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CHAPITRE X

AU MÉPRIS DE LA LOI

Billy dormit toute la journée et toute la nuit suivante et Pelletier ne l’éveilla pas. Il s’éveilla spontanément de son long sommeil, une heure ou deux avant l’aube du matin suivant et, pour la première fois, il eut l’occasion de repasser en lui-même tous les événements depuis son retour à Pointe Fullerton.

Sa première pensée fut pour Pelletier et Petite Mystère. Il pouvait entendre la respiration profonde de son camarade dans le lit en face du sien et, de nouveau, il se demanda si Pelletier lui avait tout raconté. Était-il possible que Blake n’eût rien dit pour révéler l’identité de Petite Mystère, que l’igloo et la morte n’eussent point livré leur secret? Il semblait inconcevable qu’il n’y eût point quelque chose dans l’igloo pour aider à éclaircir le mystère. Et cependant, après tout, il avait confiance en Pelletier. Il savait qu’il ne lui cacherait rien, mais il s’agissait de la possession de l’enfant. Et sa pensée retourna vers Isabelle Deane.

Ses yeux étaient bleus et ils avaient les mêmes petits points bruns qu’il avait vus dans ceux de Petite Mystère. C’étaient des yeux comme il y en a peu et il avait remarqué leurs points bruns, parce que cela ajoutait à leur charme et lui avait fait penser aux violettes dont il avait parlé à Pelletier. Est-il possible, se demandait-il à part lui, qu’il y ait quelque rapport entre Isabelle et Petite Mystère? Il dut s’avouer que c’était à peine concevable. Et pourtant il lui était impossible de chasser cette pensée.

Avant le réveil de Pelletier, il avait décidé de la conduite qu’il comptait tenir. Il ne dirait rien, du moins pendant un certain temps, de ce qui lui était arrivé dans la steppe. Il ne parlerait ni de sa rencontre avec Isabelle et son mari, ni de ce qui s’en était suivi. Jusqu’à ce qu’il fût absolument certain que Pelletier ne lui cachait rien, il ne lui confierait pas le secret de sa propre déloyauté. Car, il avait été un traître au regard de la loi. Il s’en rendait compte. Il raconterait l’aventure avec sa fausse conclusion avant le départ pour Churchill où il déposerait contre Bucky Smith.

Entre temps, il observerait Pelletier et attendrait qu’il lui révélât ce qu’il pourrait lui avoir caché. Il n’ignorait pas que si Pelletier déguisait la vérité, il y était poussé par son adoration presque insensée pour la petite fille qu’il avait trouvée et qui l’avait sauvé de la folie et de la mort. Il sourit dans l’ombre à penser que si Pelletier travaillait pour arriver à ses fins--garder Petite Mystère--il avait été guidé lui-même par des considérations non moins égoïstes que les siennes en accordant la vie à Isabelle Deane et à son mari. Sous ce rapport, ils étaient égaux.

Il était debout et avait préparé le déjeuner avant le réveil de Pelletier. Petite Mystère dormait encore et les deux hommes allaient et venaient doucement sur leurs pieds chaussés de mocassins. Ce matin-là, le soleil brilla avec éclat par-dessus les banquises du Sud et Pelletier éveilla Petite Mystère pour qu’elle le vît avant qu’il disparût. Mais ce jour-là, il ne descendit aux ténèbres grises de l’horizon de neige que presque une heure plus tard.

Après le déjeuner, Pelletier relut ses lettres et alors Billy les lut aussi. Dans l’une de ces lettres, la jeune fille avait mis une boucle de ses beaux cheveux et Pelletier la porta sans la moindre honte à ses lèvres devant son camarade.

--Elle dit qu’elle façonne la robe qu’elle mettra quand nous nous marierons et que si je ne reviens pas avant qu’elle ne soit plus à la mode, elle ne m’épousera jamais, s’écria-t-il joyeusement. Regardez donc à cette page-là, elle me dit tout ça. Vous allez... vous allez faire en sorte d’être là, n’est-ce pas, Billy?

--Si je peux, Pelly.

--Si vous pouvez! Je pensais que vous alliez quitter le service en même temps que moi.

--J’ai changé d’idée.

--Et vous allez vous y recoller!

--Peut-être pour trois ans encore.

La vie de la cabane fut tout autre après cela. Pelletier et Petite Mystère étaient heureux. Billy, à chaque heure du jour, devait lutter pour vaincre sa tristesse et son désespoir; le soleil l’y aidait; il se levait chaque jour plus tôt et demeurait plus longtemps au ciel. Bientôt sa chaleur commença à amollir la neige sous les pas. Les immenses champs de glace commencèrent à témoigner de l’approche du printemps et l’air retentissait de plus en plus des formidables échos des banquises fracassées.

D’énormes icebergs se détachèrent des bords du rivage et la mer parut alors s’ouvrir. Du pôle, là-bas, les puissants courants arctiques se mirent à précipiter le giroiement et le tumulte de leurs avalanches. Mais il fallut un mois entier avant que Billy fût certain que Pelletier était suffisamment fort pour entreprendre le long trajet vers le Sud. Même alors, il attendit une semaine encore.

Tard, une après-midi, Billy sortit seul et se tint debout sur la falaise, observant la ruée tonitruante des glaciers hyperboréens dans le Roes Welcome. Immobile à cinquante pas de la petite cabane, battue par l’ouragan, qui représentait la loi à cet avant-poste le plus isolé du continent américain, il ressemblait à une statue de roc noir et gris avec un monde noir et gris au-dessus de sa tête et tout autour de lui, interrompu seulement dans sa terrible monotonie d’une uniformité pareille à la mort par l’obscurité plus profonde du ciel et l’obscurité plus pâle et plus spectrale qui surplombait les glaciers, le vent était encore âpre et la vue était bornée par un horizon tout proche dont Billy avait souvent pensé qu’il devait être la porte de l’enfer.

Cette après-midi-là, son cœur était aussi pesant que le jour. Sous ses pieds, la terre gelée tressaillait du fracas répercuté des montagnes de glace qui craquaient et s’effondraient. Ses oreilles s’emplissaient d’un grondement sourd et continu, semblable aux échos d’un tonnerre lointain, brisé de temps à autre lorsqu’un iceberg s’écartelait avec un bruit pareil à celui d’un canon de treize pouces. Il y avait dans l’air de bizarres lamentations, d’étranges sifflements et comme des cris de cœurs broyés. Deux jours auparavant, Mac Veigh avait entendu le tumulte de l’embâcle des glaces à dix milles à l’intérieur où il était allé chasser le caribou.

Mais maintenant il entendait à peine ces mugissements. Il regardait vers les champs de bataille des glaces, mais il ne les voyait pas. Ce n’était point l’obscurité de mort, ni la grise monotonie qui oppressaient son cœur, mais les bruits qui lui arrivaient de temps à autre de la cabane: les éclats de rire de Petite Mystère et de Pelletier. Quelques jours encore et il les perdrait. Et après, après, que lui resterait-il? Un cri s’échappa de ses lèvres et il se tordit les bras de détresse. Il serait seul. Il n’y avait personne qui l’attendait là-bas, dans ce monde où Pelletier allait partir, ni fiancée pour venir à sa rencontre, ni père, ni mère, rien!

Il éclata de rire dans sa douleur, tandis qu’il bravait le vent froid descendu du pôle. La morsure de ce vent ressemblait au spectre harcelant de sa vie passée. Toute sa vie il n’avait connu que les aiguillons de la douleur et de l’isolement. Alors, tout à coup lui revinrent les paroles de Pelletier: «Peut-être un jour aurez-vous un mioche!» Un torrent de feu flamba dans ses veines et, durant la minute d’oubli et d’espoir qu’il charriait avec lui, Billy tourna les yeux vers le Sud-Ouest et revit le doux visage et les lèvres entr’ouvertes d’Isabelle Deane.

Il se secoua brusquement en riant d’un rire étouffé et fit face aux mers de glaces entre-heurtées et au Nord. Les ténèbres de la nuit avaient rapproché l’horizon. Le vacarme et les coups de tonnerre des banquises écroulées sortirent du chaos pourpre qui devenait, au lointain, bleu et noir. Pendant quelques minutes, Billy resta là debout à écouter, à regarder dans le néant. L’éclatement des glaciers, les lamentations incessantes de l’air et la monotonie furieuse des courants gigantesques avaient rendu fous d’autres hommes, mais exerçaient sur lui leur fascination.

Il savait ce qui allait arriver et il aurait pu quasiment évaluer la puissance des mains invisibles de la nature. Nul bruit n’était nouveau ni étrange pour lui. Mais alors qu’il était là debout, s’éleva par-dessus tous les autres tumultes un bruit qu’il n’avait jamais entendu naguère. Ses oreilles se firent tout à coup attentives et aux écoutes tandis qu’il se tournait directement vers le Nord. Pendant une bonne minute il écouta, puis il fit volte-face et courut à la cabane.

Pelletier avait allumé la lampe et, à sa clarté, le visage de Billy apparut blême d’émotion.

--Bon Dieu! Pelly, viens ici, cria-t-il du seuil.

Tandis que Pelletier sortait, il le saisit par les épaules.

--Écoute, ordonna-t-il, écoute ça!

--Des loups! dit Pelletier.

Le vent s’était levé et il tourbillonna par la porte ouverte de la hutte, éveillant Petite Mystère qui se dressa et poussa des cris d’effroi.

--Non, ce ne sont pas des loups, s’écria Mac Veigh, et sa voix était si altérée qu’on aurait cru que c’était un autre qui parlait. «Je n’ai jamais entendu des loups faire ce bruit-là. Écoute!»

Il étreignait le bras de Pelletier, tandis qu’un nouveau coup de vent apportait des tréfonds de la nuit l’étrange et terrible clameur. Elle se rapprochait rapidement, explosion lamentable de voix sauvages comme si une immense horde de loups avait flairé la trace fraîche et sanglante d’une proie. Mais en même temps il y avait un autre bruit et plus terrifiant, un cri perçant et un glapissement comme si des êtres à demi humains étaient lacérés par des crocs de bêtes. Tandis que Pelletier et Mac Veigh attendaient que quelque chose sortît du mystère gris et noir de la nuit, ils perçurent un son qui ressemblait au timbre lent d’un instrument qui tenait de la cloche et du tambour.

--Ce ne sont pas des loups! cria Billy. Quoi que ce soit, il y a des hommes avec cela. Vite, Pelly!... dans la cabane avec nos chiens et le traîneau. Ce sont des chiens qu’on entend... des chiens qui hurlent parce qu’ils nous sentent et il y en a des centaines. Où il y a des chiens, il y a des hommes, mais qui peuvent-ils être?

Il tira le traîneau dans le cabane, pendant que Pelletier détachait les colliers de l’abri. Quand il fut à l’intérieur avec les chiens, Pelletier ferma la porte au verrou et la barricada.

Billy glissa un paquet entier de cartouches dans son énorme fusil de chasse. Sa carabine était prête sur la table et alors que Pelletier debout le regardait, indécis, il prit sur son lit deux pistolets automatiques et en donna un à son compagnon. Son visage était blême et contracté.

--Il vaut mieux être prêt, Pelly, dit-il tranquillement. J’ai été longtemps dans ces parages et je te le répète, il y a des chiens et des hommes. As-tu entendu le tambour? Il est fait d’un ventre de phoque et il y a une clochette de chaque côté. Ce sont des Esquimaux et il n’y a pas de village d’Esquimaux à moins de deux cents milles de nous, cet hiver. Ce sont des Esquimaux et ils ne sont pas en chasse, à moins que ce soit contre nous.

En un instant, Pelletier boucla le ceinturon de son revolver et de sa cartouchière. Il fit une grimace en regardant le damné petit automatique d’acier bleu.

--J’espère que vous ne vous êtes pas trompé Billy, dit-il. Car ce sera la première chaude affaire que nous aurons eue en un an!

Rien de son enthousiasme ne transpira sur le visage de Mac Veigh.

--Les Esquimaux ne combattent jamais à moins d’être furieux, Pelly, dit-il. Et tu sais ce que c’est que des hommes furieux. Je ne puis deviner ce qui les pousse au combat, à moins qu’ils ne veuillent nos provisions. Mais s’ils...

Il s’avança vers la porte, fusil en main.

--Prépare-toi à me couvrir, Pelly. Je vais sortir, ne tire pas sans m’entendre tirer!

Il ouvrit la porte et fit un pas dehors. Le hurlement avait cessé, mais au lieu de cela, on entendait d’étranges aboiements et un sifflement que Billy savait produit par les longs fouets des Esquimaux. Il avança vers quelques silhouettes confuses qu’il avait vu se détacher du mur de ténèbres, élevant la voix en un long appel. Du seuil de la porte, Pelletier le vit tout à coup disparaître au milieu d’une masse de chiens et d’hommes et il épaula à demi sa carabine. Mais il n’entendit pas Mac Veigh tirer.

Une vingtaine de traîneaux s’étaient rangés autour de lui et les fouets d’une douzaine de petits hommes bruns claquaient de façon insolente, tandis que les chiens se couchaient sur le ventre dans la neige. Les uns et les autres, hommes et chiens, étaient fatigués et Billy comprit qu’ils avaient fourni une longue et rude course. Toutefois, aussi rapidement que les bêtes, les petits hommes se rassemblèrent autour de lui, leurs yeux blancs et noirs fixés sur lui, du fond de leurs figures rondes et grasses et qui semblaient inexpressives.

Il remarqua qu’ils étaient une cinquantaine et qu’ils étaient tous armés: plusieurs de leur petit harpon narval pareil à un javelot, quelques-uns de lances et d’autres de fusils. Du cercle de ces êtres étrangement vêtus et au visage horrible qui l’entouraient, l’un d’eux se détacha et se mit à lui parler en une langue qui ressemblait à un claquement sec des jointures des os.

--_Kogmollocks!_ grommela Billy et il leva les deux mains pour montrer qu’il ne comprenait pas. Puis, il éleva la voix. _Nuna talmute_, cria-t-il. _Nuna talmute... Nuna talmute._ N’y en a-t-il pas un parlant ce jargon parmi vous?

Il s’adressait directement au chef qui le considéra un moment en silence, puis tendit ses deux bras courts vers la cabane éclairée.

--Venez! dit Billy. Il saisit le petit Esquimau par un de ses bras épais et le conduisit hardiment à travers le passage qui s’était ouvert pour eux dans le cercle. La voix du chef fit entendre quelques mots de commandement qui ressemblaient aux jappements pressés et perçants d’un chien, et six autres Esquimaux se glissèrent derrière eux.

--_Kogmollocks_, les petits diables au cœur le plus noir du monde, lorsqu’il leur arrive de vendre leur femme ou de combattre, dit Mac Veigh à Pelletier en arrivant à la tête des sept petits hommes noirs. Surveille la porte, Pelly, ils vont entrer.

Il pénétra dans la cabane et les Esquimaux suivirent. Du lit de camp de Pelletier, Petite Mystère regardait les étranges visiteurs avec des yeux soudain agrandis de surprise et de joie et, un moment après, elle poussa le cri le plus bizarre que Pelletier ou Billy lui eussent jamais entendu pousser. A peine ce cri s’était-il échappé de ses lèvres, que l’un des Esquimaux se précipitait vers elle. Ses mains noirâtres étaient déjà sur elle, enlevant l’enfant du lit, quand, en poussant un hurlement de rage avertisseur, Pelletier bondit de la porte et envoya l’audacieux rouler à la renverse parmi ses compagnons. L’instant d’après les deux hommes bravaient les sept Esquimaux, leurs automatiques pointés vers eux.

--Si tu fais feu, ne tire pas pour tuer, ordonna Mac Veigh.

Le chef désignait Petite Mystère, sa voix sauvage surélevée jusqu’à n’être plus qu’un cri aigu. Tout à coup, il se replia en arrière et leva sa javeline. En même temps deux traits de feu jaillirent des revolvers. La javeline glissa sur le sol et, en jetant un cri strident, moitié de douleur et moitié de commandement, le chef fit volte-face vers la porte, un ruisseau de sang s’échappant de sa main blessée. Les autres se précipitèrent devant lui et Pelletier ferma et verrouilla la porte. Quand il se retourna, Mac Veigh rapprochait et barricadait les lourds battants des deux fenêtres. Du lit de Pelletier, Petite Mystère regardait et riait.

--C’est donc vous? dit Billy en allant à elle et en poussant un gros soupir. C’est vous qu’ils veulent, hein? Eh bien! je me demande pourquoi?

Le visage de Pelletier était pourpre d’animation. Il rechargeait son automatique. Il y avait presque de l’allégresse dans ses yeux lorsqu’il rencontra le regard interrogateur de Mac Veigh.

Ils restèrent debout à écouter; ils n’entendirent que le fracas monotone des banquises en dérive, plus la moindre rumeur des centaines d’hommes et de chiens.

--Nous leur avons donné une leçon, dit enfin Pelletier en souriant avec la confiance d’un homme qui était à demi indulgent pour les petits hommes bruns.

Billy désigna la porte.

--Cette porte est à peu près le seul endroit vulnérable à leurs balles, dit-il comme s’il n’avait pas entendu. Écarte-toi de là! Je ne crois pas que leurs fusils soient assez puissants pour traverser les poutres. Ton lit est hors de leur portée et en sécurité.

Il se dirigea vers Petite Mystère et son visage morne se détendit en un sourire, tandis qu’elle levait ses bras menus pour l’accueillir.

--C’est donc vous, n’est-ce pas? demanda-t-il de nouveau, en prenant entre ses deux mains le doux minois et les boucles soyeuses de l’enfant. C’est vous qu’ils veulent avoir et ils vous veulent à tout prix. Eh bien! ils peuvent enlever les provisions et ils peuvent m’enlever aussi, mais... Il releva les yeux pour rencontrer ceux de Pelletier... Que je meure s’ils réussissent à vous prendre! acheva-t-il.

Tout à coup un autre bruit déchira la nuit: la détonation crépitante des coups de fusil. Ils pouvaient entendre le heurt des balles contre la muraille de bois de la cabane. L’une de ces balles traversa la porte en sifflant, enlevant un éclat aussi large qu’un bras d’homme et en même temps Mac Veigh baissait la tête au passage du projectile. Il éclata de rire. Pelletier avait déjà entendu ce rire. Il savait ce qu’il signifiait. Il savait ce que la pâleur mortelle du visage de Mac Veigh voulait dire. Ce n’était point de la peur, mais quelque chose de plus terrible que la peur. Lui, Pelletier, avait le sang à la face. Telle est la différence des tempéraments.

Mac Veigh se précipita soudain à travers la zone dangereuse jusqu’au milieu de la cabane.

--Si vous jouez à ce jeu, voilà! s’écria-t-il. Maintenant, nom de D... toi qui étais si désireux de combattre, attention, allons-y!

Il prononça ces derniers mots pour Pelletier. Billy sacrait toujours quand il se mettait à l’ouvrage.