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Part 18

C'était un voyage de huit à neuf milles. Silver, quoique à moitié mort de fatigue, prit un aviron comme les autres, et l'embarcation s'élança légèrement sur une mer unie comme un miroir. Bientôt nous passâmes devant le goulet et nous tournâmes l'angle sud-est de l'île, laissant derrière nous le premier mouillage de l'_Hispaniola_. En passant devant la colline à deux pointes, nous pûmes distinguer la bouche noire de la caverne de Ben Gunn, devant laquelle une forme humaine dressait sa haute taille, le mousquet à l'épaule. C'était celle du squire. A sa vue, nous nous mîmes à agiter nos mouchoirs et à pousser des hourras auxquels Silver ne fut pas le dernier à se joindre.

Trois milles plus loin, comme nous arrivions à l'entrée de la baie du nord, ne voilà-t-il pas que nous rencontrons l'_Hispaniola_, se promenant toute seule? La marée l'avait relevée et mise à flot. Heureusement que la brise était faible et le courant moins fort que dans la baie du sud, où nous ne l'aurions jamais revue!... Mais en l'état, il n'y avait pas grand dommage, sinon que la voile de misaine était perdue. Remonter à bord, aller chercher à fond de cale une ancre de fortune et la jeter par une brasse et demie à fond: tout cela fut assez prestement fait. Après quoi, nous retournâmes en chaloupe à la Crique-au-Rhum, le point le plus rapproché de la caverne de Ben Gunn, et Gray repartit tout seul avec l'embarcation pour monter la garde à bord de l'_Hispaniola_.

Une pente douce montait de la grève à l'entrée de la caverne. Comme nous en approchions, le squire vint au-devant de nous. Il se montra doux et affable avec moi, sans me rien dire de mon escapade, ni en bien ni en mal. Mais le salut que lui adressa Silver lui fit monter le rouge au visage.

«John Silver, s'écria-t-il, vous êtes le plus grand imposteur et la plus prodigieuse canaille que j'aie jamais rencontrée! Il paraît que je ne dois point vous poursuivre. Je ne vous poursuivrai donc pas... Mais tous ces morts doivent peser sur votre conscience comme autant de bornes!...

--Je vous remercie, monsieur, répliqua John, en saluant de plus belle.

--Je vous défends de me remercier! dit rudement le squire, car je manque à tous mes devoirs... Arrière, s'il vous plaît!...»

Là-dessus nous entrâmes dans la caverne. Elle était vaste et bien aérée; dans le fond, une jolie cascade formait une petite pièce d'eau entourée de fougères; le sol était couvert de sable. Devant un grand feu allumé près de l'entrée, nous trouvâmes le capitaine Smollett, couché sur un lit d'herbes et de mousse. Dans le coin le plus écarté, à la lueur de la flamme, je vis étinceler un grand tas de pièces d'or et un quadrilatère de barres brillantes.

C'était là ce trésor de Flint, que nous étions venus chercher si loin, et qui avait déjà coûté la vie à dix-sept hommes de l'_Hispaniola!_... Et qui sait combien d'autres vies il avait coûté pendant qu'on l'amassait, combien de sang et de tribulations, combien de bons navires coulés au fond des mers, combien de poudre, combien de braves gens brutalement envoyés dans l'éternité, combien de cruautés, de hontes, de mensonges et de crimes!... Nul n'eût pu le dire. Et pourtant il y avait encore dans l'île au moins trois hommes, Silver, Morgan et Ben Gunn, qui avaient pris part à ces crimes, comme chacun avait espéré avoir part au trésor.

«C'est vous, Jim? me dit le capitaine. Allons, vous êtes un brave garçon, à votre manière!... Mais je ne crois pas que nous reprenions jamais la mer ensemble. Vous aimez trop n'en faire qu'à votre tête, pour mon goût personnel... Vous voilà, John Silver? Qu'est-ce qui vous amène ici, mon garçon?

--Je reviens à mon devoir, monsieur, répondit Silver.

--Ah!» fit le capitaine.

Et il n'ajouta pas un mot.

Le bon souper, ce soir-là, au milieu de tous mes amis, avec le chevreau salé de Ben Gunn et quelques friandises arrosées de vin vieux de l'_Hispaniola_! Jamais convives ne furent plus gais, plus heureux que nous. Et Silver était là, assis en dehors de la lumière du feu, mais mangeant, lui aussi, de bon appétit, tout prêt à s'élancer s'il manquait n'importe quoi, et se joignant tranquillement à nos rires,--le même homme poli, doux, obséquieux, que nous avions connu avant ces tragiques événements.

XXXIV

CONCLUSION

Le lendemain matin, dès la première heure, nous nous mîmes à l'ouvrage, car le transport de cette énorme masse d'or à l'_Hispaniola_ n'était pas une petite affaire pour un si faible nombre d'hommes. Les trois individus qui se trouvaient encore dans l'île ne nous troublaient guère. Une seule sentinelle, l'arme au bras, sur le versant de la colline, suffirait à les tenir en respect, et nous ne doutions pas qu'ils ne fussent las de l'état de guerre. Notre travail marcha donc à souhait. Gray et Ben Gunn allaient et venaient, avec la chaloupe, de la crique à l'_Hispaniola_, tandis que nous étions occupés à transporter le trésor de la caverne à la grève. Deux des barres attachées à un bout de corde étaient tout ce qu'un homme pouvait porter; encore allait-il lentement avec ce poids sur les épaules. Quant à moi, on m'avait chargé de mettre en sacs l'or monnayé, et c'est à quoi je m'employais tout le jour dans la caverne.

C'était une étrange collection, qui ressemblait à celle de Billy Bones par la diversité des monnaies; mais était infiniment plus variée, comme elle était des milliers de fois plus considérable. Je me souviens du plaisir que je trouvais, pour me reposer de mon travail, à trier les monnaies et à les assortir. Pièces françaises, anglaises, espagnoles, portugaises, georges, louis, doublons, guinées, moïdores, sequins, pièces de huit, effigies de tous les souverains du monde, monnaies orientales marquées de signes cabalistiques, les unes rondes, les autres carrées ou octogones, d'autres encore percées d'un trou pour y passer un cordon,--il y en avait de tous les genres, de tous les modules, de toutes les variétés. Quant au nombre, il était si grand, que les doigts me faisaient mal à force de compter, et que j'avais le dos brisé à me tenir ainsi courbé.

Ce travail dura plusieurs jours. Chaque soir nous avions charrié une fortune à bord, et une autre fortune nous attendait le lendemain. Et pendant tout ce temps les trois rebelles survivants n'avaient pas donné signe d'existence.

Enfin, un soir que le docteur se promenait avec moi sur le versant de la colline qui domine les basses terres de l'île, le vent nous apporta du bas-fond plongé dans les ténèbres au-dessous de nous comme un chant ou un cri. Puis, tout retomba dans le silence.

«Ce sont ces malheureux! dit le docteur. Que le ciel leur pardonne!...

--Ils sont ivres,» dit Silver derrière nous.

Silver, j'ai oublié de le dire, jouissait de la plus entière liberté; en dépit des rebuffades quotidiennes du squire et du capitaine, il semblait se considérer plus que jamais comme un serviteur fidèle et privilégié. En vérité, je ne pouvais m'empêcher d'admirer parfois la patience inaltérable avec laquelle il supportait ces coups de boutoir et la politesse invariable qu'il mettait à se rendre utile ou agréable à tout le monde. Il n'arrivait pourtant qu'à se faire traiter comme un chien, si ce n'est peut-être par Ben Gunn, qui avait encore une peur bleue de son ancien quartier-maître, et par moi, qui lui devais assurément quelque chose, quoique, à vrai dire, j'eusse aussi le droit de penser de lui pis que les autres, l'ayant vu sur le plateau en train de ruminer une nouvelle trahison. Ce fut donc assez rudement que le docteur lui répliqua:

«Ivres ou délirants de fièvre.

--Vous avez raison, monsieur, dit Silver; mais, après tout, peu importe que ce soit l'un ou l'autre.

--J'ai de votre humanité, maître Silver, une trop médiocre idée pour attendre de vous autre chose que de la surprise, reprit ironiquement le docteur; mais je vous déclare que, si j'étais certain qu'ils fussent délirants, comme je suis moralement sûr que l'un d'eux au moins est malade de la fièvre, je quitterais le camp, et, à tout risque, j'irais donner mes soins à ces pauvres diables.

--Sauf votre respect, monsieur, vous auriez tort, répliqua Silver. Vous y laisseriez la vie, croyez-moi, et elle vaut mieux qu'un tel sort. Je suis avec vous maintenant,--le cœur et la main,--je ne voudrais pas voir notre parti perdre un homme, et surtout que cet homme fût vous, docteur, à qui je dois tant. C'est pourquoi je vous avertis que ces gens sont incapables de tenir leur parole,--même supposé qu'ils en eussent envie. Et, qui plus est, ils sont même incapables de croire que vous tiendriez la vôtre...

--Parbleu! cela vous va bien de parler ainsi, dit le docteur, et vous nous avez montré comment vous tenez une promesse.»

Ce soir-là, du reste, nous n'entendîmes plus rien qui indiquât la présence des rebelles. Une autre fois, l'écho lointain d'un coup de fusil nous arriva, et nous supposâmes qu'ils chassaient.

Un conseil fut tenu pour décider de leur sort, et il fut résolu de les abandonner dans l'île,--à la grande joie de Ben Gunn et à l'entière approbation de Gray. En conséquence, nous laissâmes dans la caverne, pour leur usage, une grande quantité de poudre, la plus grande partie du chevreau salé, une caisse de médicaments, des objets de première nécessité, tels que vêtements, outils, une toile à voile, deux ou trois brasses de corde, et enfin,--sur le désir expressément formulé par le docteur,--un beau présent de tabac.

Ce fut le dernier acte de notre séjour dans l'île. Le trésor était embarqué; nous avions pris de l'eau et la quantité de viande salée que nous jugions nécessaire à nos besoins. Un beau matin, nous levâmes l'ancre, non sans peine, car nous n'étions que trois au cabestan, et nous sortîmes de la baie du nord, avec le même pavillon flottant à notre corne que le capitaine avait arboré sur le blockhaus.

Les trois proscrits nous avaient observés de plus près que nous ne pensions, comme ils le prouvèrent bientôt, car, en sortant de la passe, nous eûmes à ranger de très près la pointe sud, et, comme nous la longions, nous les vîmes tous trois à genoux sur le sable, les bras tendus vers nous d'un air suppliant.

Cela nous faisait mal de les abandonner ainsi dans cet état lamentable. Mais nous ne pouvions pas courir le risque d'une seconde révolte, et les ramener en Angleterre pour y être pendus semblait une assez pauvre faveur. Le docteur les héla donc et leur dit que nous leur avions laissé des provisions, en leur indiquant l'emplacement de la caverne. Mais ils n'en continuèrent pas moins à nous appeler chacun par notre nom, en nous suppliant, pour l'amour de Dieu, d'avoir pitié d'eux et de ne pas les condamner à périr dans cet affreux désert.

Enfin, voyant que le schooner poursuivait sa route, l'un d'eux, je ne sais lequel, sauta vivement sur ses pieds en poussant un cri rauque, épaula son fusil et nous envoya une balle, qui siffla sur la tête de Silver pour aller se perdre dans la grande voile.

Dès lors nous eûmes soin de nous abriter derrière les bastingages. Quand je relevai la tête pour regarder, ils avaient disparu sur le promontoire, et le promontoire même s'effaçait au loin. Vers midi, nous avions perdu de vue le pic le plus élevé de l'Ile au Trésor.

[Illustration: XXI

ON M'AVAIT CHARGÉ DE METTRE EN SAC L'OR MONNAYÉ.]

Nous nous trouvions si peu nombreux à bord, que tout le monde était obligé de mettre la main à la pâte. Le capitaine seul restait couché à l'arrière sur un matelas, pour donner ses ordres. Il entrait en convalescence, mais avait encore besoin de soins et de repos.

Nous ne pouvions entreprendre de revenir à Bristol sans un nouvel équipage. Aussi nous dirigeâmes-nous d'abord vers la côte la plus voisine, dans l'Amérique du Sud; et bien longtemps avant d'y arriver, nous avions été tous mis sur les dents par deux tempêtes suivies de vents contraires. Mais, enfin, le port se montra devant nous. Le soleil allait se coucher quand nous jetâmes l'ancre dans une charmante baie, pour nous voir bientôt entourés de canots chargés de nègres, de mulâtres et d'Indiens, qui nous offraient des fruits ou des légumes ou proposaient de plonger pour la moindre pièce de monnaie. La vue de toutes ces faces épanouies, la saveur des fruits tropicaux et surtout les feux qui commençaient à briller dans la ville, faisaient un contraste délicieux aux tragiques spectacles que nous avions eus dans l'île. Aussi le docteur et le squire ne voulurent-ils pas attendre pour aller à terre, et ils me prirent avec eux. Ils rencontrèrent le commandant d'un navire de guerre anglais, lièrent connaissance avec lui, allèrent à son bord, et apparemment s'y trouvèrent si bien, qu'il faisait grand jour quand nous revînmes à l'_Hispaniola_.

Ben Gunn était de garde sur le pont. A peine nous eut-il vus qu'il entama toute une confession, avec les plus absurdes grimaces. Silver était parti, avec sa connivence, dans un canot du port. Il nous jurait maintenant n'avoir consenti à cette évasion que pour sauver nos vies, qui auraient été en grand péril, si «l'homme à une jambe» était resté à bord. Mais il y avait encore autre chose. Le cuisinier n'était pas parti sans biscuit. En perçant une cloison, il avait réussi à prendre un sac d'or contenant peut-être huit à dix mille guinées, et l'avait emporté pour subvenir à ses frais de voyage.

Tout compte fait, nous nous trouvâmes satisfaits d'être débarrassés de lui.

Ce fut le dernier incident notable de notre voyage. Nous n'eûmes pas de peine à compléter notre équipage, nous rencontrâmes des vents favorables, et l'_Hispaniola_ arriva à Bristol comme M. Blandly se préparait à mettre à la voile pour venir à notre recherche. Nous ramenions le trésor à peu près complet; mais de tous ceux qui étaient partis le chercher, cinq seulement rentraient au port.

Selon les conventions arrêtées entre le squire et le docteur, l'État et les pauvres eurent avant tout leur part. Puis chacun de nous reçut la sienne, pour s'en servir sagement ou follement, selon son humeur. Le capitaine Smollett s'est toujours ressenti des suites de sa blessure; devenu moins propre au service, le rude et loyal marin s'est résigné à quitter la mer. Il vit retiré près de Bristol. Gray non seulement sut garder son argent, mais, pris d'une ambition soudaine, se mit à étudier sa profession; il est maintenant second officier d'un schooner où il a une part de propriété; marié, de plus, et père de famille. Ben Gunn eut ses mille livres sterling, qu'il mangea ou perdit en trois semaines, ou, pour parler exactement, en dix-neuf jours, car le vingtième on le vit reparaître sans le sou. On lui donna alors une place de garde-chasse,--précisément ce qu'il craignait tant quand je le rencontrai dans l'île. Il est juste de dire qu'il s'en arrangea très bien. Il vit encore, très aimé dans le pays, quoique généralement considéré comme un jocrisse.

On n'a plus entendu parler de Silver. Ce terrible marin à une jambe ne joue plus aucun rôle dans ma vie. Je me plais à croire qu'il a retrouvé sa vieille négresse et qu'il vit en paix dans quelque coin, avec elle et son perroquet.

Autant que je puis le savoir, l'argent en barre et les armes sont encore dans l'île, à l'endroit où Flint les a enfouis. Je suis, pour mon compte, parfaitement décidé à les y laisser. Pour rien au monde, on ne me ferait recommencer une expédition pareille. Mon pire cauchemar est encore d'entendre des lames se jeter sur les brisants, et il m'arrive de me réveiller en sursaut avec la voix perçante du _capitaine Flint_ me criant aux oreilles: «Pièces de huit!...»

[Illustration: XXII

AVEC QUELLE JOIE MA PAUVRE MÈRE ME VIT REVENIR.]

Ai-je besoin de dire avec quelle joie ma pauvre mère me vit revenir, avec quel bonheur je la retrouvai, et combien il me parut bon et doux de lui assurer à côté de moi une existence heureuse et tranquille!

Le docteur s'était attaché à moi, et je lui avais voué de mon côté une admiration et une affection passionnées. Il a entrepris de refaire mon éducation, et il prétend qu'il est sûr d'y réussir. Selon lui, il n'est jamais trop tard pour bien, pour mieux faire. Son ambition serait de faire de moi un médecin instruit. «C'est dans cette profession-là seulement, dit-il pour m'encourager, qu'un homme de bon propos peut être à lui tout seul utile à son prochain.» Le Squire est de son avis, et le lecteur pensera comme moi que je n'avais pas de meilleur parti à prendre que de me laisser guider dans la vie par ces deux honnêtes gens.

[Illustration]

TABLE DES MATIÈRES

UN MOT DE PRÉFACE. I

I. -- Le vieux loup de mer. 1

II. -- Chien-Noir se montre et disparaît. 9

III. -- La marque noire. 17

IV. -- Le coffre du Capitaine. 25

V. -- La fin de l'aveugle. 33

VI. -- Les papiers du Capitaine. 41

VII. -- Le cuisinier du navire. 51

VIII. -- A l'enseigne de la Longue-Vue. 59

IX. -- La poudre et les armes. 65

X. -- Le voyage. 73

XI. -- Ce que j'entendis dans le tonneau. 81

XII. -- Conseil de guerre. 89

XIII. -- Comment je débarquai. 97

XIV. -- Le premier coup. 103

XV. -- L'habitant de l'île. 109

XVI. -- Le Fortin (_Récit du docteur_). 117

XVII. -- Le dernier voyage du canot (_suite du récit du docteur_). 123

XVIII. -- Comment se termina la première journée (_suite du récit du docteur_). 129

XIX. -- La garnison du blockhaus (_Jim reprend son récit_). 135

XX. -- L'Ambassade de John Silver. 143

XXI. -- L'assaut. 151

XXII. -- Comment je repris la mer. 159

XXIII. -- A marée descendante. 165

XXIV. -- Le voyage de la pirogue. 171

XXV. -- J'abats le drapeau noir. 179

XXVI. -- Israël Hands. 185

XXVII. -- «Pièces de huit». 195

XXVIII. -- Aux mains de l'ennemi. 203

XXIX. -- Encore la marque noire. 213

XXX. -- Sur parole. 221

XXXI. -- La chasse au trésor. 229

XXXII. -- La voix dans les arbres. 237

XXXIII. -- La fin d'un règne. 245

XXXIV. -- Conclusion. 253

5964 B.--Paris, Imp. Gauthier-Villars et fils, 55, quai des Gr.-Augustins.