Chapter 10 of 13 · 3124 words · ~16 min read

partie d

'une minorité. Le lecteur ignore que dans l'Afrique du Sud j'ai débuté avec l'unanimité presque complète et suis descendu à une minorité de 64 et même de 16, puis je suis remonté à une énorme majorité. Le travail le plus important et le meilleur a été fait dans le désert de la minorité.

Je sais que le Gouvernement craint plus que tout cette énorme majorité que j'ai l'air de dominer. Il ignore que je la crains autant que lui. Je suis véritablement écœuré de cette adoration de la multitude qui ne réfléchit pas. Je serais plus sûr du terrain si elle crachait sur moi. Je ne serais pas obligé de confesser mes erreurs gigantesques et autres, ni forcé de reculer ni de réorganiser.

Mais cela ne devait pas être.

Un ami m'a mis en garde contre le danger d'exploiter ma dictature. Il ignorait que jamais je ne m'en suis servi, ne fût-ce que pour la seule raison que l'occasion ne s'en est pas encore présentée. La «Dictature» me servira seulement lorsque le gouvernement aura empêché les rouages du Congrès de fonctionner.

Loin d'avoir exploité ma _dictature_, je me demande si je ne me laisse pas moi-même exploiter. J'avoue que j'en ai la terreur. Ma propre sécurité consiste dans mon impudence. J'ai prévenu mes amis du Comité que je suis incorrigible. Chaque fois que le peuple commettra des erreurs, je continuerai à les confesser. Le seul tyran que j'accepte ici-bas, c'est «la petite voix silencieuse». Et même si je devais envisager la minorité d'un seul, j'aurais je crois le courage d'être cette minorité désespérée. Voilà la seule position vraie pour moi. Mais aujourd'hui, je suis devenu plus triste et, je l'espère, plus sage. Je me rends compte que notre Non-Violence est à fleur de peau. Nous brûlons d'indignation. Le gouvernement entretient le feu par ses actes insensés. Il semblerait presque qu'il désire voir ce pays couvert de meurtres, de pillages, de rapines, afin de pouvoir prétendre que lui seul est capable d'y mettre fin.

Cette Non-Violence me semble due uniquement à notre impuissance. Il semble presque que nous nourrissions le désir de nous venger à la première occasion.

Est-ce qu'une Non-Violence volontaire peut naître de ce qui me paraît la Non-Violence forcée des faibles? Est-ce que je ne tente pas une expérience vaine? Qu'arrivera-t-il, le jour où éclatera la fureur, si personne, homme, femme, ou enfant n'est en sécurité et si la main de chacun est levée contre son prochain? A quoi servira-t-il que je jeûne à en mourir, si une telle catastrophe doit se produire? Y a-t-il une alternative? Ne rien faire, prétendre que ce que je sais être mal est bien? Dire qu'une coopération sincère naîtra d'une coopération fausse et forcée, cela revient à dire que la lumière naîtra des ténèbres.

Coopérer avec le gouvernement est tout autant une faiblesse et une faute qu'une alliance avec la violence en suspens. La difficulté est presque insurmontable. Aussi, avec le sentiment croissant que cette Non-Violence est superficielle je ne puis faire autrement que me tromper sans cesse et revenir en arrière comme un homme qui s'avance dans une forêt vierge et toujours doit s'arrêter, revenir sur ses pas, qui trébuche, se blesse et saigne.

Je m'attendais à une certaine somme d'abattement, de désappointement et de ressentiment; mais je n'étais nullement préparé à une violente tempête d'opposition. Il me parut évident que les travailleurs pour la cause n'étaient point d'humeur à entreprendre un travail constructif solide. Le programme n'avait rien de séduisant. Ils ne restaient point associés pour des réformes sociales. Ils ne pouvaient arracher le pouvoir au gouvernement par un travail de réforme aussi routinier. Ils voulaient frapper des coups «non-violents»! Que tout ceci semblait manquer de réalité! Ils ne voulaient pas se donner la peine de réfléchir que, même s'ils parvenaient à vaincre le Gouvernement par un étalage enfantin de fureur, il leur serait impossible de gouverner le pays, une seule journée, sans organisation et méthode constructives, sérieuses et laborieuses.

Il ne faut pas, ainsi qu'eût dit Mohamed Ali, se faire emprisonner «pour une fausse raison». N'importe quel emprisonnement ne nous donnera pas le _Swaraj_. N'importe quelle désobéissance n'allumera pas en nous l'esprit d'obéissance et de discipline. Les prisons pour le criminel endurci ne sont pas la porte qui mène à la liberté. Elles ne sont un temple de liberté que pour ceux qui personnifient l'innocence. L'exécution de Socrate fit, pour nous, de l'immortalité une réalité vivante; il n'en est pas de même de l'exécution d'innombrables criminels. Rien ne nous porte à croire que nous pourrons dérober le _Swaraj_ par l'emprisonnement de milliers d'hommes qui se prétendront non-violents, mais dans le cœur desquels bouillonnera la haine, le mauvais vouloir et la violence.

Ce serait tout différent si nous nous battions avec des armes, si nous donnions des coups et si nous en recevions. Mais ce n'est pas notre lutte actuelle. Soyons sincères, si nous voulons obtenir le _Swaraj_ par la force, abandonnons la Non-Violence et employons toute la force dont nous sommes capables! Ce serait une attitude raisonnable, vraie et franche à laquelle le monde est habitué depuis des siècles. Nul ne pourrait alors proférer contre nous cette horrible accusation d'hypocrisie.

Mais la majorité ne veut pas m'écouter. Malgré tous mes avertissements et mes pressantes objurgations de rejeter la résolution si elle ne croyait pas la non-violence indispensable pour atteindre notre but, elle l'a adoptée sans y rien changer. Je lui demanderai donc de reconnaître sa part de responsabilité. Elle est tenue maintenant à ne pas se précipiter dans la Désobéissance Civile et à faire d'abord œuvre constructive. Je la supplierai de ne pas prêter l'oreille aux clameurs de ceux qui veulent une action immédiate. L'action immédiate ne consiste pas à se faire emprisonner, ni même à s'efforcer d'obtenir la liberté de parole, de presse et d'association, mais à se purifier soi-même, à s'interroger et à s'organiser tranquillement. Si nous ne prenons pas garde, nous courons le risque de nous noyer dans un fleuve dont nous ignorons la profondeur.

Il est inutile de songer aux prisonniers. En apprenant ce qui s'était passé à Chauri-Chaura, je les ai sacrifiés comme première pénitence. Ils sont allés en prison, pour que la force du peuple leur rende la liberté. On espérait que le premier acte du Parlement du _Swaraj_ serait d'ouvrir la porte des prisons. Dieu en avait décidé autrement. Nous qui sommes restés libres, avons essayé sans y parvenir. Les prisonniers ont tout intérêt à présent à y rester jusqu'à la fin de leur peine. Ceux qui y sont entrés sous de faux prétextes, par suite de quelque erreur ou parce qu'ils comprenaient mal le mouvement, pourront en sortir en faisant des excuses, ou en adressant des pétitions. Le mouvement n'en sera que plus fort, d'avoir été épuré. Les cœurs les plus solides se réjouiront de l'occasion inattendue de souffrir davantage. Depuis des années, des milliers de Russes «pourrissent» dans les prisons de la Russie et cependant le malheureux peuple n'est pas encore libre. La liberté est une coquette des plus difficiles à conquérir et à satisfaire. Nous avons montré que nous savions souffrir, mais nous n'avons pas encore souffert suffisamment. Si le peuple en général demeure passivement non-violent, et si quelques-uns sont non-violents, d'intention, de parole et d'action, activement, sincèrement et en connaissance de cause, nous atteindrons le but dans le plus bref délai et avec le moins de souffrances possibles. Si nous envoyons en prison des hommes qui entretiennent dans leur cœur des sentiments de violence, nous remettons indéfiniment le résultat que nous avons en vue.

Le devoir de ceux qui font partie de la majorité est donc, dans leurs sphères respectives, d'affronter les sarcasmes, les insultes, de voir, s'il le faut diminuer leurs rangs, mais de poursuivre leur but avec détermination, sans dévier d'une ligne. Les autorités, prenant la suspension de notre mouvement pour de la faiblesse, auront peut-être recours à une répression plus grande encore. Nous devons la supporter, nous devons même abandonner la Désobéissance Civile défensive et concentrer toute notre énergie sur la réforme économique et sociale, insipide mais fortifiante. Nous devons plier les genoux et assurer aux Modérés qu'ils n'ont rien à craindre de nous. Nous devons donner aux Zamindars l'assurance que nous n'avons contre eux aucun sentiment hostile.

L'Anglais est généralement hautain; il ne nous comprend pas; il se considère un être supérieur. Il se croit au monde pour nous faire obéir. Il compte sur ses canons et sur ses forts pour se protéger. Il nous méprise. Il veut nous forcer à coopérer avec lui, c'est-à-dire à être ses esclaves. Il faut le vaincre lui aussi, non en pliant le genou devant lui, mais en nous tenant à distance, sans le haïr cependant et sans lui faire de mal. Le molester serait lâche. Si nous refusons tout simplement de nous considérer comme ses esclaves et de lui rendre hommage, nous aurons fait notre devoir. Une souris ne peut qu'éviter le chat. Elle ne peut négocier avec lui, tant qu'il n'a pas limé ses griffes et ses dents. Mais en même temps, nous devons montrer tout notre respect aux quelques Anglais qui cherchent à se guérir et à guérir leurs compatriotes de la maladie de l'orgueil de race.

La minorité a des idéaux différents. Elle ne croit pas au programme. Ne serait-il pas logique et patriotique de sa part de former un nouveau parti et une organisation nouvelle? Elle pourrait alors instruire vraiment le pays. Ceux qui ne croient pas à la doctrine du Congrès doivent assurément le quitter. Il faut que même une organisation nationale ait une croyance. Quelqu'un qui ne croirait pas au _Swaraj_, par exemple, n'est pas à sa place au Congrès. Je prétends également que celui qui ne croit pas aux «moyens pacifiques et légitimes» n'y est pas davantage. Un membre du Congrès peut ne pas croire à la Non-Coopération et y demeurer cependant, mais il ne peut conserver son titre de membre du Congrès, s'il croit à la violence et au mensonge. J'ai donc été profondément blessé de l'opposition qui fut faite à ma proposition au sujet de la croyance, et à ma paraphrase des deux adjectifs «pacifiques et légitimes» que j'avais expliqués par «non-violents et sincères» respectivement. J'avais mes raisons pour cette paraphrase. Afin d'éviter une discussion pénible, j'ai accepté de la supprimer, mais j'ai eu l'impression que la vérité recevait un coup mortel.

Je suis persuadé que ceux qui ont soulevé l'objection sont d'aussi bons patriotes que je crois l'être, ils désirent aussi ardemment le _Swaraj_ que tout autre membre du Congrès. Seulement, je considère que l'esprit patriotique demande qu'ils adhèrent strictement et loyalement à la Non-Violence et à la Vérité; et s'ils n'y croient pas, ils doivent cesser d'appartenir au Congrès.

N'y a-t-il point une saine économie pour la nation à ce que tous les idéaux soient bien définis et à travailler indépendamment les uns des autres? le parti le plus populaire remportera la victoire. Si nous voulons développer le véritable esprit démocratique, ce n'est pas par l'obstruction que nous y parviendrons, mais par l'abstention.

Cette session du Comité du Congrès de toute l'Inde a démontré fortement que c'est _nous_ qui retardons les progrès du _Swaraj_, et non pas le gouvernement. Chaque faute du gouvernement aide notre cause. Chaque négligence de notre part lui fait tort.

_2 mars 1922._

SI L'ON M'ARRÊTE

Le bruit court à nouveau que mon arrestation est imminente. Quelques fonctionnaires prétendent, paraît-il, que ce fut une erreur de ne pas m'arrêter à l'époque où on l'avait décidé, c'est-à-dire le 11 ou 12 février, et que la décision prise au sujet de Bardoli n'aurait pas dû influencer le programme du gouvernement. On rapporte également que le gouvernement ne peut vaincre l'agitation croissante qui réclame à Londres mon arrestation et ma déportation. Je ne vois pas moi-même comment le gouvernement pourrait faire autrement que de m'arrêter, s'il veut que la Désobéissance Civile individuelle ou en masse cesse complètement. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Dans ce cas, il ne faut pas qu'il y ait de _Hartal_, de démonstrations bruyantes ou de processions. Je considérerais un calme parfait comme une haute marque d'estime de la part de mes compatriotes. Ce qui me ferait grand plaisir par exemple, ce serait de voir l'œuvre constructive du Congrès se poursuivre avec la régularité d'une horloge et la rapidité de l'express du Pendjab. J'aimerais que ceux qui jusqu'à présent ne l'ont point fait, renoncent volontairement à leurs tissus étrangers et en fassent un feu de joie. Qu'ils remplissent tout le programme constructif élaboré à Bardoli, et non seulement ils obtiendront ma liberté et celle d'autres prisonniers, mais ils inaugureront le _Swaraj_ et assureront la réparation des injustices faites au Califat et au Pendjab. Qu'ils se souviennent que les quatre piliers fondamentaux du _Swaraj_ sont: la Non-Violence, l'Union Hindoue-Musulmane-Sikh-Parsi-Chrétienne-Israélite, la suppression totale de l'Intouchabilité, et la fabrication du khaddar filé et tissé à la main pour supplanter complètement le tissu étranger.

J'ai idée que ce ne serait pas un mal pour le peuple si on m'enlevait à lui. Tout d'abord la superstition que je suis doué d'un pouvoir surnaturel s'effondrerait; l'erreur de croire que mon influence seule a fait accepter le programme de Non-Coopération serait démontrée; en poursuivant notre activité malgré le départ d'un des auteurs du programme nous prouverions que nous sommes capables d'avoir le _Swaraj_. Enfin, et égoïstement, cette circonstance me procurerait un peu de calme et de repos physique, que je crois avoir mérités.

_9 mars 1922._

ARRESTATION DE GANDHI ET CE QUI SUIVIT (résumé)

Ce qui était prévu depuis longtemps est arrivé. Le sacrifice ardemment souhaité par Gandhi est consommé. Il se sent libre, à présent que le gouvernement sous lequel il lui était devenu intolérable de vivre l'a mis en prison.

Le bruit de son arrestation imminente courut dès le 8. Il partit néanmoins pour Ajmere, sur une invitation pressante de M. Chhotani; et la rumeur circula qu'il se pourrait qu'on l'arrêtât en route.

Il revint sain et sauf à l'Ashram le 10 et s'y montra plein d'entrain. Ces bruits furent reçus à l'Ashram avec le plus grand calme. On était habitué à ces sortes de séparations. La routine journalière n'en fut pas troublée. Le soir pourtant, à l'heure de la prière, il se fit un profond silence, tandis que d'un pas rapide et angoissé les habitants de l'Ashram arrivaient pour assister à ce qui serait peut-être pour longtemps la dernière prière de leur _Bapu_. Il était d'une gaieté inusitée, il joua avec les enfants et rivalisa d'entrain avec eux, il travailla ensuite comme à l'ordinaire et ne cessa de voir des amis qui venaient aux nouvelles. A dix heures il fit ses ablutions et se disposa à aller se reposer. Tous ses amis étaient partis; Banker qui était venu avec M. Shvaib pour confirmer la rumeur s'était éloigné également. Quelques minutes plus tard, M. Shvaib revenait avec Anasuyabai annoncer que M. Banker venait d'être arrêté et qu'on allait procéder à l'arrestation de Gandhi. La nouvelle s'étant répandue, tous les habitants de l'Ashram: hommes, femmes, enfants accoururent pour recevoir sa bénédiction. Son hymne préféré en Gujerati fut chanté en chœur, puis il eut un mot pour chacun, les encourageant tous par sa joie et son animation et il se disposa à aller lui-même au devant de la police.

Maulana Hasrat Mohani qui l'avait quitté à Ahmedabad en revenant d'Ajmere arriva à l'Ashram juste à temps pour le voir avant son arrestation. Ils s'embrassèrent et s'assurèrent de leur mutuelle estime et de leur respect réciproque. Le Maulana était très affecté, il promit à Gandhi de consacrer toute son énergie à la cause de la Non-Coopération et de la Non-Violence.

Gandhi et M. Banker furent alors conduits à la prison de Sabarmati, où Madame Gandhi et cinq ou six autres personnes furent autorisées à les accompagner..... Le lendemain, on les conduisit devant le juge d'instruction M. Allan Brown I. C. S. La nouvelle avait été tenue secrète; néanmoins un grand nombre de spectateurs avaient obtenu l'autorisation d'assister à l'interrogatoire. Cinq témoins furent interrogés pour l'accusation, au nom du Gouvernement: M. Healy, Surveillant Général de la Police du District, le greffier du tribunal de Bombay, M. Dinshaw Gharda, M. Chatfield, magistrat d'Ahmedabad, un sous-inspecteur de la police et un détective de la police secrète. Ils eurent à répondre à deux questions. Lecture fut ensuite donnée d'articles de la _Jeune Inde_ afin de prouver qui en était l'auteur et leur but.

Plusieurs heures furent perdues sur ces deux questions fort simples, afin de ne pas manquer aux formalités. Il semblait absurde de passer tant de temps sur un fait évident. Il y avait dans toute l'affaire quelque chose de théâtral et d'artificiel: la condescendance du Magistrat même lorsqu'il s'adressait à des amis des collègues ou des supérieurs le respect témoigné au Président du tribunal, quelque soit la personnalité qui en occupe le siège: coutumes traditionnelles peut-être, qui deviennent naturelles à ceux qui les pratiquent, mais qui, bien que revêtues de splendeur, paraissent étranges et déplacées à celui qui les observe pour la première fois.

_15 mars 1922_

LE GRAND PROCÈS

La «Couronne» contre M. K. Gandhi et S. G. Banker.

Le Procès de Gandhi et de Banker commença à la Circuit House de Shahi Bag le samedi 18 mars à midi devant M. C. S. Broomsfield juge du District et Sessions d'Ahmedabad.

Sir J. T. Strangman et Rao Bahadur Girdharlal dirigeaient l'accusation. Les accusés n'avaient point d'avocat.

A midi, le juge ouvrit la séance, en disant qu'une légère erreur dans l'exposé des faits reprochés aux accusés l'obligeait d'abord à rectifier cet exposé. Après quoi le greffier du tribunal donna lecture de l'acte d'accusation, le délit consistant dans la publication de trois articles parus dans la _Jeune Inde_ du 22 Septembre, du 15 décembre 1921 et du 23 février 1922. Lecture fut ensuite donnée des articles en question dans l'ordre suivant: _Corruption du Loyalisme; une Enigme et sa Solution; et Secouant la crinière_[92].

Le juge expliqua brièvement les raisons de la mise en accusation. Il demanda à Gandhi s'il reconnaissait avoir commis les délits qu'on lui reprochait, ou s'il désirait plaider sa cause. Gandhi déclara qu'il se reconnaissait coupable et ajouta qu'il avait remarqué que le nom du Roi, ainsi qu'il convenait, n'avait pas été mentionné dans l'acte d'accusation.

..... Sir Strangman prit alors la parole au nom de la Couronne. Il montra que les articles incriminés n'étaient pas isolés. Ils faisaient