 1873)_ (_Journ. Linn. Soc._ t. XIV, p. 450).
NAUMANN (F.), _Bericht über die botanische Sammlungen und Beobachtungen, welche auf der Reise S. M. S. Gazelle bis zum Kap. der guten Hoffnung gemacht worden sind_ (_Zeitschr. Ges. für Erdkunde Berlin_, 1876, p. 74).
OLIVER, _On five new genera of West tropical Africa_ (_Journ. Linn. Soc._ 1865, t. IX, p. 170).
PFUND, _Botanische Reisebr. auf Kordofan und Darfur Hrsg. von Friedrichsen_, Hamburg, 1878, in-8o.
ROSCHER (G.), _Ueber die Pflanzenwelt Westafrika’s Isis_, 1874, p. 48.
SABINE, _Some Account of the edible fruits of Sierra Leone_ (_Horticultural Trans._), London, 1824.