CHAPITRE VI.
Derne.
Cinq villages, séparés l’un de l’autre par de petites distances, et placés irrégulièrement, les uns sur les premières ondulations de la montagne, et les autres dans la plaine, forment collectivement la ville de Derne ; mais chacun d’eux est distingué par une dénomination spéciale qui en peint la situation propre ou relative. Le plus considérable, entouré d’une muraille d’enceinte, est nommé par ces raisons _el- Medinèh_, la capitale, ou bien _Beled-el-Sour_, la ville fortifiée. _El- Magharah_, le village de la grotte[102], est à l’ouest et un peu au- dessus du précédent. _El-Djébeli_, rapproché de la mer, doit son nom à son état d’abandon bien plus qu’à sa situation isolée. Enfin, _Mansour- el-Fokhâni_ et _Mansour-el-Tahatâni_, sont séparés des trois que je viens de nommer par un vallon formant en hiver un torrent considérable. Le premier, au sud de _Beled-el-Sour_, est situé sur la sommité de la rive méridionale du vallon ; et le second, presque au niveau de la plaine, se trouve par conséquent au-dessous du précédent, mais dans une position plus orientale. C’est vis-à-vis de ce dernier village qu’est le port de Derne, mauvaise petite rade dont le fond, sillonné par des rescifs, et l’entrée très-ouverte, ne peuvent offrir qu’une station peu sûre aux navires, qui n’y viennent mouiller en effet que rarement et seulement en été.
Les nombreuses excavations sépulcrales que l’on voit auprès de Derne et dans ses environs, indiquent le gisement d’une ancienne ville, qui, si je ne me trompe, devait occuper la position centrale des villages actuels, et correspondre à _Beled-el-Sour_. Nul doute que cette ville ne fût _Darnis_, ou _Dardanis_, que Ptolémée place à l’extrémité orientale de la Cyrénaïque[103]. Elle ne fut probablement construite que dans une époque postérieure à l’Autonomie de la Pentapole, puisque aucun des auteurs de la haute antiquité, tels qu’Hérodote, Strabon, Scylax, ne l’a connue. Le Périple anonyme désigne _Darnis_ sous le nom corrompu de _Zarine_[104]. Mannert observe, il est vrai, que ce nom n’était peut- être que celui de la plage[105] ; mais les fréquentes altérations que nous avons déja remarquées dans ce stadiasme[106], portent à croire que le nom de _Zarine_ doit aussi bien convenir à _Darnis_, que ceux que nous avons cités convenaient aux lieux dont ils ne pouvaient désigner seulement le port ou la plage. Quoi qu’il en soit, _Darnis_ se trouve chez la plupart des géographes postérieurs à Ptolémée. L’itinéraire d’Antonin[107], et Hiéroclès[108], en font mention ; Ammien-Marcellin la met au nombre des villes les plus considérables de la Cyrénaïque[109]. Nous voyons même _Darnis_ devenir la capitale de la Libye inférieure[110] et conserver le rang de métropole dans les diverses notices de la Géographie sacrée[111]. Les annales de l’église chrétienne nous donnent le nom de ses évêques[112], de même que Synésius en fait mention comme d’une ville épiscopale du premier rang[113].
Cependant le caractère des tombeaux de _Darnis_, indice infaillible dans cette contrée du degré de splendeur de ses anciennes villes, prouve qu’elle n’atteignit point, il s’en faut de beaucoup, un haut degré de prospérité. Son importance fut relative à la décadence de la Pentapole ; elle ne s’exerça que sur une contrée dévastée, et d’ailleurs en majeure partie peu fertile ; elle naquit avec la nouvelle foi qui s’était répandue en Orient. Et cette foi humble et modeste, comme l’Évangile son type ; obscure et divisée, comme toutes les religions à leur première phase, était loin encore d’orner à la fois et d’éclairer la terre. La vérité chassait les dieux des âges antiques, et avec eux s’enfuyaient les arts enfants de l’imagination et du poétique polythéisme.
Il est donc vraisemblable que si _Darnis_ devint ville par sa population, elle resta bourgade par ses édifices. C’est là, on peut l’avancer, que l’Évangile, chassé à son tour de cette contrée par le Coran, lutta long-temps avec lui et y conserva même des sectateurs sous la domination des Musulmans. Un fait remarquable porte du moins à le croire : une tribu d’Arabes-Mourabouts qui habite depuis un temps immémorial la partie orientale des environs de Derne, est désignée encore par le nom d’_Heit-Mariam_, maison de Marie ; et de plus, ces Arabes passent, dans le pays, pour des descendants de Chrétiens.
_Beled-el-Sour_ est, à proprement parler, aux villages qui l’entourent, ce qu’une petite ville en Europe est à ses faubourgs. C’est là que résident les autorités et tous les gens riches du canton ; c’est là que sont les bazars, que se tiennent les marchés, et où viennent se réfugier les caravanes de passage. On y voit deux châteaux, dont l’un, espèce de grande masure ceinte d’un mur élevé, est le séjour du bey lorsqu’il visite la ville, et l’autre, plus petit mais mieux construit, est celui qu’on nous donna pour demeure.
Sur une sommité qui domine la ville, on voit encore une forteresse construite par les Américains (Voy. pl. VI). Ce n’est point ici le lieu de parler de cette conquête éphémère qui eût changé les destinées de toute la contrée, si elle avait été conçue sur un plan plus vaste. En exposant ailleurs sa cause et sa durée, nous aurons l’occasion d’en faire connaître les infructueux résultats.
Il existe une légère différence entre les mœurs des habitants de _Beled- el-Sour_ et des autres villages. Les premiers, livrés au commerce, sont généralement casaniers et sédentaires ; les seconds, plus farouches et plus pauvres, diffèrent peu des Bédouins : ils cultivent les champs des environs, font fréquemment des voyages et osent même pénétrer dans les forêts de Barcah, pour vendre des marchandises à leurs hôtes récalcitrants. Mais tous sont indistinctement soumis _à la loi du sang_, et se font de village à village, comme dans le désert de tribu à tribu, des guerres d’autant plus durables que la cause s’en renouvelle sans cesse, mais que l’on peut toutefois comparer à des fièvres qui ont de courtes intermittences après de violents accès.
Les maisons de Derne sont toutes construites en pierre ; celui qui vient d’Égypte les trouve généralement bien bâties, et entretenues avec propreté. Leurs entrées semblent même offrir une trace sensible du goût des anciens habitants de la Pentapole. Elles sont presque toutes formées de deux pilastres à chapiteaux imitant grossièrement le style dorique ; la roche en est d’un calcaire très-blanc et très-friable ; ce qui en facilite le travail et les détache agréablement du reste de l’enceinte. Ces portes se trouvent souvent placées aux deux tiers de la hauteur de la maison : un escalier saillant y conduit ; il est ordinairement couvert de treilles qui, dans les chaleurs de l’été, permettent aux habitants de goûter, sans sortir de chez eux, leur suprême bonheur, celui de savourer le frais à l’ombre d’un bel arbuste, et d’en manger nonchalamment le fruit.
Dans le village central, presque toutes les maisons ont leur jardin clos de murs ou d’une haie de nopals. On y trouve encore la vigne, formant avec ses lianes flexibles et ses larges feuilles, d’agréables berceaux et de fraîches allées. Les pêches, les grenades, les figues, les pommes, les oranges, les olives, les mûres et les bananes ; et parmi les plantes herbacées, les _melloukhièh_ et les _bammièh_ d’Égypte ; les tomates, les pois, les fèves, les concombres et d’énormes citrouilles, croissent pêle-mêle dans ces jardins. Au milieu de ces productions, dont la plupart sont communes à la Provence, je me serais cru dans ma patrie, si le palmier du désert, élevant son dôme solitaire au-dessus des arbres de mon pays, ne m’eût aussitôt rappelé que j’étais en Libye.
Deux sources abondantes, que Della-Cella nomme si plaisamment des prunelles[114], jaillissent des flancs exhaussés du vallon de Derne, et, chacune côtoyant une de ses rives, elles se trouvent partagées entre les différents villages dont elles arrosent en été les jardins. A ces avantages accordés par la nature, les habitants joignent une activité remarquable chez des Orientaux.
Les rives du vallon sont généralement abruptes et rocailleuses ; néanmoins, partout où l’on y trouve un peu de terre, elle est étayée par des murs ; ce qui forme autant de petits champs couverts d’arbres fruitiers, s’élevant les uns au-dessus des autres. De gros rochers s’avancent parfois des deux rives ; ces masses énormes se dérobent à l’industrie des agriculteurs ; mais s’ils interrompent la continuation de leurs champs, c’est pour les embellir : du sein de leurs anfractuosités humides, on voit sortir des touffes de figuiers sauvages, d’oliviers et de caroubiers, d’où s’élancent encore les tiges isolées de palmiers dont les cimes, semblables à de grands panaches, flottent sur ces bosquets aériens, et contrastent avec eux de forme, de couleur et de direction.
Au-dessous, le lit du torrent est en plusieurs endroits totalement couvert d’un épais taillis de nérium ; les belles et grandes corolles de cet arbuste se trouvent comme froissées au milieu des branches errantes des ronces épineuses. Des filets d’eau se détachent çà et là des ruisseaux qui longent les rives du vallon aux deux tiers de leur hauteur, et forment d’étage en étage, ou de rocher en rocher, de petites cascades qui joignent leur bruit harmonieux à l’aspect pittoresque du tableau.
Puisque ces lieux, ornés par la nature seule, sont attrayants ; de quelles graces ne seraient-ils point doués, quelles ressources ne présenteraient-ils point s’ils étaient au pouvoir d’Européens ? L’industrie des habitants actuels est louable sans doute ; mais c’est toujours de l’industrie musulmane. Les Américains, durant leur séjour à Derne, profitèrent des chutes d’eau dans ce vallon pour y établir un moulin. Il est peu de machines hydrauliques moins compliquées ; néanmoins le génie des habitants se borne à entretenir celle-ci en activité, sans chercher à l’imiter et à la multiplier dans le canton. Il en est de même d’un aqueduc construit récemment par les ordres d’_Hammet-el-Gharbi_, sur le ravin _el-Brouès_ qui interrompait la circulation du ruisseau _Bou-Mansour_ (Voy. pl. VIII). Les Dernois n’auraient jamais été capables de créer cette merveille, et il a fallu même employer à son exécution des ouvriers étrangers.
La population de Derne est composée d’Alexandrins, de Barbaresques, et de quelques familles du Fezzan qui sont venues s’établir dans cette ville depuis la conquête de leur pays par le pacha de Tripoli. On y trouve aussi des Juifs, ce qui n’est point extraordinaire, puisqu’on en trouve partout ; mais, selon les villes qu’ils habitent en Orient, ils sont plus ou moins heureux, plus ou moins avilis. On n’est point surpris d’en voir un si grand nombre au Caire. Ils y ont un quartier séparé, fort obscur et fort sale, il faut l’avouer : mais ce quartier, très- étendu, forme du moins une peuplade à part ; ces dehors de misère cachent des maisons commodes où l’industrieux _Saraf_[115] quitte, le soir, ses vêtements de couleur obscure et revêt d’éclatants habits. Rentré au milieu des siens, il se retrouve dans Israël, et dans l’intimité de ses amis, dans les caresses de sa famille ; il se dédommage de la contrainte et du mépris qu’il a subis durant la journée. Mais comment des Juifs peuvent-ils habiter ces petites villes où ils sont d’autant plus maltraités, qu’ils sont plus isolés ; où ils endurent de plus grands affronts que les premiers, sans jouir du plus faible de leurs dédommagements ? On les insulte, et ils se taisent ; _on leur crache au visage_, et ils baissent les yeux ! J’en témoignai un jour vivement mon indignation à _Hadji-Hamedèh_, et je lui demandai ironiquement pourquoi des hommes traités plus inhumainement que des bêtes ne désertaient point ce pays ? « Ils y sont nés, me répondit-il froidement, et ils y restent. » Je conçois que l’amour du pays natal puisse rendre habitables les sables du désert ; l’homme s’y trouve soumis à toutes sortes de privations ; il lutte de patience et de sobriété avec le plus patient et le plus sobre des animaux ; mais il y jouit de l’indépendance. Ornée de ce don ineffable, sa hutte modeste, brûlée par le soleil et entourée de solitudes silencieuses, vaut bien un palais, des berceaux de verdure, et des ruisseaux limpides qu’entourerait aussi le silence, mais le silence de la crainte. Quelle est donc la puissance qui peut attacher des êtres dégradés auprès de leurs vils tyrans ? Quel charme peut leur faire aimer le sol où ils sont nés, il est vrai, mais où ils traînent leur ignominie ? L’amour de l’or, me répondra cet autre : ils trompent ceux qui les méprisent ; ils sont couverts de haillons, mais ils cachent des trésors ; ils sont avilis, méprisés, mais ils sont riches. Étouffons, il le faut, la foule de réflexions affligeantes qui naissent d’un pareil sujet, et continuons notre récit.
Deux villages de Derne, _El-Djébeli_ et _Mansour-el-Fokhâni_, sont construits auprès ou immédiatement au-dessus d’anciennes grottes sépulcrales. Cette contradiction dans les mœurs de Musulmans vient de la grande utilité que leur ont offerte dans cette contrée pluvieuse les excavations dans la roche. Ainsi, sans trop s’inquiéter si ces excavations contenaient autrefois des cadavres d’infidèles, ils en ont profité pour en faire les greniers de leurs maisons, ou les ateliers de leurs modestes manufactures. Cet usage provient aussi de ce que ces grottes ne leur ont point présenté de ces nombreuses subdivisions, ni de ces anfractuosités ténébreuses où ces hommes-enfants croient entendre des voix magiques et voir des spectres épouvantables qui leur en interdisent l’accès.
En effet, aucune de ces grottes n’est subdivisée en plus de trois pièces, et la plupart n’en forment qu’une seule. Elles reçoivent toutes la lumière par une entrée carrée placée horizontalement, qui en éclaire toutes les parties. Comme objets d’art, elles n’offrent rien de remarquable : à l’extérieur de même qu’à l’intérieur, elles sont dépourvues d’inscriptions et de toute espèce d’ornement. En général, elles sont même d’un travail grossier ; on remarque dans toutes, à leurs parois, des excavations cintrées destinées à servir de sarcophage.
Les habitants de _Djébeli_ construisirent leurs maisons de manière que ces grottes se trouvassent dans l’enceinte. Ils y déposaient le fruit de leurs récoltes. Le ciel pluvieux de la contrée et le système d’architecture orientale donnaient à cet usage un effet inverse de celui que nous avons en Europe : chez eux la cave servait de grenier. Ce village est maintenant presque entièrement abandonné ; la peste qui s’y est une fois introduite, et les dissensions des habitants, en sont la cause. Les grottes de _Mansour-el-Fokhâni_ sont creusées dans le flanc de la montagne, dont la roche est tantôt nue et tantôt couverte de tapis de verdure. Les plus grandes ont été converties en ateliers, composés d’un ou de plusieurs métiers de tisserand parfaitement semblables à ceux des hameaux de la Provence. Leur situation, qui domine le vallon et les autres villages de Derne, en rend le coup-d’œil très-animé. J’y faisais de fréquentes promenades ; je me plaisais à m’arrêter devant ces ateliers ; j’y voyais les deux sexes s’occuper indistinctement à ourdir la laine ou le chanvre. Les jeunes gens étaient toujours assis les uns vis-à-vis des autres ; ils s’animaient mutuellement au travail par des chants ; je surprenais parfois leurs regards d’intelligence ; et tandis que la navette parcourait rapidement le tissu, les échos répétaient au loin leurs chants sauvages, mais agréables en tous lieux, lorsque dans les premiers âges de la vie ils peignent l’amour ou l’espérance.
On voit encore, aux environs de Derne, d’autres excavations à peu près semblables aux précédentes. De ce nombre il faut toutefois excepter celles que l’on trouve à dix minutes environ à l’est de la ville. Celles-ci, nommées _Kennissièh_ (les églises), sont situées au sommet des rochers escarpés qui bordent cette partie du littoral, et contre lesquels viennent se briser les flots de la mer. Les anciens y avaient pratiqué des escaliers ; on les retrouve encore par intervalles ; mais l’eau qui suinte des fentes de la roche, la tapisse de longues bandes d’hépatique et de mousse qui en rendent l’accès glissant et même dangereux. Des touffes de plantes ligneuses aident toutefois à franchir ce passage, et l’on arrive sur une petite esplanade semi-circulaire autour de laquelle règne un banc peu élevé, destiné à servir de repos aux familles de _Darnis_, qui venaient acquitter dans ce lieu leurs devoirs funèbres. Ce long banc est interrompu par l’entrée des grottes (Voy. pl. VII) ; il ne contourne que l’intérieur de la plus grande, ancien sanctuaire changé par la suite en chapelle chrétienne. Quant aux autres, elles furent toutes des tombeaux ; l’irrégularité de leur situation et l’inégalité de la roche en rendent l’aspect pittoresque. On y voit des voûtes et des niches de toute forme et de toute dimension, depuis le plein cintre romain jusqu’à l’ogive parfaite du moyen âge. Là, comme dans le reste de la Pentapole, on voit les travaux du christianisme entés sur ceux de l’idolâtrie. Des lampes funéraires furent placées par des Chrétiens sur les tombeaux des Grecs et des Romains. Le même cercueil servit à plusieurs générations ; la même enceinte retentit de langues diverses exprimant des religions différentes : et cependant les prières furent toujours les mêmes, les symboles seuls en étaient changés.
Mais ces voûtes, autrefois sombres et lugubres, maintenant crevassées par le temps, sont la plupart éclairées du soleil. Les hommes des divers âges ont disparu ; leurs ossements mêmes sont devenus la proie des vents. La nature a chassé de ces lieux toute image de deuil : elle a placé des guirlandes de vertes capillaires là où étaient suspendus les crêpes funèbres ; elle a tapissé de mousse la pierre usée par la prière ; elle a couvert les parois de la roche de belles grappes de plantes saxatiles sans cesse agitées par les brises marines. L’oiseau voyageur, fatigué de sa longue course, vient se reposer sur leurs rameaux fleuris, et salue la terre par ses chants d’allégresse. Ainsi, rien ne troublerait désormais cette aimable solitude, rien n’y rappellerait sa primitive destination, si le bruit sourd des vagues irritées et la clameur des orages, pénétrant parfois dans ces caveaux, ne leur rendaient les voix lamentables et les anciens gémissements.
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[Note 102 : Ainsi nommé à cause d’un ancien puits qui se trouve au milieu du village.]
[Note 103 : Voyez Description de la Marmarique, page 55.]
[Note 104 : IRIART. v. 1, p. 486. L’anonyme place _Zarine_ à deux cent cinquante stades de la Chersonèse ; cette distance, de beaucoup trop courte, porterait à récuser l’identité de situation entre _Zarine_ et _Darnis_, si toutes les positions qui suivent à l’ouest dans ce stadiasme, ne correspondaient tant avec les documents anciens qu’avec les observations modernes.]
[Note 105 : Géogra. des Grecs et des Romains, t. X, part. II, p. 78.]
[Note 106 : _Posirion_ pour _Taposiris_ ; _Nazaris_ pour _Aziris_, etc.]
[Note 107 : Ed. WESSELING, p. 68.]
[Note 108 : Id. ibid. p. 734.]
[Note 109 : L. XII, 16.]
[Note 110 : WESSELING, in Hierocl. pag. 734. Cependant, suivant Hiéroclès, cette métropole était _Parætonium_ (Ibid.).]
[Note 111 : Geogra. sacra, p. 56, 184.]
[Note 112 : Oriens Christ. t. II, p. 631.]
[Note 113 : Epist. 67.]
[Note 114 : La cause de la méprise de ce voyageur vient de ce qu’en arabe le mot _ain_ signifie également œil et source (Voyez GOLIUS).]
[Note 115 : Changeur.]
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