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CHAPITRE V

A GHADAMÈS (_suite_)

6 septembre.

Autrefois, les Beni Oulid et les Beni Ouazit étaient ennemis ; aujourd’hui encore, ils sont loin d’être amis, et leur inimitié s’est seulement transformée en jalousie. Encore aujourd’hui, les Beni Oulid ont l’ouest, c’est-à-dire voyagent à Tunis et au Souf ; les gens de ces contrées viennent aussi à eux. Ils ont aussi Douirat et Nalout. Les Beni Ouazit, au contraire, vont à Tripoli et dans l’est et les gens de ces contrées viennent descendre dans leur quartier.

On prétend maintenant que les seuls individus atteints de fièvres à Ghadāmès les ont emportées soit de Derdj (les soldats), soit de Ouargla et du Fezzan. Ceci expliquerait ce phénomène qui est singulier vu l’élévation de Ghadāmès et la nature de son terrain[278].

On m’apporte une inscription latine. Elle est gravée sur une plaque de grès assez tendre, rougeâtre ; le fac-similé que j’en ai fait est exact ; elle ne présente, du reste, guère de difficultés pour la lecture des lettres, même de celles des deux mots qui ont été martelés. L’endroit d’où provient cette inscription, et que j’ai été voir aujourd’hui, contient les fondations d’un édifice, sûrement l’un des « castrorum » indiqués dans le texte de l’inscription[279]. Cet endroit peut être déterminé de la manière suivante : En tirant une droite d’El- Esnām à la pointe des jardins que j’ai relevés sur la gauche en venant de Sidi Maabed, les fondations dans lesquelles on a déterré l’inscription sont à peu près au milieu des deux points. Malheureusement, cette inscription est incomplète. Je n’en ai sous les yeux qu’une moitié, c’est-à-dire le milieu, auquel il manque les deux côtés. Les côtés cassés, surtout celui de gauche, ont été polis et travaillés, comme si on s’était servi de cette pierre pour une bâtisse plus récente.

[Illustration : INSCRIPTION ROMAINE TROUVÉE A GHADAMÈS.

Hauteur de la pierre, 0m,52. — Largeur, 0m,26.

Les lettres des deux premières lignes ont 1 centimètre de plus que les autres. Le trait de la gravure est brisé partout où il y a eu martelage.]

Je dessine les chapiteaux des colonnes de la place d’El-Aouïna[280]. J’apprends que, dans la mosquée, il y en a beaucoup de semblables, mais, quoique ce soit un sujet curieux d’études que ce monument qui a peut- être eu autrefois une autre destination, je ne crois pas pouvoir demander de les voir[281].

J’ai été faire une longue promenade aux Esnām et de là aux tentes des Touareg du Dhahara. J’ai passé auprès de la cabane de paille proprette de Tekiddout ; elle était là, par terre ; quand elle m’a vu, elle m’a salué en riant et en mettant ses mains sur sa figure. Je vois là des charges de chameaux arrangées par terre et je vois venir des chameaux chargés, qui sortent de la ville. Tout cela est encore pour In-Salāh, et, tous les jours, partent de petits partis de Touareg.

Du Dhahara, ce plateau où sont les Touareg, on a une vue très étendue sur la Hamada vers l’est ; on voit là se dérouler cette surface déserte et nue, avec ses différentes teintes ; des blancs éclatant au rouge pâle, et les nombreuses « goūr » ou témoins qui la surmontent. Ghadāmès pointe à travers les palmiers et l’on n’en aperçoit que les sommets curieux des maisons, blanchies à la chaux ; ces coquettes terrasses blanches ressortent d’une manière très agréable à l’œil de la verdure foncée des palmiers.

Je rentre en ville et vais à la source où je me baigne. L’eau est tiède ; en hiver elle fume. La source qui alimente le bassin est très forte, car, les Ghadāmsia ayant vidé il y a quelque temps l’immense bassin qu’elle remplit, il ne fallut à la source que trois demi-heures pour rétablir le niveau ordinaire. Ces trois demi-heures représentent 70 qila ou mesures du petit entonnoir en līf qui, rempli d’eau et jusqu’à ce qu’il soit vide, représente un qīla. Plus tard, je mesurerai approximativement la capacité du bassin de la source, et obtiendrai ainsi le jaugeage approché de la source. Des négrillons se baignaient en même temps que moi ; ils nagent comme des chiens, refoulant l’eau derrière eux, alternativement d’un bras et de l’autre. Ils nagent du reste comme des poissons. La source ne renferme pas de poissons, ni de coquillages. On y voit quelques plantes aquatiques cryptogames et des libellules rasent la surface de l’eau. Othman vient le soir et me dit que Ikhenoukhen ne s’oppose pas à ce que j’aille à Tripoli.

Quand les Touareg ici perdent quelqu’un, ils changent de suite l’emplacement de leur tente.

Le 7 septembre.

Je vais voir Sid el Bakkay, le parent de Sidi Ahmed de Tombouctou ; je lui fais présent d’un haouli de fabrique et d’une tabatière d’argent, deux des objets que j’ai reçus du gouvernement pour faire des présents. Je trouve un homme civilisé, qui cause de Barth (dont je lui montre le billet)[282] et qui m’invite à aller à Tombouctou, m’assurant que Sidi Ahmed me préserverait du mal, comme il en avait défendu mon ami. Je suis très content de la connaissance de ce marabout ; il est très intelligent et très convenable.

Je reçois dans la gaïla des visites de Tekiddout et de sa sœur Chaddy ; cette dernière finit par m’avouer qu’elle a une maladie dont je lui donne le remède. Tekiddout m’écrit sur une feuille de papier ses pensées qui n’étaient pas tout à fait orthodoxes ; nous restons un bon moment à blaguer, tout à fait en petit comité.

Je vais voir Hadj Ahmed ou Mohammed, et lui dis que je vais partir ; il m’encourage à aller à Tripoli et me dit que la route est sûre.

Le 8 septembre.

Le matin, je vais voir Ikhenoukhen que j’exhorte de plus en plus à se rendre à Alger ; il me fait entrevoir qu’il me donnera, à mon départ, un de ses frères ; lui, ne peut pas quitter son pays à cause de l’état des esprits.

Je reviens chez moi et reste à écrire plusieurs lettres. Dans la gaïla, je reçois la visite d’une négresse très jolie et très richement habillée ; elle est de Ghadāmès. Je n’ai jamais vu une personne aussi pleine de fantazia : elle est près de mettre la maison sens dessus dessous, mais cela m’amuse beaucoup. Comme elle était venue en compagnie d’une voisine de traits moins délicats, elle s’en va avec elle, mais dit à Ahmed qu’elle reviendra et qu’elle veut venir habiter près de nous. La manière dont elle s’est introduite est curieuse. Elle dit à Ahmed dans la rue : « Je veux voir le consul. » — « Que lui veux-tu ? » — C’est lui qui m’a dit de venir.

Vers l’aser[283], Si ’Othman se présente et j’envoie Ahmed avec lui remettre à Ikhenoukhen le présent que je lui destine et dont je lui ai parlé depuis longtemps. Ce présent se compose de 100 douros (500 francs) pour lui et de 50 douros (250 francs) pour son frère Omar el Hadj.

Ahmed revient seul. Il est resté longtemps et me raconte ce qui s’est passé. Ikhenoukhen n’accepte pas cette somme ; elle ne lui suffit pas, prétend-il, à nourrir sa jument un mois. Il est ici, à Ghadāmès, mal vu par tout le monde, mal vu par les Turcs, mal vu par ses frères les Touareg, et tout cela à cause de sa prédilection pour les Français. Il ne mange ici que sur la ville et il a du « nif[284] » avec elle. Pourquoi les Anglais sont-ils préférés ? C’est parce qu’ils jettent les douros à droite et à gauche. Ils lui ont donné à lui et à ses frères 900 douros (4.500 francs) et des effets (expédition de Richardson, etc.). Partout où les Anglais ont passé, ils ont rempli le ventre du monde. Ce n’est qu’en les imitant que nous pourrons nous faire un parti. Lui, doit m’accompagner à Rhat avec tous ses parents et ses amis ; il faut avancer en forces et la somme que je lui donne ne suffit pas de loin à cette expédition. Enfin ses compagnons sont tous venus lui demander leur part de mon présent et il ne lui restera rien. Si nous étions venus pour avancer avec de tels moyens, nous n’avions qu’à nous en retourner en paix ; il nous donnerait une ou deux fois autant que cela. Les Ghadāmsia étaient prêts à faire de grands sacrifices pour empêcher que je réussisse. Cette nouvelle me bouleverse, et Si ’Othman ne vient pas le soir. J’annule mon départ demain pour Tripoli.

Le moudir vient ; je le reçois comme un chien dans un jeu de quilles, tant je suis de mauvaise humeur ; du reste, il vient pour me recommander de lui apporter 20 litres de liqueurs, ce qui est peu délicat de sa part. Je le force à se lever et à s’en aller.

Ikhenoukhen m’a affirmé que la nouvelle de la lettre de Sidi Hamza est vraie. Elle a été apportée au chef des Oulād Messāoud, qui est parti d’ici hier ; il est certain que cet homme a la lettre parce qu’il a juré que c’est vrai. Sidi Hamza recommande de me tuer, moi et Si ’Othman ou bien les Oulād Messāoud ne valent rien. Nous ne savons pas d’où la lettre est arrivée, mais à coup sûr, c’est Ouled el Ghediyyēr qui l’a apportée ou un autre Chaanbi qui nous a précédés ici de quelques jours seulement.

Le 9 septembre.

Othman vient de très bonne heure, je l’envoie à Ikhenoukhen lui demander quelle est la somme qu’il juge nécessaire que je lui donne. Ikhenoukhen se refuse à parler dans ce sens et me fait prier de me rendre auprès de lui dans la soirée. Je passe une journée très monotone ; tout le monde me croit parti.

Le soir, je vais au camp du chef des Azgar. Il vient au-devant de nous avec son frère Omar el Hadj. Je vois qu’Ahmed a exagéré la valeur du discours d’Ikhenoukhen hier ; ce chef est fâché de l’impression que j’en ai reçue. Il me dit que la somme que je lui ai donnée ne compte pour rien chez lui, que de tels cadeaux sont ceux qu’il peut faire, lui. Tous ses compagnons vont lui demander leur part du présent que je lui ai fait et il ne lui en restera plus rien. Je lui répondis que, s’il en était ainsi, je préférais ne rien décider de moi-même, et demander avis au général gouverneur ; qu’une occasion se présentait aujourd’hui tout à propos. Ikhenoukhen approuva cette décision ; il me demanda de faire connaître au général l’état des choses et les services qu’il était disposé à nous rendre, ajoutant que la réponse, quelle qu’elle soit, serait la bienvenue. Quant à moi, il me demanda de ne pas me tracasser, d’aller tranquillement à Tripoli et qu’à mon retour, je le trouverais ici, et que j’atteindrais mon but de toutes façons, même sans présent. Il insista pour me faire bien sentir que la chose qu’il craindrait la plus au monde serait d’entendre dire qu’il eût imposé des conditions de force à son hôte.

Je quittai Ikhenoukhen, réconcilié avec lui, et même impressionné par la noble tournure avec laquelle il envisageait l’affaire.

Je passai la soirée à écrire des lettres qui partiront demain.

10 septembre.

Dans la matinée, je me rendis avec le Ghadāmsi, ami de ma nation, qui m’a donné l’inscription latine, pour examiner une pierre sculptée qui avait été déterrée l’an dernier dans des constructions souterraines tout près d’une maison nommée Taskô[285], un très ancien bordj qui appartenait autrefois au gouvernement, mais que Hadj Mohammed Heika a acheté[286].

Le moudir m’envoie un billet en me priant de lui rapporter de Tripoli 28 bouteilles de liqueurs ; je m’empresserai de ne pas exécuter cette modeste commission.

Il arrive une nombreuse caravane de Tripoli ; je ne note pas tous les arrivages de ce côté, j’aurais trop à faire.

Nous avons une nouvelle curieuse. Les Ourghamma sont réellement allés en expédition. Ils ont attaqué près de Sinaoun la caravane qui avait amené Hadj Ahmed ou Mohammed, et qui retournait vers Tripoli. Ils ont emmené les chameaux, mais les gens de Sinaoun sont partis à mehara et ont rattrapé le _rhezi_ près de son pays ; ils sont tombés sur six cavaliers, pendant que les autres étaient allés faire boire leurs chevaux, et ont enlevé tout le butin et, je crois, les selles des cavaliers.

11 septembre.

Je reprends l’étude de la langue targuie. Tekiddout me trouve trop peu généreux, au moins le prétend-elle, et prétexte toutes sortes d’occupations pour ne pas se charger de m’écrire de nouveaux papiers. Ihemma m’a trouvé une autre femme jeune, jolie, blanche et modeste qui vient avec lui ; elle a, de plus, la qualité de ne pas comprendre un mot d’arabe. Elle me promet de revenir et de m’apporter de l’écriture tefīnagh. Elle l’écrit avec de l’ocre rouge et de l’encre.

Othman vient me demander des médicaments pour la femme d’Ikhenoukhen ; ce chef la répudie, mais elle vit toujours à ses côtés avec ses enfants. Elle me demande un collyre pour les yeux et de la quinine.

Le _qadhi_, qui est un gros homme bien modeste et assez bon, je crois, m’envoie un bout de papier sur lequel est copié ce passage d’un livre musulman, passage relatif à Ghadāmès[287].

« Ghadāmès est dans le Sahara à sept journées (de marche) du Djebel Nefousa. C’est une jolie ville, ancienne et antérieure à l’islamisme. Les peaux dites _ghadamsi_ tirent leur nom de cette ville. On y trouve des souterrains et des grottes[288] qui servirent de prisons à la reine Kahina qui régna en Ifriqiya. Ces souterrains ont été édifiés par les anciens. Ce sont de merveilleuses constructions et leurs voûtes, établies au-dessous du sol, font l’étonnement du spectateur. En les examinant, on voit qu’elles sont l’œuvre de souverains anciens et de nations aujourd’hui disparues.

« Le pays n’a pas toujours été désertique et il a été autrefois fertile et peuplé. Le comestible qu’il produit en plus grande abondance est la truffe, appelée par les habitants _terfâs_. Elles deviennent si grosses dans ces régions que les gerboises et les lièvres y creusent leurs gîtes.

« Ghadāmès est le point d’où on se rend à Tadmekka et autres localités du Soudan qui en est située à quarante jours de marche. Les habitants sont des Berbères musulmans ; ils portent le voile à la façon des autres Berbères du Sahara, tels que les Lemtouna et les Messoufa. »

Ici se termine le passage extrait du livre intitulé : _Erraudh el-miʿ- ṭâr fi akhbâr el-aqṭâr_ dont l’auteur est Abd-Ennour el Ḥimyari el Tounsi. Ce passage a été transcrit par Mohalhil el Ghadāmsi dans son ouvrage intitulé : _Menâqib Ech-cheikh Sidi Abdallah-ben-Abou-Bakr El- ghadamsi_.

Autant que ma mémoire est fidèle, ce passage est le même que celui de l’anonyme du sixième siècle de l’hégire publié à Vienne, par M. Alfred de Kremer. S’il en était ainsi, nous aurions le nom de l’auteur de ce livre, lequel nom est jusqu’à présent inconnu.

12 septembre.

Je vais faire une longue promenade ce matin. Je m’enquiers d’abord de la santé de Sid el Bakkay auquel j’enverrai des médicaments ce soir. De là, je me rends aux tentes des Targuiāt ; j’en trouve une couchée, malade d’un anévrisme (cette affection serait-elle commune chez les Touareg ?) et ayant des hémorragies par le nez. De là, je me rends à la zériba de Tekiddout, j’y trouve le moutard malade, qui va un peu mieux, avec son père Kel es Soūki[289] qui a été à Alger ; mais les dames sont absentes et je n’ai pas ce que je désirais le plus. J’examine leur intérieur ; il y a une natte assez proprement arrangée dans un coin et formant chambre, où l’on doit être à peu près chez soi. Je vois là la rebaza que la célèbre courtisane sait si bien manier. Le corps du violon et l’archet sont couverts d’inscriptions tefinag qui viennent de la main de ses auditeurs. Un certain nombre de vases, en gourdes et en nattes, complète l’ameublement ; la cuisine est dans un coin à l’extérieur et elle est garantie par un mur.

Là commence le cimetière des Beni Ouazit. C’est quelque chose d’effrayant que l’immense espace couvert des tombeaux de cette moitié de la population de la ville. Il y en a de tous les âges, depuis la période païenne jusqu’à nos jours. Les plus récents sont indiqués par deux pierres droites peu élevées, situées à la tête et aux pieds du mort. L’espace qui sépare ces pierres est limité par une petite ligne de gros cailloux de chaque côté du corps, les deux lignes sont très resserrées. Puis viennent des tombeaux plus anciens ; les pierres à la tête et aux pieds deviennent très grandes, elles atteignent, en certains endroits, hauteur d’homme. J’ai cherché en vain sur leur surface des signes ou des dessins : je n’y ai rien trouvé ; ces tombeaux datent, selon la tradition, d’avant l’islamisme. Puis viennent enfin les plus anciennes sépultures, beaucoup plus vastes que les précédentes ; elles affectent des formes ovales, rondes ou carrées (quadrilatères allongés) ; on n’y remarque plus des pierres droites, mais des enceintes très bien déterminées et des fondations solides et soignées. Quelques-uns de ces tombeaux ronds sont indiqués par une bosse de terrain avec des débris de constructions et forment ainsi des tumulus[290]. Les tombeaux portent le cachet d’une haute antiquité et sont très intéressants ; je reviendrai les étudier. Ils m’ont vivement rappelé les petites enceintes que Mac- Carthy et moi avons rencontrées en 1857 sur la route de Taguin à Boghar. Mais ces dernières n’avaient pas l’air aussi soigné que celles de Ghadāmès.

Nous traversons les routes de Tripoli et des endroits entourés de murs en démolition qui indiquent la place d’anciens jardins, aujourd’hui tout à fait détruits et abandonnés. Nous laissons à droite El Bir, construction de pierre assez remarquable, et entrons dans la _ghaba_. Je remarque un amandier. Nous rentrons en ville après avoir traversé une partie des rues qui m’étaient inconnues et où je rencontre des chapiteaux de colonnes et des colonnes carrées, des pierres plates, etc., toutes de constructions et de travail anciens.

Māla, ma gentille amie targuie, m’apporte de l’écriture tefinagh et me l’explique avec Ihemma. J’envoie à Moussa, frère de Kelāla, un des jeunes champions les plus puissants d’Ikhenoukhen, un cadeau consistant en un haouli de fabrique, rouge, pour femme (acheté d’Othman) et un haïk de fabrique, blanc, pour homme.

13 septembre.

Je retourne aux tombeaux. En passant, je vois Sid el Bakkay, mais le trouvant très occupé, je le laisse avec son entourage, Omar el Hadj, etc., et je continue mon chemin. Je lui laisse des médicaments pour lui et pour son domestique ; entre autres, de l’aloès enveloppé de papier de plomb. J’apprends ensuite qu’il a mangé le médicament et son enveloppe.

Je remarque sur le rebord de la hamada, en haut de l’immense cimetière, des marques très anciennes creusées dans le roc ; ce sont des trous ronds très régulièrement creusés, en nombre inégal, sur les pierres plates ; ces trous forment autant de petits réservoirs ou bols dans lesquels les moutards Touareg s’amusent à pisser, mais qui n’ont pas dû avoir toujours la même destination. Je remarquai ensuite des tracés de contours de sandales ou de souliers, plutôt les premières. Si je me souviens bien, la pointe était dirigée vers la ville, c’est-à-dire vers l’est et, ces contours de sandales rapprochées, telles que celles d’un homme debout, et ces petits réservoirs, pourraient bien indiquer la place où se tenait un homme et celle où il sacrifiait aux mânes des morts du cimetière.

Je remarque en examinant de plus près les tombes que celles qui sont indiquées par une pierre à la tête et une aux pieds du mort, quelque grandes et pointues que soient ces pierres, sont toutes musulmanes ; en les regardant bien, je découvre quelques fragments d’inscriptions arabes indiquant les noms des principaux personnages, nous remarquons ceux de femmes maraboutes, et celui d’un Es Soūqi, ancêtre de Si ’Othman. Les grandes tombes carrées et celles qui sont arrondies surtout doivent seules avoir une antiquité antérieure à l’Islam.

En sortant de cet amas de tombes, nous arrivons, toujours dans la dépression où la ville est bâtie et où se trouvent aussi les cimetières, à un endroit où le sol se compose d’une pâte cristalline légère de plâtre[291]. C’est là un des endroits où on l’exploite, c’est-à-dire où l’on en extrait. Cette roche est identique à celle qui se retrouve partout dans l’Oued Righ, et principalement au puits d’El Hachchāna près de Chegga du Sud.

Nous montons la hamada qui ne domine Ghadāmès que de 3, 4 mètres de ce côté. Le sol est composé de pierres très grosses et d’autres plus petites semées sans ordre et s’appuyant sur le plateau. La couleur du calcaire varie du blanc au brun et au gris de rouille. Je découvre des empreintes de différents bivalves, notamment d’une coquille à côtes (_griphus_)[292].

D’ici, nous plongeons directement sur El-Esnām, laissant à droite assez loin, le Dhahara avec les tentes des Touareg. Nous rencontrons des tombeaux d’un autre ordre et d’une antiquité moins incertaine ; ils ressemblent en tout à ceux des environs de Djelfa que je visitai en 1857 avec Mac Carthy et le Dr Reboud. Ce sont de petites enceintes en grandes pierres plates, ouvertes par une des petites extrémités et qui devaient être autrefois recouvertes par d’autres pierres plates. Ces tombeaux ne me paraissent pas devoir renfermer un homme étendu, mais bien dans une position repliée, assis, accroupi ou autrement. La plupart de ces sépultures ont été fouillées ; nous-mêmes en creusons une et sortons quelques ossements et un petit morceau de cuivre qui devait faire partie d’une parure indigène. Les tombeaux de ce genre, de différentes grandeurs, sont fréquents ; et on les trouve dans différents degrés de conservation. Ihemma m’assure qu’à Rhat, il y en a et que l’on en rencontre quelquefois en plein Sahara[293].

En approchant d’El-Esnām, les hautes constructions du plateau, Ihemma me raconte que, près des piliers immenses, se trouvent des tombeaux en forme de buttes sur lesquels les femmes des Touareg allaient se coucher lorsque les Touareg étaient en expédition et où elles obtenaient des nouvelles. Elles se paraient de leur mieux et allaient se coucher sur le tombeau ; alors venait « idébni », esprit, sous la forme d’un homme, qui leur racontait ce qui s’était passé dans l’expédition. Si elles n’étaient pas bien parées, il les étranglait. Ces révélations ont lieu en plein jour et on me dit qu’elles sont toujours vérifiées[294]. Les Touareg, du reste, sont très superstitieux ; ils n’osent pas se présenter seuls à la tombe d’un de leurs amis de peur qu’il ne revienne.

Dans la soirée, j’ai un exemple de la liberté des relations qu’il y a entre les Touareg. Ihemma, qui a à peine vingt ans, conseille à Othman qui en a près de soixante, de ne pas sentir du camphre que je lui offrais de crainte qu’il ne perdît ses forces sexuelles en lui disant que Tekiddout prétendait qu’il était l’amant d’une femme qu’il nomma. Othman assura que ce n’était pas vrai et ne fit aucun reproche à Ihemma de son observation.

Les Ifoghas, qui écoutent les conseils d’Othman, et lui obéissent en quelque sorte, sont exaspérés de la conduite des Mérazig[295] qui devaient apporter leur tribut à Othman ; ils parlent d’aller les razzier.

La rebazā, cette espèce de violon ou de violoncelle des dames targuies, forme un point important de la vie de ces gens. Tous les soirs, j’entends jouer de cet instrument ; hier des Imrhad chantaient. Lorsque les Touareg se battent entre eux et qu’un parti est mis en déroute, les vainqueurs crient avec ces cris sauvages qui sont particuliers aux Touareg : « Hé ! Hé ! Il n’y a donc pas de rebazā ? » Alors il est rare que les vaincus ne reviennent pas à la charge avec fureur. La crainte du qu’en-dira-t-on des femmes a une grande influence sur les Touareg.

14 septembre.

Aujourd’hui, je ne fais pas de promenade ; j’ai une longue leçon de tefinagh avec Mala et Ihemma. Mala est toute jeune, sans méchanceté ni préventions et très jolie. Pendant la leçon, je m’amuse avec son petit pied et, après la leçon, quand Ihemma s’en va, j’échange plusieurs baisers avec elle. Nous sommes donc très bons amis. Elle m’a promis de revenir à mon retour et de me jouer ici de la rebazā.

Dans l’après-midi, je travaille à emballer ; j’arrange dans ma chambre les objets que je laisse et je mets dans les cantines le peu de bagages que j’emporte.

Je vais, le soir, avec Othman voir Ikhenoukhen, qui vient avec son frère ; j’apprends que j’ai maigri depuis mon arrivée. C’est le chef des Azgar qui me fait cette remarque. Je décide Ikhenoukhen à écrire au général gouverneur de l’Algérie. Ikhenoukhen me dit adieu et me dit que tout sera facile, faisant allusion probablement à mon voyage à Rhat. Je dis à Si ’Othman ce qu’il faudrait écrire dans la lettre.

15 septembre.

Emballage et départ pour Tripoli.

[Note 278 : Rohlfs y mentionne cependant des moustiques (_Quer durch Afrika_, I, p. 74).]

[Note 279 : Duveyrier donne ici au mot _castrorum_ un sens trop précis. Cf. au sujet de cette inscription la lettre suivante de Tissot, à qui Duveyrier avait communiqué son estampage : «... Grâce à l’estampage, j’ai pu corriger quelques incertitudes qui se sont glissées dans le fac- similé (ceci pour votre seconde édition). Le P de la 2e ligne est certainement un D. L’antépénultième lettre de la 6e ligne est un P. (J’ai obtenu une image très exacte et directe de l’estampage en la posant sur un lit de farine : les moindres détails sont alors moulés comme certains lézards le sont dans le sable du Sahara). En cherchant à restituer l’inscription tout entière et en calculant le nombre de lettres absentes, j’arrive à la lecture suivante :

Imp. CAES. M. AVRELio Severo

AleXANDRO. PIO. FELici Aug.

et iuliAE MAMMEAE. AVG. matri

aug. et CASTRORUM. SVB cura M. ul

pii Maximi ? LEG. AVG. PR. PR. CV. VEX illatio

leg. iii Aug. SEVERIANÆ PER. .

. . . . . . . . . . VM] LEG. EIVSDEM

. . . . . . . PERFECIT.

A l’Empereur César M. Aurélius Severus Alexander Pieux, Heureux, Auguste, et à Julia Mammaea Auguste, mère d’Auguste et des Camps. Par l’ordre de M. Ulpius Maximus (?) Légat Propréteur d’Auguste, personnage clarissime, le détachement de la Légion Troisième Auguste Pieuse, Vengeresse, commandé par..., Centurion de la dite Légion, a achevé [ce monument].

« Nous connaissons trois légats propréteurs d’Afrique sous Alexandre Sévère : le nom qui m’a paru convenir le mieux, eu égard à la place disponible, est celui que j’ai fait figurer à titre purement hypothétique dans la restitution. » (Lettre du 7 avril 1879). Voir aussi le texte définitivement adopté par MM. R. Cagnat et J. Schmidt (_C. I. L._, VIII, Suppl. Pars I, 10990).

Quant à la nature de ces ruines, Duveyrier a été plus tard beaucoup moins affirmatif. On lit sur un brouillon de lettre à M. Cagnat : « Dans _Les Touareg du Nord_, p. 252-3, j’ai eu tort de m’exprimer comme si le camp de Ghadāmès était une réalité vue ; j’ai supposé que Cidamus devait avoir possédé un camp. Voilà tout. » Comme l’a établi M. Cagnat (_L’Armée romaine d’Afrique_, Paris, 1892, p. 555), on ne peut douter de l’existence de la forteresse romaine. Mais son emplacement reste incertain.]

[Note 280 : Cf. _Les Touareg du Nord_, pl. X.]

[Note 281 : En 1864, Rohlfs, voyageant comme mokaddem de l’ordre de Mouley-Taïeb d’Ouezzan, a pu pénétrer dans les mosquées de Ghadāmès. « Toutes, comme j’ai pu m’en assurer moi-même, reposent intérieurement sur des colonnes romaines, qui toutefois sont disposées pêle-mêle, sans ordre aucun : ici une colonne dorique à côté d’une colonne corinthienne, là une colonne ionique à côté d’une colonne dorique, etc. » (_Reise durch Marokko und Reise durch die grosse Wüste_, 4e édit., Norden, 1884, in-8o, p. 245-6.)]

[Note 282 : Recommandation de Barth pour le cheikh el Bakkay de Tombouctou.]

[Note 283 : Deux à trois heures avant le coucher du soleil.]

[Note 284 : Avoir du nif avec quelqu’un signifie « être en délicatesse avec lui ». Au propre, _fin_ veut dire _nez_ et, métaphoriquement, _amour-propre, susceptibilité_. (O. H.)]

[Note 285 : Taskô est le nom d’une des rues de Ghadāmès. (Voir _Les Touareg du Nord_, p. 262 ; _Mission de Ghadāmès_, p. 99.)]

[Note 286 : Voir le dessin et la mention de ce bas-relief dans _Les Touareg du Nord_, pl. X, p. 250-251. Le journal donne quelques détails complémentaires : « La hauteur de la pierre est d’un peu moins de 55 centimètres et la largeur de 50 centimètres à peu près. Les accidents ont rendu incertains plusieurs des contours, principalement la figure des deux personnages. »]

[Note 287 : Ce passage, traduit par M. le professeur Houdas, est en arabe dans le manuscrit de Duveyrier.]

[Note 288 : Ce mot doit être entendu dans le sens de cavité souterraine artificielle ; il sert à expliquer le synonyme précédent d’un usage moins courant (O. H.).]

[Note 289 : De la tribu des Kêl es Soûk.]

[Note 290 : Cf. E. de Bary, _Senams et tumuli de la chaîne de montagnes de la Tripolitaine_, trad. du Dr Dargaud, _Revue d’Ethnographie_, II, 1883, p. 426-437 ; — Foureau, _Mission chez les Touareg_. Paris, 1895, p. 8, 34-35, 102, etc. ; G. Mercier, _Les mégalithes du Sahara_, Rec. des Notices et Mém. Soc. d’archéol. de Constantine, 1900, p. 247, etc.]

[Note 291 : Voir l’analyse, _Touareg du Nord_, p. 47.]

[Note 292 : Cf. _Les Touareg du Nord_, p. 47 ; Vatonne, _Mission de Ghadāmès_, p. 268-269. Ces bivalves n’ont pu être déterminés.]

[Note 293 : Voir Tissot, I, p. 499-501 ; Erwin de Bary. trad. Schirmer, p. 41-42 ; Rabourdin, _Documents relatifs à la mission Flatters_, Paris, 1885, p. 256.]

[Note 294 : Cf. Erwin de Bary, trad. citée, p. 187-188.]

[Note 295 : Tribu du Nefzaoua, ayant pour centre l’oasis de Negga et fréquentant le marché de Ghadāmès.]

ERRATA

* * * * *

Page 11 _au lieu _dhomran_, _lisez :_ _dhomrân_. de :_

— 18 — سڢش — سڢشى (O. H.).

— — ligne 11, — _soufar_, — _sefâr_.

— 20 ligne 4, — El Benib, — El Bouïb (O. H.).

— 22 — نصر صن الله — نصر من الله (O. H.).

— — — اله لا اله — لا اله الا الله (O. H.).

— 26 ligne 13, — Insalah, — In-Salah.

— 26 dern. — en Arabes, — en arabe. ligne,

— 34 ligne 18, — _lebīn_, — _lebbîn_.

— 40 note 74 — Entonnoir, — Dépression (O. H.).

— 42 ligne 15, — Hamamma, — Hammama.

— 43 note 78 — ذصان — ذمران (O. H.).

— 48 note 84 — _Zegzeg_, — _Zefzef_ (O. H.).

— 57 av.-dern. — Oumel — Oumm el (O. H.). l.

— 58 ligne 37, — Si Ali — Si Ali Saci. Sari,

— 101 ligne 1, — La tribu, — Le tribut.

— 111 ligne 8, — lecrīma, — berima (O. H.).

— 111 ligne 10, — صبل — طبل (O. H.).

— 112 ligne 33, — احن َڢم — احناڢم (O. H.).

— 120 ligne 13, — غكلن — غدران (O. H.).

— 127 note 189 — Duocyries, — Duveyrier.

— 128 lignes 6 — Merd-jadja, — Merdjadja (O. et 19, H.).

— 131 note 195 — ٮادج — حلاج (O. H.).

— 137 ligne 20, — Ia chïfā — Ya chïfā (O. H.).

{ (tellis) sac { pour mulet ou { cheval. — 140 note 214 — Toile de — { bât, { (guerara) sac { pour chameaux { (O. H.).

— 144 ligne 8, — Abed el — Abd el Qader (O. Qader, H.).

— 146 — _ouran_, — _ourân_.

— 150 lignes 1 — Roubaaya, — Roubayaa. et 9,

ADDENDA

* * * * *

P. 53, 81 : travaux hydrauliques dans le Sud tunisien : Cf. les études du Dr Carton dans _Bull. archéol. du Comité des Travaux hist._ 1888 et _Rev. tunisienne_, III, 1896, p. 281 ; Gauckler, _Enquête sur les installations hydrauliques romaines en Tunisie_, II, Tunis, 1903.

P. 56 : ruines de l’Oued Zitouna : M. le capitaine Privé qui a étudié cette région de 1881 à 1884, a signalé les restes de trois _oppida_ au débouché des gorges du Zitouna. (Cf. pour l’extension progressive de la colonisation romaine vers le Sud, J. Toutain, _Note sur une inscription trouvée dans le Djebel Asker au Sud de Gafsa_ (_Bull. Archéol. Comité Trav. hist._ 1903, p. 202-205).

P. 57, note [100] : Dans un mémoire très important (_Notes et documents sur les voies stratégiques et sur l’occupation militaire du Sud tunisien à l’époque romaine, par MM. les capitaines Donau et Le Bœuf, les lieutenants de Pontbriand, Goulon et Tardy_, _Bull. archéol. Comité Trav. hist._, 1903, p. 272-409), M. J. Toutain a groupé tous les renseignements recueillis depuis sur les routes de la région des chotts (routes de Tacape au Nefzaoua, p. 289-303, 336). Voir aussi Gauckler, _Rapport sur l’exploration du Sud tunisien en 1903_, _ibid._, 1904, p. 149-150 : route de Capsa à Turris Tamalleni.

P. 65 : El Hamma : il y a en réalité dans l’oasis deux bourgs : El Ksar et Dabdaba, et deux villages : Zaouïet el Mehadjba et Sombat (ce dernier tout récent). Sur El Hamma et le caractère de ses habitants, voir la notice anonyme parue dans la _Revue tunisienne_, X, 1903, p. 424-436 : _Les Beni-Zid et l’oasis d’El Hamma_.

P. 66 : El Hamma : P. Blanchet (_Mission archéologique dans le centre et le sud de la Tunisie_, _Archives des missions scient. et litt._, IX, 1899, p. 145-146) a donné des détails sur les sources et les restes de construction romaine.

P. 72-3 : Hareïga et Sagui : Cf. Toutain, art. cités, _Bull. archéol. Comité 1903_, p. 205-7, 287-8 ; _ibid._, 1904, p. 129, 142, 146 ; Gauckler, _ibid._, 1904, p. 146-149 : route de Tacapes à Capsa ; 149-150 : route de Tuzurus à la côte par le Sagui.

P. 74 : milliaire d’Asprenas : voir sur un autre milliaire du même proconsul, capitaine Hilaire, _Reconnaissance du segment Tacape-Thasarte de la voie romaine_, etc. _Bull. archéol. Comité_ 1899, p. 542-555.

P. 75 : Henchir Somàa : Cf. Tissot, II, p. 657-8, et capitaine Donau, _Note sur une voie de Turris Tamalleni à Capsa et sur quelques ruines romaines situées dans le Blad Segui_, _Bull. Archéol. Comité_, 1904, p. 356-359.

P. 80 : inscr. de Gafsa : ces textes n’ont pas été retrouvés dans le manuscrit.

P. 96 : inscr. I : voir pour la suite de cette inscr. (dédicace à Trajan par L. Minicius Natalis, légat de la légion IIIe Auguste), Tissot, II, p. 532 ; _C. I. L._, VIII, 2478=17969.

P. 103, 107 : Oued el Arab : Cf. _Enquête administrative sur les travaux hydrauliques anciens en Algérie, publiée par les soins de M. S. Gsell_, _Bibl. d’archéologie africaine_, fasc. VII, Paris, 1902, in-8, _Rapport de M. le Lt Touchard_, p. 104-114 et croquis.

P. 194 : ligne 4 : Le manuscrit porte ici la mention suivante : « Cette inscription, que je vais envoyer à Tougourt, est très importante, étant la seule qui ait été trouvée à Ghadāmès jusqu’à ce jour. (Faux !) » Duveyrier fait évidemment allusion à Richardson ou à l’inscription publiée en 1847 par Letronne et reproduite depuis dans le _Corpus I. L._ (VIII, 2). Letronne la tenait de M. de Bourville, chancelier du consulat de France à Tripoli, qui l’avait reçue lui-même d’un Arabe. Cette copie était si défectueuse, qu’on n’en pouvait lire que les deux premiers mots : _Diis Manibus_ (_Revue archéol._, 1847, p. 301-302.)

Le _Corpus_ (VIII, 2) cite en outre ce passage de Letronne : « Je tiens de M. de Bourville qu’un M. Richardson, agent, disait-on, de la Société pour l’abolition de l’esclavage, se rendit à Ghadāmès vers la fin de juin 1845. Après y avoir séjourné peu de temps, il en revint et remit au consul général d’Angleterre à Tripoli un marbre portant une inscription latine et une figure d’homme en bas-relief, probablement un monument funéraire, qui est peut-être encore à présent au consulat ; M. Richardson déclara qu’il existe à Ghadāmès plusieurs monuments analogues. »

Voici comment s’exprime Richardson lui-même : « This Kesar En Ensara (les Esnam), together with the bas-relief, and the latin inscription, copied by a Moor from a tomb-stone, beginning with the words _Diis Manibus_, are more than sufficiant evidence to prove that Ghadāmès was colonized. The same Moorish prince who blew up the ruins, carried away also to Tripolis the tomb-stone, from which a Moor copied the inscription, and which transcript I brought with me from Ghadāmès ». (_Travels in the Great Desert of Sahara_, I, Londres, 1848, p. 356.) — On lit d’autre part dans un rapport de Richardson au Foreign Office (_An Account of the Oasis and City of Ghadames_), p. 18 : « I have however in my possession a copy of a Latin inscription, said to have been found in a tomb, but so badly copied as to be almost illegible. The tablet of stone was taken away some thirty years ago by an officer of Yousef Bashaw. Also I have a slab, on which there is a very rudely sculptured relief of a Greek or Roman soldier, holding, apparently, a horse ; but only the forepart or the animal remains, the rest is broken off. I will send you this the first opportunity, and if of any value, it may be presented to the British Museum. » Ces deux textes prouvent que Richardson n’a connu et rapporté de Ghadāmès qu’une seule copie d’inscription latine, copie illisible, à part _Diis Manibus_, tout comme celle de Letronne, et que Richardson ne s’est pas donné la peine de reproduire dans son ouvrage. On peut se demander s’il ne faut pas rapporter les deux copies susdites à un seul et même modèle, qui serait à chercher à Tripoli. En tout cas, la note de Letronne pourrait disparaître d’une nouvelle édition du _Corpus_, sans que ce magistral recueil risque de paraître moins complet.

INDEX DES NOMS GÉOGRAPHIQUES ET DES PRINCIPALES MATIÈRES

* * * * *

Abadiâ, 15.

’Adouan, 15, 101, 125.

Affadē, 3.

’Aïn ed Daouira, 10.

’Aïn el Magroun, 65.

Aïr, 172, 174.

’Amich, 15, 117, 125, 136, 143, 144.

Areg-el-Miyet, 12.

’Atrya, 162, 163, 187.

Azzaba, 116.

Baghdad, 7.

Bagirmi, 3.

Bambara, 3.

Belidet el Hadar, 50, 56, 84.

Belīd Oulad Mehanna, 65.

Beni Brahim, 22.

Beni-Djellab, 112, 114, 116, 129, 133, 135.

Beni Mâzigh, 165.

Beni Mezab, 23, 116, 131, 141.

Beni Ouaggin, 23.

Beni Ouazit, 184, 192, 200.

Beni Oulid, 184, 192.

Beni Sisin, 22.

Beni Zid, 64, 66.

Berrāri, 28.

Berresof, 148-150.

Besseriani, 37, 94-98.

Biskra, 3, 4.

Blidet-Amar, 28.

Bornou, 3.

Chaâmba, 18, 22, 26.

Chebika, 88.

Chegga, 8, 9, 114, 136.

Chemorra, 29, 135.

Chott El Djerid, 57, 58, 59, 72.

Chott El Rharsa, 87.

Chott Melghigh, 10, 110, 114.

Commerce de Ghadāmès, 166, 168, 170, 172, 174, 185-189, 192, 194, 199.

Commerce du Souf, 16, 120-123, 139, 173-174.

Degach, 51.

Dendouga, 114.

Derge, 3.

Dhahâr, 110.

Dhahâr el ’Erg, 155.

Djebel Sebaa Regoûd, 54, 85.

Djebel Tebaga, 63.

Djedid, 152.

Djérid, 15, 16, 46-56, 82-86, 121-122.

Doura, 3.

Dunes, 10, 11, 12, 14-18, 20, 27, 34, 35, 39, 40, 47, 93, 118, 127, 136, 145, 148, 151, 152, 154-157.

El ’Aliya, 5.

El Barĕd, 115.

El Esnām, 164.

El Faïdh (plur. El Feyyād), 102, 106, 107.

El Goléa, 23.

El Guettār, 77, 78.

El Hamma, 52, 82, 83.

El Hamma (Nefzaoua), 52, 65, 66.

El Hanoūt, 89.

El Haouch, 109.

El Menzel, 68.

El Oued, 15, 16, 36, 117, 119, 139.

Ez Goum, 123-125.

Farfaria, 108.

Felata, 3.

Ferkān, 101-102.

Fièvres, 30, 32, 42, 51, 52, 87, 100, 113, 127, 133, 135, 136, 137, 154, 169, 189, 192.

Fouānīs, 114.

Gabès, 67, 70.

Gafsa, 79, 81.

Ghadāmès, 16, 119, 121-123, 141, 160-204.

Ghamra, 12, 116, 128, 143.

Ghomerācen, 70.

Ghorib, 119, 138, 188, 189.

Guebba, 52

Guemâr (Gomar), 12-15, 125.

Hadamoua, 3.

Hammâm Salahīn, 5.

Hammama, 43, 44, 45, 48, 56, 63, 87, 89, 99, 100.

Haoussa, 3, 9.

Harazlia, 16.

Hareīga, 72.

Henchir es Somăa, 75.

Ifoghas, 172, 203.

Imanghasaten, 190.

In-Salah, 26, 177, 185, 187, 189, 194.

Irrigation, 47, 48, 50, 53, 66, 77, 78, 86, 89, 102, 103, 106, 164.

Jiriga, 15.

Juifs, 16, 46, 58, 66-68, 80, 112, 130, 134.

Kanembou, 3.

Kano, 182.

Katsena, 3.

Kebilli, 60, 63.

Kêl es Soûk, 200, 202.

Kĕriz, 52, 53.

Kerrekerre, 3.

Kesàr bent el’Abrī, 56.

Kessār, 65, 66.

Koënna, 3.

Kouïnin, 15, 35, 36, 136.

Kouri, 3.

Lemmāguès, 63.

Liana, 103.

Logonē, 3.

Maggari, 3.

Mandara, 3.

Manga, 3.

Mansoura, 59.

Margi, 3.

Matmata, 18.

Mbāna, 3.

Mboum, 3.

Medjehariya, 112, 116, 129, 130.

Meggarîn, 117, 128.

Merazig, 119, 188, 189, 203.

Merhaïer, 9, 110-114.

Merouān, 110, 113.

Messelmi, 11.

Mestāoua, 129.

Midās, 90.

Monnaie, 37, 121, 126, 137, 139, 141, 174.

Nafta, Nefta, 46, 47, 48, 49.

Naylia, 130.

Nefzaoua, 52, 57, 58-63, 119.

Negousa, 24.

Negrīn, 93, 94, 98-101.

Nesigha, 110, 111, 113.

Nezla, 127, 128, 132, 143.

Ngāla, 3.

Ngouzzoum, 3.

Nouaïl, 16.

Ouaday, 3.

Ouargla, 21, 22, 23, 130, 140.

Oudiān el Halma, 154.

Ouad Beyāch, 81, 87.

Ouad el Arab, 103, 106, 107.

Ouad el Khorouf, 9, 10.

Ouad el Miyta, 102.

Ouad’ Igharghar, 19.

Ouad Itel, 110.

Ouad Jardaniya, 124.

Ouad Mezāb, 25.

Ouad Retem, 133.

Ouad Righ, 9, 18, 32, 43, 60, 110-117.

Ouad Sīdah, 19.

Oulad Madjed, 52.

Oulad Abdelkader, 14.

Oulad Abd es Sadiq, 14.

Oulad ’Amar, 18.

Oulad Ba Hammou, 185.

Oulad-Bou’Afi, 14.

Oulad el’Aïsaouï, 100, 101.

Oulad Hamid, 15, 16, 168, 173.

Oulad Hassen, 114.

Oulad Hôwimen, 14.

Oulad Mansour, 136.

Oulad Moulet, 8, 113.

Oulad Mousa, 14.

Oulad Sidi Abid, 92.

Oulad Sidi Cheikh, 23.

Oulad Yagoub, 119, 141.

Oum el Goreīnat, 57.

Oumm et Tiour, 8, 114.

Ourghamma, 138, 150, 168, 185, 198.

Ourhlana, 115.

Ourir, 110, 112.

Ourmās, 35.

Palus Tritonis, 14, 67.

Puits, 11-13, 19, 26, 31, 34, 38, 41, 42, 106, 118, 120, 126, 135, 145, 152, 156, 159.

Puits artésiens, 7-9, 26, 107, 113-115, 127.

Qoreich, 15.

Rebāya, Roubaa’ya, 143, 148-150.

Rhat, 172-174, 188, 191, 203.

Rouâgha, 9, 111-113.

Ruines romaines, 5, 50-54, 56, 57, 59, 60, 63, 65, 66, 68, 72-77, 80, 81, 85, 86, 88, 89, 92, 94-97, 165, 192-194, 201.

Saada, 8.

Sabrīa, 119.

Săgui, 73.

Sakomaren (Isaqqamaren), 166, 172, 185.

Sedāda, 54.

Selmia, Selmiya, 9, 113, 114.

Sidi Khelil, 115, 128.

Sidi Okba, 105.

Sif bou Delal, 10.

Sirocco (Chehili), 127, 152.

Solaā, 119.

Souf, 14, 15, 35, 117, 120, 136.

Tadmekka, 199.

Tagiānoūs, 52.

Tahrzout, 15, 124.

Taïbāt, 118.

Tāla, 133, 134.

Tamerna, 116, 128.

Tebesbest, 132.

Teda, 3.

Tedjini, 15.

Tellimīn, 59, 60.

Temassīn, 132, 133.

Tinedla, 115.

Tolga, 15.

Tombeaux, 200-203.

Torba, 157.

Toroud, 13, 15, 119, 125, 143.

Tŏrra, 58.

Tougourt, 29, 30, 60, 112, 116, 117, 127-133.

Touareg, 18, 119, 150, 152, 156, 166-169, 171-173, 175-180, 183-208.

Tozeur, 50, 51.

Traite des nègres, 3, 23, 165.

Tsamia (soie de), 181-182.

Zaouïas, 49, 132, 159.

Zaouiyēt ed Debabkha, 58.

Zenata, 15, 125.

Zeribet Ahmed, 103.

Zeribet el Ouad, 104-106.

Zonghay, 3.

* * * * *

INDEX DES NOMS PROPRES

Abd-Ennour el Himyari el Tounsi, 199.

Auer, 29, 117, 127, 129, 131.

Barth, 173, 195.

Canat, 117.

Colombo, 6, 7.

El Arbi Mamelouk, 104, 106.

Fleischer, 29.

Ikhenoukhen, 172-180, 183-185, 188, 189, 190, 196-198.

Kahina, 199.

Kēlala, 201.

Kremer (A. de), 200.

Laing (major), 180.

Lehaut, 8, 9.

Mac Carthy, 201, 202.

Margueritte, 179.

Martimprey (de), 151.

Mohalhil el Ghadāmsi, 199.

Othman (cheikh), 132, 149, 154, 168, 172, 173, 177, 183, 188.

Randon (maréchal), 179.

Rhōma, 60.

Séroka (Cel), 4, 7.

Sid el Bakkay, 190, 195.

Sidi Hamza, 23, 26, 179, 197.

Si Zoubir-bou-Bekr, 23.

Tissot (Ch.), 86, 192-193.

Warnier (Dr), 179, 181.

Zickel, 115.

* * * * *

INDEX DES PLANTES CITÉES

* * * * *

Avec la synonymie arabe-latine d’après :

Ascherson, _Pflanzen des mittlern Nord-Afrika_. Append. VII, à Rohlfs, _Kufra_, Leipzig, 1881, in-8, p. 386-559.

_Le Pays du mouton_. Ouvrage publié par ordre de M. Jules Cambon, gouverneur gén. de l’Algérie (par MM. Turlin, F. Accardo, G. B. M. Flamand). Alger, 1893, in-fol., Append. : Table alphabétique des noms arabes des principaux végétaux des Hauts Plateaux et du Sahara algérien, CXXI pages.

Foureau, _Essai de catalogue des noms arabes et berbères de quelques plantes, arbustes et arbres algériens et sahariens_, Paris, 1896, in-4, 48 pages.

Foureau, _Mon neuvième voyage au Sahara_, Paris, 1898, in-8, Append. V, p. 142-144.

En cas de divergences, Ascherson est désigné par la lettre (A), _Le Pays du mouton_, par (P. M.), Foureau par (F1) et (F2), _Les Touareg du Nord_, par T. du N. Les chiffres indiquent la page correspondante du _Journal_ de Duveyrier.

Abricotier, 128.

Ail, 128.

Alenda, _Ephedra alata_ Decaisne, 11, 12, 19, 27, 34, 41, 126, 146, 147, 157.

Alga, _Henophyton deserti_ Coss., 18.

Arfiji, _Rhanterium adpressum_ Coss., Dur. (P. M.), 145.

Arta, _Calligonum comosum_ L’Hérit., 145, 146, 147.

Baguel, _Anabasis articulata_ Moq. Tand., 7, 19, 20, 41, 147, 151.

Belbâl, _Anabasis articulata_ Moq. Tand. D’après A., aussi _Zygophyllum album_ L. en Tripolitne ; d’après F1 et F2, aussi _Caroxylon tetragonum_, 25, 28, 156.

Bou akerich, 108.

Bou choucha, _Salvia lanigera_ Peir. _Salvia phlomoïdes_ Asso., 7.

Bou deraga, ?, 128.

Bou griba, _Zygophyllum cornutum_ Coss., _Z. Geslini_ Coss., _Z. album_ L. (Cf. T. du N., p. 157), 47, 70.

Carotte, 128.

Chih, _Artemisia herba alba_ Asso. ; aussi _Artemisia campestris_ L. (A.) et _Artemisia atlantica_ (F1) (Cf. T. du N., p. 177-178), 70, 72, 75.

Chou, 128.

Citronnier, 47, 178.

Cotonnier, 128.

Dattier, 12, 15, 16, 20, 25, 28, 30, 39, 44, 47, 50-52, 58, 69, 77, 93, 104, 106, 107, 109, 110, 113, 117, 127, 128, 140, 143, 144.

Dhomràn, _Traganum nudatum_ Del., 11, 19, 25, 27, 43.

Drin, _Aristida pungens_ Desf., 11, 17-19, 28, 34, 41, 109, 126, 146, 147, 151, 154, 157.

Ephedra, 17.

Ezal (azal), _Calligonum comosum_ L’Hérit. ; aussi _Caroxylon articulatum_ Moq. Tand. (P. M.), 17, 146, 147, 157.

Fedjel (fidjl), _Raphanus sativus_ L. (A.), 128.

Fève, 128.

Figuier, 9, 47, 126, 128, 133.

Gandoul, _Calycotome spinosa_ Lmk (A.), _guendoul_ (genêt épineux) (P. M.), _Calycotome villosa_, _spinosa_, _intermedia_ (F1), 7.

Garana, 128.

Godhâm (guedhâm), _Salsola vermiculata_ L., 145.

Goreyna (greïna), _Halocnemum tetragonum_ (F1) ; gueraïna, _Halogeton sativus_ Moq. (P. M.), 88, 109, 110.

Goseyba, graminée ? 145.

Gossob (draa), _Penicillaria spicata_ Willd., 163, 169.

Grenadier, 126, 128.

Guerch, ? 110.

Guetaf, _Atriplex halimus_ L., 106, 108.

Hâd, _Cornulaca monacantha_ Del., 19, 147, 151, 153, 157.

Halfa, _Stipa tenacissima_ L., 64, 70.

Halhâl, _Lavandula Stoechas_ L. (P. M.), _Lavandula multifida_ L. (F1), 27.

Halma, _Plantago ovata_ Forsk, 18, 151, 153, 157.

Haricot, 128.

Harmel, _Peganum Harmala_ L., 11, 69, 77.

Isrif, _Suaeda vermiculata_ Forsk, 109, 110.

Jell, _Ruta bracteosa_ D. C., 108, 109.

Jonc, 30.

Kabouya, _Cucurbita Pepo_ Seringe, 128.

Kelkha, _Ferula communis_ Desf. (P. M.), 7.

Khez (Khazz = une _Lemna_ dans les oasis égyptiennes (A.), 6.

Lebbîn, _Euphorbia guyoniana_ Boiss. _Euphorbia Paralias_ L., 34, 39.

Luzerne, 128.

Markh, _Genista Saharae_ Coss. (A.) (Cf. T. du N., p. 161), 17, 18.

Melon, 128, 165.

Methennân, _Thymelaea hirsuta_ Endl. _Passerina hirsuta_ L., 7, 110.

Navet, 128.

Nebqa, _Zizyphus Spina Christi_ Willd. (A.) (Cf. T. du N., p. 159), 48.

Neci, _Aristida plumosa_ L. _Arthratherum plumosum_ Nees. 154.

Oignon, 128.

Olivier, 51, 77.

Oranger, 47.

Orge, 128.

Pastèque, 128, 178.

Pêcher, 9, 47.

Poireau, 128.

Poirier, 128.

Poivre rouge, 128.

Pommier, 128.

Réglisse, 128.

Remeth, _Haloxylon articulatum_ Boiss. _Caroxylon articulatum_ Moq. Tand., 7, 72, 75.

Retem, _Retama raetam_ Webb. ; aussi _Genista barbara_ Mumby ; _Genista Duriaei_ Spach (P. M.), 17, 77, 110.

_Rhamnus arabica_, 103.

Rhardeg, _Nitraria tridentata_ Desf. (A., P. M.) ; aussi _Salix tridentata_ Viv. (Cosson, ap. A.) (Cf. T. du N., p. 175), 7, 77, 110.

Rhodhdhâm, ghedem, _Salicornia fruticosa_ L., en Tripolitaine (A.), guedhdham, _Salsola brevifolia_ Desf. (P. M.), 33.

Sebot, _Aristida pungens_ Desf. _Arthratherum pungens_ P. B. Variété non déterminée (F2) (Cf. T. du N., p. 204), 151.

Sedra, _Zizyphus Lotus_ L., 7, 72.

Sefâr, _Aristida brachyptera_ Coss. et Balansa ; aussi _Aristida plumosa_ P. M., (F1 et F2), 18-20, 34, 151, 153, 156.

Semhari, _Helianthemum sessiliflorum_ Pers. ; aussi _Helianthemum metlilense_ Coss. et Dur. (P. M.), 41.

Souïd, _Suaeda vermiculata_ Desf. ; aussi _Suaeda fruticosa_ Moq. Tand. (A. et F1) ; aussi _Salsola vera_ (F2), 43, 64.

Tabac, 13, 139-141.

Thym, 70.

Tarfa, _Tamarix africana_ Poiret ; aussi _Tamarix gallica_ L. 25, 47, 57, 58, 64, 81.

Terfâs, _Terfezia africana_ Chatin (P. M.). _Terfezia Leonis_ Tulasne, 199.

Tomate, 128.

Vigne, 128.

Zeïta, _Limoniastrum Guyonianum_ Dur., 19, 24, 25, 28, 34, 43, 57, 64, 69, 72, 88, 109, 110, 127.

_Zizyphus Lotus_, 86. (Voir aussi _Sedra_).

_Zizyphus Spina Christi_, 48.

* * * * *

INDEX DES ANIMAUX CITÉS

Alouette, 30, 32.

Autruche, 139.

Barbeau, 106.

Bécassine, 30.

Beguer-el-ouahch, 148, 153.

Bergeronnette, 30.

Bœuf, 49.

_Bulimus truncatus_, 87.

Canard, 32.

_Cardium edule_, 87.

Chacal, 154.

Chameau, 155.

Chat sauvage, 30.

Cherchimāna, 147.

Cheval, 161.

Cigale, 146.

Courlis, 32.

Cyprinus, 83.

Djird, 11.

Fenek, 154.

Flamant, 30, 32.

Gazelle, 63.

Gazelle commune, 152.

Gerboise, 147.

Héron, 30.

Himed, 152.

Lapin, 49.

Libellules, 30, 164.

Limnées, 178.

Meha, 153, 154.

Melania, 30.

_Melanopsis Maroccana_, 47.

Moustiques, 30, 192.

Mouton, 154, 169.

Nadja, 108.

Ouran, 146.

Outarde, 64.

_Physa contorta_, 146.

_Physa Brocchii_, 146.

_Physa truncata_, 146.

_Planorbis_, 157, 178.

_Planorbis Maresianus_, 146.

Pigeon, 165.

Poule, 165.

Rim, 152.

Sanglier, 114.

Sarcelle, 30.

Scorpion, 141.

Sefchi, 18.

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TABLE DES MATIÈRES

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Pages.

AVANT-PROPOS V

BIOGRAPHIE IX

PREMIÈRE PARTIE

DEUXIÈME PARTIE

TROISIÈME PARTIE

VOYAGE A GHADAMÈS